Joint de culasse : tout ce qu’il faut savoir

Le joint de culasse assure l’étanchéité entre le bloc-cylindres et la culasse. C’est l’une des plus petites pièces du moteur mais aussi une des plus importantes. Il permet d’éviter que l’eau qui circule à l’intérieur du moteur ne vienne se glisser dans les cylindres. Ce dispositif est beaucoup redouté des automobilistes car la moindre défaillance peut coûter la vie à votre véhicule.

Quels sont les signes d’un joint de culasse endommagé ?

Le joint de culasse : ses risques

Lorsque qu’un joint de culasse cesse de fonctionner on dit qu’il claque. Cela arrive plus souvent que ce que l’on croit et voici les signes avant-coureurs à repérer :

  • Si à travers vos rétroviseurs vous apercevez une épaisse fumée anormalement bleue ou blanche provenant de votre pot d’échappement ce n’est pas bon signe. Arrêtez-vous le plus rapidement possible sous peine que votre véhicule soit victime d’un arrêt définitif et appelez immédiatement une dépanneuse.
  • Vous avez peut-être remarqué que votre moteur surchauffe dernièrement : pas de panique c’est probablement un problème de refroidissement mais dans le doute pensez bien à vérifier et à ouvrir votre capot.
  • Si au niveau des réservoirs du liquide de refroidissement et de l’huile moteur vous observez un effet “mayonnaise”, c’est à dire  une surface huileuse à la teinte marron cela signifie que votre joint de culasse n’est plus assez solide pour assurer l’étanchéité.
  • Si l’huile devient très clair alors ici aussi cela annonce que l’eau s’est mélangée à l’huile et donc que le joint de culasse ne permet plus l’étanchéité. De plus, si votre niveau d’huile est étonnamment bas cela peut également provenir du joint de culasse.

Vous pensez avoir un problème avec votre joint de culasse ? Ne l’ignorez pas car cela pourrait conduire votre véhicule à sa perte. La disparition de sa voiture est le pire scénario possible. Mais dans tous les cas, vous devez prendre soin

Comment prévenir et remplacer son joint de culasse usé ?

Comment prévenir un joint de culasse endommagé ?

Comment prévenir une défaillance ? Pensez de temps en temps à jeter un coup d’oeil sous le capot : c’est rapide et cela pourrait vous permettre d’éviter de nombreux désagréments. Autrement, ajustez régulièrement vos niveaux mais sans les surcharger. Évitez aussi de démarrer à froid votre véhicule. Ces conseils sont précieux mais malgré tout, le joint de culasse reste une pièce d’usure qui finira par s’affaiblir surtout si votre véhicule n’est plus tout jeune. En effet, en moyenne une voiture de 200 000 km est plus sujette à cette dégradation.

Tout d’abord sachez qu’il est possible de remplacer son joint de culasse soi-même. Cela requiert une excellente connaissance des véhicules mais aussi une méthode spécifique. On trouve de nombreux joints de culasse en vente sur internet. Cependant rien ne garantit que cette solution va fonctionner sur le long terme. Si la casse est limitée, vous pouvez acheter des produits à verser dans le moteur qui vont vous permettre de réparer au mieux le joint de culasse. A défaut de ne pas savoir exécuter ces tâches, il existe une autre option : faire changer son joint de culasse à l’aide d’un garagiste ou d’un autre professionnel de l’automobile.

A l’achat, la pièce est très abordable avec une fourchette de prix allant environ de 10 à 50 €. Vous vous dites certainement que ceci reste raisonnable ? Raté… Le coût de la main d’oeuvre est onéreuse. La manipulation à réaliser pour changer le joint de culasse peut durer des heures et contraint le professionnel à retirer le moteur pour pouvoir installer la nouvelle pièce. Ce n’est pas tout, selon la gravité, l’état du véhicule et le modèle en question, il se pourrait que le garagiste doit aussi s’occuper de la culasse. Il faut donc compter une enveloppe pouvant aller de 300 à 1500 €.

