Essai : Ford F-150 Raptor SuperCrew, l’extrême

Bestseller américain avec pas moins de 55 000 exemplaires écoulés par mois, le Ford F-150 Raptor est un véritable ovni pour notre marché européen, où la tendance pick-up se répand pourtant de plus en plus. Gabarit monstrueux, motorisation ultra-puissante et qualités de franchisseur-né : l’équipe OhMyCar est montée à son bord pour découvrir l’expérience “pick-up limitless”, au sens américain du terme.

Design : opération stéroïdes

Essai Ford F-150 Raptor SuperCrew : design

Esthétiquement, le Raptor 2017, basé sur l’indestructible plateforme renforcée de l’ancienne génération F-150, incarne le stéréotype du pick-up américain taillé pour franchir n’importe quel obstacle. C’est bien simple : on dirait un (énorme) jouet téléguidé, de 5,86 m de long tout de même, avec sa calandre démesurée estampillée d’un marquage “FORD” qui ne passe pas inaperçu. Un capot rebondi aux ailes bodybuildées, des feux bicolores en crochet, de monstrueux pneus 315/70 R17 et 4 vraies portes avec marchepieds ajourés (marqués “Raptor” bien sûr) intégrés pour notre version d’essai SuperCrew : le pick-up en impose et ne fait aucune concession.

A côté de ce monstre, son cousin Ranger vendu sur notre marché européen semble bien chétif ! Avec un tel pedigree, pas de doute possible, le Raptor a été conçu pour le plaisir quel que soit le terrain. Et ça marche : rien qu’à le voir, une furieuse envie d’escapade off-road nous démange, ne serait-ce que pour voir si ses aptitudes sont à la hauteur de ce que promet son look très agressif …

Intérieur : de l’espace à volonté

Essai Ford F-150 Raptor SuperCrew : intérieur

L’intérieur est à l’image de l’extérieur, avec un mobilier particulièrement massif : rien que l’accoudoir entre les deux places avant pourrait faire office de siège ! En même temps, sa largeur correspond à celle de l’énorme tunnel central qui passe dessous pour la transmission intégrale. Côté rangements, nous sommes servis : un compartiment géant est dissimulé dans la console. Evidemment, les dimensions XXL du Raptor lui confèrent une habitabilité 3 étoiles. Mais outre l’espace dont on dispose à son bord, un réel effort a été fait sur la qualité perçue, avec une sellerie cuir 3 tons très premium et une planche de bord parée de matériaux souples surpiqués sur le dessus pour les versions les plus chères et robustes pour le reste.

Car bien que l’on ait presque tendance à l’oublier, le baroudeur reste un utilitaire. En effet, si son agencement est chargé, la présentation s’avère moderne avec un écran tactile et une instrumentation digitale qui sont tout à fait à la hauteur d’un standing de véhicule particulier. Les formes sont géométriques, dans un style peu subtil mais musclé, cohérent avec la personnalité virile de ce pick-up de l’extrême.

Equipement : le nécessaire est là

Essai Ford F-150 Raptor SuperCrew : équipement

Sur le plan de la dotation, le Raptor n’a rien à envier à un SUV particulier. Outre les équipements spécifiques à sa vocation off-road (transmission intégrale, amortisseurs renforcés à 40 %, pont arrière autobloquant, etc.), rien ne manque côté pratique, confort et multimédia. De série, on retrouve les antibrouillards, les feux automatiques, les rétroviseurs électriques et dégivrants, la climatisation manuelle, le siège conducteur électrique 8 réglages, les vitres électriques et teintées, l’écran tactile 4,2 pouces avec système audio, radio et CD prise jack et USB, Bluetooth, fonction MP3, prise 110 V et même une boussole !  

Mais le pick-up ne s’arrête pas là et se dote de toutes les aides à la conduite utiles pour un baroudeur de cette trempe : Stop & Start, radar et caméra de recul, contrôle de descente, régulateur de vitesse et direction assistée.

Si l’essentiel est présent, nous regrettons tout de même quelques équipements basiques en option comme le marchepied de benne, le frein de remorque ou encore le pédalier ajustable. D’autant plus que le Raptor n’est pas donné !