Un conseil ? Lors de l’achat d’un véhicule d’occasion pensez à bien regarder sous le capot.

Bien choisir son liquide de refroidissement et le contrôler

Le liquide de refroidissement est essentiel au bon fonctionnement de votre moteur. Il évite tout risque de surchauffe et entretien les conduits. Encore faut-il bien le choisir et le contrôler assez régulièrement. Suivez le guide : l’équipe OhMyCar vous dit tout sur lui.

Liquide de refroidissement : à quoi ça sert et comment le contrôler

Jauge de température sur le tableau de bord

En raison de sa résistance aux pics de température (négatifs comme positifs), le liquide de refroidissement est très utile pour garder la température du moteur à un niveau constant, en évacuant la chaleur vers le radiateur. Il a également une fonction d’entretien : il nettoie et protège les parties métalliques des circuits de la rouille et des dépôts calcaires car il comporte des agents anticorrosifs.

Attention : malgré son nom, le liquide de refroidissement peut tout de même atteindre les 90 à 110 °C lorsque le moteur tourne. Aussi, il est indispensable d’effectuer toute vérification du niveau ou d’éventuelles fuites à plat, moteur éteint et froid. Pour faire l’appoint en cas de niveau bas, évitez de mélanger deux liquides de refroidissement de types et de couleurs différentes.

Un contrôle doit normalement être effectué tous les 3 mois, et une vidange intégrale du liquide est conseillée tous les deux à trois ans, car il perd de ses propriétés anticorrosion et se charge en particules. Protégez également votre peau et faites toujours attention à ce que cette substance n’entre pas en contact avec les muqueuses.

Comment choisir mon liquide de refroidissement ?

Types de liquides de refroidissement

D’abord, contrairement à une idée très répandue, on ne choisit pas forcément un liquide de refroidissement en fonction de sa couleur. De base, ce liquide est incolore. Ce sont les fabricants qui le colorent pour qu’il ne puisse pas être confondu avec d’autres liquides, car c’est un consommable dangereux.

Or il n’existe pas de norme en ce qui concerne les coloris des liquides de refroidissement. Aussi, si généralement les liquides minéraux de classe C “IAT” sont bleus ou verts, et les liquides organiques de classe D/G “OAT” (catégorie qui comprend les liquides de refroidissement universels) rouge, jaune ou orange, ce n’est pas toujours le cas. Il est possible de trouver des liquides organiques verts et vice-versa.

Il est donc extrêmement important de bien lire l’étiquette du bidon de liquide avant de l’acheter. Le type de liquide dont a besoin votre véhicule est précisé dans les préconisations constructeur de votre carnet d’entretien. Certaines marques recommandent des liquides spécialement conçus pour leur gamme. Les modèles récents nécessitent en général des liquides d’origine organique, qui sont moins complexes à recycler que les liquides d’origine minérale, et plus adaptés aux motorisations actuelles. Il existe également des liquides hybrides “HOAT”, plus onéreux, mais aussi plus performants, car ils gardent une efficacité optimale jusqu’à 5 ans.

Une fois que vous avez trouvé la bonne catégorie, il vous faut choisir le produit adapté à vos besoin. En effet, il existe plusieurs niveaux de résistance aux variations de température :

Le Type 1 concentré présente une température de congélation de – 15°C et une température d’ébullition de 155°C. Le Type 2 gèle à -18°C et bout à 108°C. Enfin, le point d’ébullition du type 3 est identique à celui du Type 1 mais son point de congélation est atteint à partir de -35°C. C’est ce dernier qu’il faut choisir si vous compter circuler dans des zones où les températures sont extrêmes.

Quand et comment changer votre filtre à gazole ?