Sur route : invincible

Essai Ford F-150 Raptor SuperCrew : conduite

Sous le capot, le mastodonte troque son ancien V8 par un V6 3.5 L de 450 ch et 510 Nm de couple. Sans être aussi présent à l’oreille, il offre tout de même des accélérations vigoureuses qui donnent un caractère sportif étonnant au Raptor sur piste rapide. Mais ce qui impressionne le plus chez ce millésime 2017, c’est la facilité presque déconcertante avec laquelle il s’adapte aux terrains les plus difficiles, franchissant aisément les obstacles les plus ardus avec un confort de berline à bord, notamment grâce à ses suspensions au débattement maximisé et à sa nouvelle boîte automatique à 10 rapports précise et toute en souplesse avec palettes au volant.

Le freinage n’est pas agressif mais c’est précisément le but : sur des sols aussi instables que ceux de notre essai, mieux vaut miser sur ses décélérations franches auxquelles on s’habitue assez vite, une fois passée la première surprise de le voir piquer du nez à cause du pompage des suspensions. Au final, l’atout majeur de ce franchisseur très maniable (notamment grâce à sa carrosserie aluminium qui l’allège de quelques 220 kg) est de pouvoir atteindre des vitesses routières sur des terrains très accidentés sans indisposer les passagers tant les chocs sont absorbés. Il ne bronche pas lorsque nous le poussons à 70 km/h dans des conditions plus que critiques, sur un sol à la fois escarpé et glissant en pente.

Pour réussir de telles prouesses d’adaptation, notre gros baroudeur dispose de 6 modes de conduite. Sur route, 3 peuvent être utilisés : Normal pour le quotidien, Sport pour profiter pleinement de son V6, Weather pour les pistes mouillées. En off-road, 3 autres sont disponibles : Mud/Snow pour la boue et la neige, Baja pour un agrément sportif en tout terrain et Rock Crawl pour le franchissement pur. De quoi s’amuser au volant en toute sécurité !

En revanche, l’écologie en prend un coup au moment de relever la consommation moyenne du colosse : 13,5 L / 100 km.

Le bilan

Essai Ford F-150 Raptor SuperCrew : détail roue

Bien qu’il ne soit pas commercialisé sur le marché français, le Raptor peut tout de même être homologué pour l’hexagone. S’il est possible de le faire importer en France, cela augmente nettement le montant de la facture, débutant déjà outre-Atlantique à 67 899 dollars pour la version SuperCab (2 portes et cabine allongée), et à 69 899 pour la version SuperCrew (4 portes et cabine complète). D’autre part, cet aventurier est une véritable machine à franchir, mais il peut bien vite se retrouver coincé sur certaines de nos routes qui n’ont pas été conçues pour ce genre de gabarit. Inutile d’envisager la conduite urbaine non plus.

Mais pour les amateurs de sensations fortes, le pick-up vaut le détour et le retour à nos sages baroudeurs européens est un peu triste : ils ont l’air bien fades en comparaison. Evidemment, il s’agit plus d’un véhicule conçu pour l’agrément et la performance que pour un usage au quotidien, surtout compte tenu de son appétit.  

On aime

  • L’espace et le confort dans l’habitacle
  • Son tempérament extrême
  • Sa dotation complète et adaptée à une vocation off-road

On aime moins

  • L’agencement compliqué de la planche de bord
  • Sa consommation
  • Ses prix à l’importation

Peugeot Partner, le pratique

Au sein de sa gamme d’utilitaires, Peugeot mise beaucoup sur son fourgon Partner, compact et pratique. Ce dernier est passé par un restylage de mi-carrière en 2015, avec un lifting et de nouvelles motorisations proposées. Que vaut cet utilitaire face à la concurrence ? OhMyCar vous dit tout.

Des lignes plus modernes mais encore discrètes

Design du Peugeot Partner utilitaire

Le nouveau Partner s’inscrit dans le renouvellement de la gamme utilitaire de Peugeot, lancée en 2014. Contrairement à son restylage de 2012 qui était resté très timide, le Partner arbore désormais une silhouette plus affirmée. On constate que les principales modifications ont été effectuées sur la face avant, tandis que la partie arrière reste inchangée. Tout comme le nouveau Peugeot Boxer, ce fourgon adopte un bouclier plus imposant accompagné d’une nouvelle calandre qui expose en son centre le célèbre lion de la firme. Le constructeur a également ajouté des patchs rapportés débordant sur le bouclier, qui viennent accentuer l’aspect robuste de l’utilitaire et dans lesquels se logent les projecteurs antibrouillard ainsi que les feux diurnes à LED. Malgré un lifting assez modeste face à la concurrence sur le segment du fourgon compact, on apprécie l’effort qui a été fait sur le dynamisme et la modernité de la voiture.