Le filtre à gazole est une pièce essentielle de votre véhicule diesel. Vous devez porter une attention particulière à ce filtre, qui veille au bon fonctionnement du moteur et assure sa longévité. Avec OhMyCar, apprenez à le remplacer vous-même facilement !

A quoi sert le filtre à gazole ?

Afin de garantir la durée de vie de votre moteur, il est primordial de l’entretenir régulièrement, notamment en vérifiant l’état du filtre à carburant. Si vous roulez à bord d’un véhicule diesel, alors celui-ci est équipé d’un filtre à gazole, tandis qu’un filtre à essence se place sur une voiture essence. Lorsque vous utilisez votre véhicule, des particules s’accumulent petit à petit sur le réservoir de carburant, endommageant ainsi le moteur. Le filtre a donc pour rôle indispensable de filtrer ces impuretés, ainsi que l’eau contenue dans le gasoil.

Quand changer le filtre à gazole ?

Les moteurs diesel ont la particularité d’être plus sensibles que les moteurs essence à des problèmes techniques. Ainsi, un mauvais filtrage des particules peut avoir de graves conséquences pour votre véhicule. Contrairement au filtre à essence qui doit être remplacé tous les 40 000 km, le filtre à gazole requiert davantage d’attention et nécessite un changement tous les 20 000 km. Si vous sentez une perte de puissance de votre voiture ou des difficultés à relancer le moteur, c’est qu’il est aussi peut-être temps de changer le filtre.

Comment changer son filtre à gazole ?

Les outils nécessaires au remplacement

Pour effectuer cette opération il vous faudra :

  • votre nouveau filtre à gazole ;
  • des joints neufs ;
  • un bidon ou une bassine ;
  • une clé à douille ;
  • un tuyau ou un récipient en plastique.

Les étapes de remplacement du filtre à gazole

  1. Ouvrez le capot de votre voiture afin d’avoir accès au cache moteur. Retirez-le de son emplacement en dévissant les vis de fixation.
  2. Placez votre bidon ou bassine sous le véhicule et positionnez-y un tube afin d’évacuer le gasoil proprement dans le récipient. Vous avez aussi la possibilité de récupérer le carburant en plaçant un contenant en plastique sous la vis de purge du filtre.
  3. Une fois votre dispositif d’évacuation bien en place, vous allez pouvoir dévisser la vis de purge et attendre que le carburant contenu à l’intérieur de la cuve se vide complètement.
  4. Afin de libérer le filtre, débranchez les deux connecteurs d’alimentation de ce dernier. Faites très attention à ne pas faire entrer d’impuretés dans les deux tuyaux car cela pourrait endommager la pompe d’injection.
  5. Dévissez ensuite le couvercle du filtre à l’aide de votre clé à douille afin de pouvoir retirer celui usagé.
  6. Nettoyez l’intérieur de la cuve à l’aide d’un chiffon doux et propre.
  7. Remplacez le joint de la cuve puis placez-y le nouveau filtre.
  8. Refermez le couvercle de la cuve à l’aide de votre clé à douille
  9. Raccordez les deux connecteurs puis revissez la purge.

Avec votre nouveau filtre à gazole, vous allez pouvoir rouler tranquillement durant 20 000 km. Votre moteur vous dit merci !

 

Quand et comment changer votre filtre à essence ?

Tous les véhicules essence sont équipés d’un filtre à carburant spécifique. Pièce maîtresse du moteur, le filtre à essence a pour rôle d’éliminer les impuretés présentes dans le réservoir afin d’éviter des problèmes d’alimentation. Avec ce tutoriel OhMyCar, apprenez à remplacer votre filtre à essence comme un pro !

A quoi sert le filtre à essence ?

Chaque moteur a besoin d’être entretenu régulièrement afin de préserver ses performances et sa longévité. Au fil du temps, de nombreuses particules viennent se déposer sur le réservoir de carburant et risquent d’endommager le circuit d’injection, composé d’une pompe et d’un injecteur. Un problème à ce niveau se traduit alors par une hausse de la consommation de carburant et, dans le pire des cas, par une détérioration complète du système d’injection. Le filtre à essence a donc pour but, comme son nom l’indique, de filtrer les particules afin de prolonger la durée de vie du moteur.

Quand changer le filtre à essence ?

Comme toute pièce mécanique, le filtre à essence n’est pas éternel. Ce dernier doit être remplacé environ tous les 40 000 km afin d’éviter qu’il ne se bouche entièrement. Attention à bien respecter ces délais, car un filtre obsolète n’assure plus l’arrivée du carburant au moteur et entraîne donc la panne du système. Si vous ressentez des à-coups lorsque vous roulez, c’est qu’il est peut-être temps de remplacer votre filtre à essence.

Comment remplacer le filtre à essence ?

Les outils nécessaires au remplacement

Pour effectuer cette opération il vous faudra :

  • un tournevis plat ;
  • une bassine ;
  • des lunettes de protection ;
  • un filtre à essence neuf.

Les étapes de remplacement du filtre à essence

  1. Placez-vous sous votre voiture, au niveau du filtre à essence. Il se trouve généralement au niveau du châssis ou sous l’aile arrière droite. Pensez bien à porter vos lunettes de protection afin d’éviter des projections d’essence dans les yeux.
  2. Placez votre bassine sous le filtre à essence afin de pouvoir récupérer le carburant qui risque de s’écouler. Puis, munissez-vous de votre tournevis et dévissez les 2 connecteurs situés à chaque extrémité du filtre à remplacer.
  3. Ôtez ensuite les 2 durits de chaque côté du filtre afin de pouvoir le dégager. L’une, plus longue, provient du réservoir, tandis que la plus courte va au carburateur.
  4. Vous pouvez désormais placer votre nouveau filtre. Généralement, une flèche est inscrite sur le boîtier afin de vous indiquer le sens de circulation du carburant à l’intérieur du filtre. Au moment de repositionner les 2 durits, vous devez donc bien veiller à ce que la flèche pointe vers celle reliée au carburateur.
  5. Enfin, revissez les 2 connecteurs au filtre.

Félicitations ! Grâce à cette opération, votre moteur pourra encore être fonctionnel durant environ 40 000 km, de quoi être tranquille un long moment.

Comment faire sa vidange ?

La vidange est une étape incontournable de l’entretien du moteur. Si cette prestation est proposée par des professionnels à des coûts variables, il est toujours plus économique de s’en charger soi-même. En outre, une vidange moteur est très facile à faire.

Avec le temps, l’huile perd ses propriétés lubrifiantes et se charge en résidus de métal et autres micro-déchets sous l’effet des frottements à l’intérieur du moteur. Il est donc nécessaire de la changer, ainsi que son filtre. Cette opération s’effectue plus ou moins régulièrement selon le type d’huile et le moteur. C’est ce qu’on appelle la vidange. Elle se décompose en 5 étapes.

Préparer la voiture

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Vous aurez besoin :

  • d’un cric
  • de quatre chandelles

Des astuces simples vous faciliteront la vie pour faire votre vidange. Tout d’abord, pensez à faire tourner le moteur quelques minutes afin de fluidifier l’huile. Cela rendra son évacuation plus simple.

Attention : si vous laissez tourner la voiture trop longtemps, ou si vous ne lui laissez pas 10 minutes de refroidissement, l’huile sera brûlante.

Ensuite, garez la voiture sur un terrain plat. A l’aide du cric, installez la voiture sur les quatre chandelles. Si vous n’en avez pas, vous pouvez les remplacer par des parpaings ou un trottoir assez haut. Le tout est de bien surélever la voiture. Dans le dernier cas de figure, n’oubliez pas de mettre des cales derrière les roues au sol.