Un grand espace de stockage

Espace du Peugeot Partner utilitaire

Afin de répondre aux différents besoins des professionnels, le Partner se décline en deux versions. Tout d’abord celle de notre essai nommée L1, qui offre 4,38 m de long, 1,62 m de large avec un volume de 3,3 m3 ainsi qu’une longueur utile de 1,80 m. Il est possible ici de charger de 625 à 890 kg selon les options et de loger deux palettes (1,2 m x 0,80 m).

La version plus allongée dite L2, propose 4,63 m de long, 1,62 m de large, un volume de 3,7 m3 ainsi qu’une longueur utile de 2,05 m. La capacité de chargement est ici de 750 kg.

Malgré sa taille compacte cet utilitaire, qui a été pensé comme un bureau mobile, jouit d’un important espace à bord. La praticité est au rendez-vous et chaque recoin du véhicule a été pensé afin d’offrir de nombreux rangements astucieux. Pour plus de modularité, les deux sièges passagers présents à l’avant peuvent être rabattus afin de s’adapter aux besoins de chacun, et celui du centre peut même faire office de tablette.

Un habitacle spacieux et connecté

Habitacle du Peugeot Partner utilitaire

A bord du Peugeot Partner, nous profitons d’une position haute offrant une visibilité optimale sur la route. Grâce au levier de vitesses remplacé par un bouton de commandes rotatif, le 3ème passager ne risque pas de se retrouver coincé et peut profiter d’un grand espace pour ses jambes. Avec près de 60 L disponibles dans l’habitacle, nous disposons d’une véritable liberté de mouvement et nous ne sommes pas restreints par le manque de place.

Côté connectivité, le Partner ne connaît pas de grande révolution mais propose tout de même des équipements complets. On note l’apparition d’un écran tactile de 7 pouces sur le tableau de bord, disponible de série sur la version haut de gamme et en option sur la finition intermédiaire. Cette technologie regroupe des services tels que la radio, le GPS, le Bluetooth, un port USB, une prise jack ainsi qu’un système de reconnaissance vocale. L’application mobile Mirror Screen vient s’ajouter et permet de dupliquer l’écran de son smartphone sur celui du tableau de bord. L’interface tactile n’a en revanche pas été placée astucieusement car sa position verticale la rend difficilement lisible au soleil. Les trois commandes situées au-dessus de l’écran sont peu ergonomiques et nous ont demandé un certain temps de prise en main. Le niveau de finition et les matériaux de l’habitacle nous laissent sur notre faim ; l’omniprésence de plastique manque de raffinement à notre goût.

Une gamme complète d’équipements

Equipements du Peugeot Partner utilitaire

Avec le Peugeot Partner, nous avons pu profiter d’un large choix d’équipements d’aide à la conduite et de sécurité. On retrouve ainsi des installations plutôt classiques, à savoir le système de freinage antiblocage (ABS), l’aide au freinage d’urgence, l’électro-stabilisateur programmé (ESP) couplé au système antipatinage et la détection de sous-gonflage. A cela s’ajoute l’Active City Brake, un système moderne de freinage automatique d’urgence en dessous de 30 km/h. Le régulateur et le limiteur de vitesse sont disponibles en série dès le deuxième niveau de finition. Nos déplacements en ville ont été facilités par le système de détection arrière, l’aide au stationnement ainsi que la caméra de recul.

Une conduite flexible en toutes circonstances

Conduite du Peugeot Partner utilitaire

Afin d’être conforme aux normes européennes, le Peugeot Partner a vu sa gamme de moteurs se renouveler avec des offres répondant à la norme Euro 6. Au total six nouvelles motorisations, dont une essence VTi et cinq diesel BlueHDi allant de 75 à 120 ch, sont disponibles. Dans notre version d’essai diesel de 100 ch, nous avons été surpris par l’agrément de conduite. Le Partner se dote d’une grande souplesse, entre l’énergie apportée dans les accélérations et les relances, et la reprise à bas régime. Aussi bien sur l’autoroute que sur des petites routes sinueuses, le Partner fut très confortable à conduire avec des suspensions fermes qui assurent une bonne tenue. La fonctionnalité Stop & Start nous a même permis de faire des économies d’énergie avec une consommation d’un peu moins de 6 L/100 km lors de notre test.