Vider l’huile usagée

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Vous aurez besoin :

  • d’un bac de récupération
  • de gants de protection
  • d’une clé plate ou d’une clé à molette

Dans un premier temps, démontez le cache du soubassement moteur sous votre voiture. Vous ne devriez ensuite pas avoir de mal à repérer le bouchon de vidange sur le carter. Placez le bac de récupération en dessous. Avant de commencer votre vidange, ôtez le bouchon de remplissage d’huile sous le capot. Sinon, un effet de dépression rendra votre vidange bien plus compliquée. N’oubliez pas de porter des gants de protection, pour éviter de vous brûler avec l’huile ou de vous salir les mains.

Aidez-vous de la clé pour desserrer le bouchon du carter sans forcer.

Enfin, laissez couler le liquide dans le bac de récupération.

Remplacer le filtre à huile

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Vous aurez besoin :

  • d’un nouveau filtre
  • d’une clé à sangle ou à griffe
  • d’un nouveau joint de carter

Premièrement, assurez-vous que le bac de récupération se trouve bien sous le filtre, car son changement peut occasionner de nouveaux écoulements d’huile. Puis, tentez de le dévisser à la main. Si vous n’y arrivez pas, aidez-vous de la clé. En derniers recours et si vous ne possédez pas de clé adaptée, il est possible de percer le cylindre de chaque côté, puis d’y insérer un tournevis avant de se servir du manche pour desserrer le tout. Une fois le filtre usagé  retiré, prenez le nouveau et étalez un peu d’huile sur son joint d’étanchéité. Puis, vissez-le doucement à la place de l’ancien.

S’il s’agit d’un filtre à cartouche, il est enfermé dans un réceptacle. Il faut démonter le couvercle pour pouvoir enlever la cartouche usée et les joints. Nettoyez le contenant, puis placez-y les nouveaux joints, toujours lubrifiés avec un peu d’huile. Insérez enfin la cartouche filtrante et refermez le couvercle.

Lorsque votre nouveau filtre est installé, versez dans le réservoir un peu d’huile neuve afin de nettoyer les restes d’huile usagée dans les circuits. Laissez-la s’écouler, puis revissez le bouchon de vidange avec son nouveau joint.

Remettre de l’huile neuve

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Vous aurez besoin :

  • d’huile neuve ( 4 à 6 L)
  • d’un entonnoir

En vous aidant de l’entonnoir, versez dans le réservoir d’huile les ¾ de la dose recommandée dans le livret d’entretien. Pour cela, vous pouvez vous aider d’un récipient gradué.

Revissez le bouchon sur le réservoir, puis attendez un peu avant de démarrer la voiture et de la faire tourner au ralenti quelques minutes. Cela permet de remettre en marche le circuit de pression d’huile.

Surveillez le voyant d’huile sur votre tableau de bord, jusqu’à ce qu’il s’éteigne. Vous pouvez alors couper le contact. Ensuite, mettez l’huile au niveau maximum indiqué par petites doses. Pour finir, vérifiez qu’il n’y a pas de fuite au niveau du joint ou du filtre, et remontez la protection sous le moteur.

Recycler l’huile utilisée

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Vous aurez besoin :

  • d’un bidon vide

Les huiles usagées sont extrêmement polluantes et ne peuvent être évacuées dans la nature ou par les canalisations domestiques. Vous pouvez remplir un bidon avec votre ancienne huile, avant de l’amener avec le filtre à la déchetterie, ou au garage / centre automobile où vous l’avez achetée. Gardez à l’esprit que les grandes surfaces ne proposent pas de service de recyclage.

Vous voilà donc fin prêt(e) pour votre première vidange moteur ! Sachez qu’à chaque vidange, il est conseillé de remettre l’indicateur de maintenance à zéro, afin de ne pas avoir à compter les kilomètres jusqu’à la fois suivante. La procédure étant très variable d’une voiture à l’autre, n’hésitez pas à vous référer au manuel d’utilisation.

Comment changer ses bougies d’allumage / préchauffage ?

Une fois la défaillance de vos bougies détectée, vous pourrez les faire remplacer en centre auto ou par vos propres soins. Si vous avez quelques connaissances en automobile, vous pouvez très bien effectuer cette opération vous-même, en faisant preuve de rigueur et minutie. Les étapes de remplacement sont identiques pour des bougies d’allumage et de préchauffage.

En premier lieu, pensez bien à remplacer la totalité des bougies de votre véhicule. Même si une seule bougie est usée, cela permettra d’éviter un déséquilibre d’allumage. Si vous retrouvez sur votre modèle deux bougies par cylindre, remplacez-les par paire. Il ne faut pas choisir ses nouvelles bougies en fonction de leur prix, l’idéal est de se munir du même modèle que ses anciennes. Avant d’effectuer le remplacement des bougies, débranchez la batterie (du “-” au “+”) et assurez-vous que le moteur soit froid.

En attendant le refroidissement du circuit, munissez-vous des outils nécessaires.

  • Une clé à cliquet
  • Une rallonge
  • Une douille à bougie
  • Des bougies neuves

Étapes de remplacement

Repérer l’emplacement des bougies

Une fois le capot ouvert, vous trouverez un groupe de câbles électriques dirigés vers différents endroits du moteur. Les bougies, recouvertes par des capuchons, se trouvent à l’extrémité de ces câbles. Avant de démonter votre première bougie, enlevez la poussière autour afin d’éviter qu’elle ne se dépose dans le moteur.

Ôter la première bougie

Ne tirez pas sur le câble directement mais sur le capuchon. Ajustez la douille sur le corps de la bougie, puis dévissez-la à l’aide de votre clé et de votre rallonge. Attention à ne jamais forcer lorsque vous effectuez cette opération. Enlever l’ancienne bougie et placer la nouvelle doit toujours se faire avec beaucoup de délicatesse. Il est aussi très important de ne pas mélanger les câbles. Pour cela, il faut changer les bougies une par une, et non pas ôter toutes les bougies en même temps pour ensuite les remplacer.

Installer la bougie neuve

Une fois l’ancienne bougie retirée, nettoyez l’emplacement d’accueil de la nouvelle. Placez cette dernière toujours sans forcer. La clé à bougie vous permettra de visser seulement lorsque la bougie est bien placée. Une fois terminé, effectuez ces différentes étapes pour toutes les autres bougies à remplacer.

Vous êtes désormais tranquille pour quelques milliers de kilomètres ! Pour être capable de repérer des défaillances à l’avenir, consultez notre article sur quand changer ses bougies d’allumage ou de préchauffage, pour les véhicules diesel.

Comment remplacer sa batterie usagée ?

Il est préférable de changer sa batterie dès les premiers signes de fatigue. Ainsi, si le témoin lumineux associé à la batterie s’allume ou si vous sentez que la voiture démarre plus difficilement, c’est qu’il est temps de la remplacer.

Comment remplacer sa batterie ?

Avant toute chose, il faut absolument se munir du bon modèle de batterie. Pour cela, vérifiez bien au préalable toutes les informations concernant votre batterie. Le livret d’entretien de votre voiture vous donne ces indications. Sinon, accédez directement à votre batterie afin de relever ses caractéristiques. Il faut donc prendre en compte sur l’étiquette :

  • la tension nominale indiquée en volt (V) ;
  • la capacité exprimée en ampère-heure (Ah) ;
  • la puissance de démarrage exprimée en ampère (A).

Une fois toutes ces informations récupérées, il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans un magasin de pièces automobiles. De retour chez vous, placez votre véhicule sur une surface plane, au point mort et ne fumez pas pendant l’opération. Avant de mettre les mains dans le cambouis, faites attention lorsque vous ôtez la batterie. En effet, de plus en plus de voitures modernes se verrouillent lors du changement, ce qui peut vous empêcher de la redémarrer. Ce système de sécurité électronique vous obligera alors à vous rendre chez votre concessionnaire pour déverrouiller votre véhicule.  