Bilan

Bilan du Peugeot Partner utilitaire

Pour l’équipe OhMyCar, le restylage du Partner, tant d’un point de vue esthétique que mécanique, est réussi. Malgré l’absence de grande révolution stylistique, nous avons apprécié cette nouvelle version plus moderne et élégante. L’espace à bord est tout à fait satisfaisant, avec un volume de chargement suffisant pour tous les professionnels à la recherche d’un utilitaire compact pour la ville. Même si le niveau de finition à bord n’est pas très haut de gamme, nous nous sommes consolés avec les équipements connectés qui sont proposés. Tout est fait pour garantir la sécurité et l’aide à la conduite, avec de nombreux systèmes tels que l’Active City Brake ou la caméra de recul. Pour finir, le Peugeot Partner est très agréable à conduire, avec beaucoup de souplesse et une bonne tenue de route. Pour cet utilitaire en motorisation 1.6 BlueHDi de 100 ch, comptez à partir de 15 400 €, même si tous les avantages du Partner se retrouvent en partie sur les versions intermédiaires et haut de gamme.  

On aime  

  • Son design extérieur plus moderne
  • Son espace de stockage avantageux
  • La connectivité à bord
  • Les systèmes de sécurité et d’aide à la conduite
  • L’agrément de conduite

On aime moins  

  • Le niveau de finition dans l’habitacle
  • Les commandes peu ergonomiques sur l’écran tactile

Volkswagen Crafter Van 2017, le challenger

Le Nouveau Crafter est l’enjeu du moment pour la marque allemande. C’est le dernier modèle de la gamme Volkswagen Véhicules Utilitaires à être renouvelé, après le Transporter, le Caddy et l’Amarok. Pour l’occasion, le constructeur a choisi de le développer entièrement en rompant avec son ancien jumeau, le Sprinter de Mercedes. Il s’agit donc d’une renaissance pour ce fourgon, bien décidé à rafler la place de référence sur le marché.

Un nouveau style plus “Volkswagen”

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Dès le premier abord, la rupture avec Mercedes se fait sentir. Le nouveau Crafter offre un style moins agressif que son prédécesseur, avec des lignes plus édulcorées et une calandre large aux nervures typiquement Volkswagen. Les feux reprennent une place plus sage à l’horizontal, ce qui donne indéniablement plus d’élégance à ce fourgon qui rappelle le Transporter. Les jantes sont également redessinées conformément à l’identité de la marque allemande. En résumé, le design global en ressort bien plus harmonieux et dynamique qu’avant, et n’a rien à envier à celui des véhicules particuliers de Volkswagen !

Une gamme complète et des possibilités multiples

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Produite dans une nouvelle usine polonaise, la nouvelle génération de Crafter, disponible en version van ou châssis (simple ou double cabine) aura de quoi satisfaire tous les professionnels. Le fourgon offre trois possibilités de transmission : traction, propulsion et 4-motion (quatre roues motrices), pour les charges lourdes et les manoeuvres compliquées. En outre, il est déclinable à souhait, proposant trois hauteurs pour trois longueurs possibles. Six volumes en résultent, allant de 10 m3 à 18 m3. Ses possibilités d’usage sont ainsi extrêmement étendues. En outre, l’espace de stockage a été pensé pour faciliter la vie des professionnels : anneaux de fixation pour la cargaison, seuil de chargement bas, poignées intérieures…

Aussi, difficile de trouver quelque chose à redire !

Au rayon des nouveautés, la boîte de vitesses automatique à 8 rapports fait son apparition sur les versions traction et propulsion, en plus de la boîte manuelle 6 rapports. Mais nous sommes surtout impatients de soulever le capot ! De ce côté, nous retrouvons le TDI 2.0 offrant quatre paliers de puissance : 102 ch et 280 nm pour la version traction, 122 ch et 300 nm pour la version propulsion, 140 ch (340 nm) et 177 ch (410 nm) pour toutes les transmissions, 4-motion comprise.

Un habitacle 3 étoiles

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A l’intérieur du Crafter, on en oublierait presque que l’on se trouve dans un utilitaire. Sobriété, espace et confort sont les principales caractéristiques de l’habitacle. Siège conducteur à suspension, petit volant réglable et nombreux rangements prévus sous le tableau de bord, dans les portières et au-dessus du pare-brise : tout a été pensé pour une ergonomie optimale. Petit plus : la boîte à gant peut se verrouiller.