Certains modèles anciens peuvent êtres équipés de batteries contenant de l’acide sulfurique très corrosif. Portez donc des gants et des lunettes pour vous protéger. Démontez ensuite votre batterie toujours en commençant par les bornes négatives :

  • dévissez le boulon de la cosse négative ;
  • faites glisser la cosse hors de la borne ;
  • faites la même opération avec la cosse positive ;
  • dévissez tous les boulons de la batterie ;
  • soulevez la batterie pour l’ôter de son emplacement. Attention à ne pas l’incliner pour éviter des fuites d’acide ;
  • placez la nouvelle batterie en plaçant bien les bornes positives et négatives ;
  • vissez les boulons qui maintiennent la batterie ;
  • branchez la cosse positive en premier puis la négative ;
  • votre voiture est prête pour de nouvelles aventures !

Si vous venez tout juste de changer votre batterie, nous vous invitons à consulter notre article sur comment entretenir sa batterie et la recharger.

Entretien et recharge de sa batterie automobile

La batterie fait partie du circuit électrique d’un véhicule, tout comme les ampoules, les bougies et l’alternateur. Elle permet au moteur de démarrer et à l’électricité de fonctionner lorsque la voiture est à l’arrêt. Un élément indispensable qu’il faut donc bien entretenir et qu’il faut savoir recharger en cas de panne.

Comment entretenir sa batterie ?

Parmi tous les services que proposent votre voiture, certains comme la radio ou le GPS consomment de l’électricité lorsque vous êtes à l’arrêt. Ces systèmes dépensent peu d’énergie en soi, mais une utilisation prolongée risque d’affaiblir votre batterie. Tout comme laisser ses phares allumés toute la nuit, risque de vous laisser avec une batterie à plat le lendemain. Pour ceux qui ont tendance à être tête en l’air, la plupart des voitures éteignent désormais automatiquement les phares lors de l’arrêt du moteur.

Pour favoriser la longévité de votre batterie, pensez aussi à contrôler régulièrement le niveau d’électrolyte au moins une fois par an. Pour cela, dévissez le bouchon de remplissage et vérifiez où se trouve le liquide par rapport aux repères indiqués.

Quand changer sa batterie ?

Toutes les batteries n’ont pas la même durée de vie. Ainsi, elle peut varier de 3 à 10 ans selon les modèles. Il est conseillé de changer sa batterie dès les premiers signes de fatigue. La plupart des voitures vous indiquent à l’aide d’un témoin lumineux l’état de la batterie. Aussi, si vous ressentez que la voiture ne démarre pas aussi rapidement qu’avant lorsque vous tournez la clé, c’est que votre batterie est vieillissante.

La voiture ne démarre pas, est-ce vraiment la batterie ?

Une panne de voiture ne vient pas forcément de la batterie. Avant de l’accuser à tort, il vous faut vérifier quelques éléments. La tension de la batterie permettra de savoir s’il faut la changer ou non. Elle se mesure à l’aide d’un multimètre, que vous trouverez en centre auto. Configurez-le en mode voltmètre puis placez l’embout du câble rouge sur la borne “+” et le noir sur la borne “-”. Une batterie en pleine forme affichera entre 12,5 et 12,7 volts. En dessous de 12 volts, elle ne démarrera pas mais vous pourrez la recharger. En dessous de 11,52 volts, la batterie est irrécupérable et donc à changer.

Des cosses de batterie sales peuvent aussi être à l’origine d’une panne. Pour les nettoyer, dévissez-les, passez un coup de papier de verre sur les dépôts blanchâtres, puis remettez le tout en place.

Un alternateur en mauvaise état peut aussi provoquer une panne de batterie. C’est cet élément qui permet à la batterie de se recharger, il est donc indispensable.