Si le système d’infodivertissement passe par un écran tactile, les commandes n’y sont pas toutes centralisées : elles restent logiques et faciles d’utilisation, ce que nous apprécions. Le conducteur peut ainsi se concentrer sur la route et ne pas se compliquer la vie avec un système digital complexe et lourd.

Si nous devions chipoter, la visibilité sur les côtés est quelque peu affectée par les montants des vitres latérales.

Un équipement innovant

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Le régulateur adaptatif de vitesse, l’ABS et l’alerte vigilance conducteur, on connaît. Mais Volkswagen rehausse encore le niveau avec le Side Wind Assist qui permet de maintenir le fourgon dans sa file en cas de vent latéral violent. Le Park Assist est également présent, ce qui nous ravit car garer un fourgon est un véritable casse-tête en raison de la visibilité quasi nulle sur les côtés et à l’arrière.

Le Crafter propose également un assistant de manoeuvre avec remorque, qui se révèle d’une aide précieuse pour ceux qui n’ont pas l’habitude d’effectuer une marche arrière avec une remorque. Pour les plus expérimentés, cela relève plutôt d’un petit plus confortable. Enfin, autre nouveauté : le Rear Traffic Alert, couplé au freinage automatique d’urgence, permet de sortir d’un stationnement offrant peu de visibilité sans risque de collision grâce à des capteurs situés dans le pare-choc arrière.

Un agrément de conduite optimal

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Une fois au volant de notre version d’essai traction 140 ch, nous découvrons l’arme fatale du Crafter : le silence. L’insonorisation est très importante pour un utilitaire, car il peut véritablement être le bureau du professionnel qui l’utilise sur de longs trajets et au quotidien. Sur ce point, le fourgon ne nous déçoit pas.

Les suspensions se montrent elles aussi à la hauteur en offrant à la fois confort, maintien et tenue de route, supportant sans problème la charge que nous avons ajoutée à l’arrière pour les piéger ! Côté mécanique et motorisation, les reprises sont convaincantes, mais la fameuse boîte automatique 8 rapports est un peu longue à la détente et la direction assistée s’est beaucoup adoucie, ce qui atténue trop les sensations de conduite à notre goût. Néanmoins, le comportement global du véhicule reste très satisfaisant.

Le Bilan

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Pour l’équipe OhMyCar, le pari de Volkswagen est réussi en ce qui concerne le Crafter. Ce fourgon allie fonctionnalité et esthétique en proposant des innovations très utiles pour un usage professionnel. Pour nous, il ne fait aucun doute que le challenger ne devrait pas tarder à prétendre atteindre la pole position du marché, et le Sprinter de Mercedes a du souci à se faire. Si Volkwagen a investi 800 millions d’euros sur ce modèle, ce n’est pas pour rien : il a tout pour conquérir le marché des utilitaires.

 

 

 

 

On aime

  • Son design “so Volkswagen”
  • Ses équipements de confort et de sécurité adaptés à un usage professionnel
  • Le silence à bord

On aime moins

  • La boîte automatique à convertisseur de couple
  • La direction assistée qui donne une impression de mollesse

Ford Transit Courier, l’astucieux

Petit dernier du constructeur Ford, ce véhicule utilitaire vient compléter la gamme Ford Transit en se plaçant en entrée de gamme. Le Transit Courier a de sérieux atouts pour faire concurrence dans le secteur des fourgons compacts.

Un design dans l’air du temps

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Le Transit Courier ne déroge pas à la règle et reprend la signature propre aux fourgons de la gamme Ford Transit. On retrouve ainsi une face avant dotée d’une large calandre en trapèze et de larges phares venant jusqu’à la partie supérieure des ailes. Le style de la face avant chez les Ford Transit n’est pas sans rappeler celui des Aston Martin. Une façon pour le constructeur d’apporter un peu de charisme à ses utilitaires. Un design moderne et réussi qui vient dynamiser l’allure de la voiture face à un arrière plus classique. Les couleurs vives proposées apportent aussi leur dose de modernité.    

Des rangements astucieux

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Le Transit Courier possède des dimensions qui le destinent principalement aux interventions en milieu urbain. Long de 4,20 m, il entre directement en concurrence avec les acteurs de la catégorie compacte, comme la Renault Kangoo ou encore la Citroën Nemo. Malgré une taille réduite, cet utilitaire dispose de nombreux rangements très pratiques. Chaque recoin du fourgon a été pensé pour offrir de la place à ses occupants. Sur la version standard nommée Ambiente, une cloison grillagée vient séparer les passagers de l’arrière du véhicule. Dans sa version premium nommée Trend, la cloison peut être mobile et pivotante à 90° du côté du passager. Ainsi, en rabaissant la cloison et le siège passager, on obtient un mètre de longueur de charge supplémentaire (de 1,6 à 2,6 m). Des points d’arrimage sont montés sur les parois latérales afin de garantir la sécurité du chargement et libérer de l’espace au sol. Dans sa catégorie, le Transit Courier figure parmi les utilitaires au plus vaste espace. On retrouve 2,3 m3 en version standard, 1,62 m de long derrière la cloison et une possibilité de charge de 660 kilos.

Une motorisation puissante

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La motorisation de ce véhicule utilitaire est disponible en essence ou en diesel : dans les deux cas, les performances sont très bonnes.

Du côté diesel, on retrouve un moteur 1.6 TDCI de 95 ch, soit le moteur diesel le plus puissant disponible. Une motorisation qui allie parfaitement performance et simplicité, même si on pourrait reprocher un niveau sonore un peu trop élevé dans l’habitacle. D’après les données constructeur, ce moteur consomme 3,9 L aux 100 km. A noter que la fonctionnalité Stop & Start permet de faire des économies de carburant. On peut aussi opter pour la version diesel 1,5 litre à 75 ch.

La surprise vient surtout du moteur essence, trois cylindres 1.0 litre Ecoboost, élu moteur de l’année en 2012 et 2013.Très simple d’utilisation, cette motorisation de 100 ch est peu gourmande en énergie et moins polluante que le diesel. Une consommation qui pourrait même s’apparenter à une citadine, avec 3,9 L aux 100 km. On relève tout de même un manque de puissance à bas régime et en reprise, notamment sur routes sinueuses.

Des équipements avancés

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Au sein de l’habitacle, on a le choix entre deux niveaux de finitions. On est plutôt séduit par la version Trend, qui pour un supplément de 1 200 €, offre tout le confort et l’élégance d’une berline. Cette version intègre le GPS, le système Bluetooth, les radars de recul et la technologie Stop & Start. Le système Ford SYNC à commande vocale permet de recevoir et passer des appels en mode mains-libres. Avec des sièges confortables et des suspensions modernes, le Transit Courier est tout confort pour son propriétaire, avec une garantie de tenue de route.

Le bilan

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Malgré un secteur des petits utilitaires déjà bien représenté, le Transit Courier a de quoi faire de l’ombre à ses concurrents. Cet utilitaire d’entrée de gamme détient de sérieux atouts pour séduire les professionnels effectuant des interventions en ville. Son petit gabarit lui permet de se faufiler n’importe où. Mais ne pas se fier aux apparences, cette fourgonnette a tout d’une grande en capacité de rangement : 2,3 m3 et une charge maximale de 660 kilos. Belle surprise également au niveau des équipements de l’habitacle dans sa version Trend.

Au niveau des tarifs, côté diesel, il faudra compter 13 375 € pour la version standard de 75ch, et 13 775 € pour 95 ch. En version Trend, 14 725 € (75 ch) et 15 125 € (95 ch). Pour de l’essence, la version Ambiente est à 11 800 € et à 13 150 € en version premium.

On aime :

  • Le design attrayant
  • Les capacités de rangements
  • La finition de l’habitacle en version Trend
  • Le choix d’équipements
  • Une motorisation puissante en diesel et essence

On aime moins :

  • Le bruit important de la motorisation diesel
  • Manque de puissance en reprise et à bas régime sur la motorisation essence

Renault Kangoo Energy dCi 110 ch, la référence

Sorti en 1997, le Renault Kangoo fut le tout premier ludospace. Depuis, de nombreuses marques ont sorti leurs propres modèles mais il reste la référence dans ce segment. Aujourd’hui, il existe 25 versions différentes du Kangoo avec dix moteurs au choix entre 75 et 115 ch. Le tout avec quatre finitions. Cet essai concerne le Renault Kangoo Extrem équipé du moteur Energy dCi 110 ch après son restylage de 2013. 

Un intérieur pratique et confortable

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L’un des grands atouts du Renault Kangoo, c’est son habitabilité et ses aspects pratiques comme les deux portes arrière coulissantes disponibles dès la finition de base. La planche de bord est d’un très bon niveau de qualité pour la catégorie. On apprécie le traitement noir brillant de la console centrale et même si les plastiques restent durs, l’ambiance générale est sympathique. Ce Kangoo est très lumineux surtout dans cette version équipée de trois toits panoramiques dont deux qui s’entrebâillent et un troisième fixe tout en verre.
Il accueille sans problème trois adultes à l’arrière et la banquette est aisément rabattable pour obtenir un plancher plat et faire passer le coffre de 600 à 2 000 litres. Le seuil de chargement très bas est un atout supplémentaire.
On a presque l’impression d’être à bord d’un monospace avec une position de conduite haute et confortable. Les porte-gobelets, tablettes rabattables, rangements au sol, à l’intérieur des portes et entre les sièges facilitent grandement le quotidien.

Des lignes plus attirantes

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Le Renault Kangoo a profité d’un restylage en 2013 pour adopter des lignes un peu plus attirantes. Sa face avant a changé que ce soit au niveau des boucliers, de la calandre, des projecteurs, du capot ou des ailes. Avec cette version Extrem, le Kangoo ne se transforme pas en SUV mais il adopte des barres de toit, des protections latérales, un pare-chocs arrière noir, des coques de rétroviseurs « Dark metal » et même des autocollants rouges et noirs. Toutefois, il conserve une silhouette plutôt massive. Le visage est plus expressif et les badges Extrem sur la porte du coffre et les profils le personnalisent. Mais la garde au sol ne change pas, les pneus restent routiers et l’Extended Grip n’est qu’une option.

Un moteur agréable et sobre

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Le Kangoo équipé du moteur Energy dCi 100 avec son turbo est très sobre avec une consommation de 4,3 litres aux cent en cycle mixte. C’est l’un des Diesels le plus agréable surtout lorsqu’il est associé à la boîte de vitesses BVA 6 qui lui offre une plus grande polyvalence. Il lui permet de faire de longs trajets sur autoroute sans trop souffrir. La moyenne réelle s’élève à 7 litres aux cent sur autoroute ce qui est tout à fait correct compte tenu de l’aérodynamisme et de la masse qui reste élevée.

Des équipements satisfaisants

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La finition Extrem se situe entre la finition Zen et le haut de gamme Intens. C’est un bon rapport qualité, prix, équipements. Elle offre les vitres arrière surteintées, les trois toits, la climatisation manuelle, les vitres électriques à l’avant, un rangement central et un accoudoir entre les deux sièges avant, un ordinateur de bord, des projecteurs anti-brouillard ou encore un régulateur limiteur de vitesse. Les rétroviseurs sont dégivrants et réglables électriquement, le siège conducteur se règle en hauteur et l’on profite du système R-Plug 2 avec Radio, Bluetooth, Plug&Music avec prise Jack et port USB.

Le bilan

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Le Renault Kangoo reste une référence dans le segment des ludospaces. Si cette version Extrem ne le transforme pas du tout en SUV et encore moins en 4,4, elle lui permet d’adopter un look de baroudeur qui n’est pas désagréable. Avec le moteur Energy dC 110 de 240 Nm, le Kangoo reste très sobre et ce bloc est l’un des plus agréables de nombreux diesels proposés pour ce modèle.
Le Renault Kangoo peut être choisi sans hésitation pour son habitabilité, son confort et son prix. L’habitacle est extrêmement pratique et très vaste. C’est un véhicule très compétent par rapport aux autres ludospaces. La qualité de finition est bonne et l’ambiance générale agréable. Avec la boîte de vitesses bva à six rapports, il devient vraiment polyvalent. Même si le prix de la version Extrem peut paraitre surévalué compte tenu des performances de l’Extended Grip (en option), on apprécie l’accès facile aux places arrière grâce aux portes coulissantes, la mécanique douce, les suspensions souples et le confort.

On aime :

  • Le très grand coffre
  • L’habitabilité généreuse aux cinq places
  • Le rapport prix-prestations-équipements du dCi 110
  • La présentation et la finition
  • Le très grand choix de versions

On aime moins :

  • L’option Extended Grip peu utile
  • La boite bvm5
  • Les performances décevantes
  • La consommation sur autoroute
  • L’insonorisation perfectible