Recharger sa batterie

Si votre batterie est déchargée mais toujours en état, vous pourrez la recharger vous-même de deux façons :

A l’aide d’un chargeur à batterie :

  • moteur et contact éteint au préalable ;
  • branchez la pince du câble rouge sur la borne “+” ;
  • branchez la pince du câble noir sur la borne “-” ;
  • branchez le chargeur sur secteur ;
  • patientez le temps du chargement (au moins 10 heures). Le chargeur vous indiquera lorsque la charge est optimale.

A l’aide d’une autre voiture : (attention l’ordre de branchement sur les bornes “-” et “+” est primordial)

  • positionnez les deux véhicules côte à côte mais sans qu’ils ne se touchent ;
  • sur la voiture ayant une batterie qui fonctionne, laissez le moteur allumé et éteignez ce qui consomme de l’énergie, comme les phares ou la radio ;
  • branchez le câble noir sur la borne “-” de la batterie de dépannage et de celle à dépanner ;
  • branchez le câble rouge sur la borne “+” de la batterie de dépannage et de celle à dépanner ;
  • patientez quelques minutes puis tentez de démarrer la voiture en panne.
  • une fois allumée, retirez le câble noir puis le câble rouge.

Il faut bien comprendre que cette opération ne va pas recharger votre batterie. Cela va lui permettre de redémarrer et c’est ensuite le fait de rouler qui va générer de l’électricité.

Si votre batterie est en fin de vie, vous pouvez consulter notre article sur comment remplacer une batterie usagée.

 

Quand changer ses bougies de préchauffage ?

Sur des véhicules diesel, les bougies sont dites de “préchauffage”, contrairement aux voitures essence composées de bougies d’allumage. Comme les ampoules, l’alternateur et la batterie, ces bougies composent le circuit électrique automobile. Indispensables pour démarrer votre voiture, elles peuvent s’user avec le temps. Il est utile de savoir quand est-ce qu’il faut vraiment les remplacer.

Le rôle des bougies de préchauffage

Contrairement aux bougies d’allumage, les bougies de préchauffage ne produisent pas d’étincelles. Elles chauffent durant quelques secondes afin de préchauffer la chambre à combustion. Un moteur diesel a ainsi besoin d’une température suffisamment chaude pour démarrer. Sur les modèles les plus récents, les bougies sont dites de « post-chauffage » et restent chaudes encore après le démarrage, afin de réduire le rejet de fumées noires.

Quelles sont les conséquences de bougies usées ? 

Des bougies de préchauffage défaillantes provoquent un démarrage beaucoup plus lent de votre voiture lorsque vous tournez la clé. Une performance moindre de votre moteur entraînera aussi une surconsommation de carburant.

Quand changer ses bougies de préchauffage ? 

Sollicitées seulement au démarrage, les bougies de préchauffage vivent plus longtemps que les bougies d’allumage. Vous pourrez rouler tranquillement entre 80 000 et 100 000 km avant de penser à les remplacer.

Vous reconnaîtrez une bougie usagée à sa pointe endommagée, fondue ou cassée. L’usure est aussi détectable si de la fumée blanche se dégage de votre voiture au démarrage, signe d’une mauvaise combustion.

Les centres auto se chargent de remplacer vos bougies mais vous pouvez très bien le faire vous-même, si vous avez quelques connaissances en automobile. Pour vous guider dans votre démarche, vous pouvez consulter notre article sur comment changer ses bougies de préchauffage.

4 astuces pour allonger la durée de vie de son moteur

Bien entretenu, le moteur de votre véhicule peut voir sa durée de vie considérablement allongée. Entre attitude de conduite quotidienne et entretiens occasionnels, OhMyCar vous livre ses meilleures astuces pour un moteur qui carbure !

Laissez chauffer votre moteur

Oui, vous pouvez pousser votre moteur de temps en temps ! Cela permet de limiter les risques d’encrassement, surtout si vous roulez au diesel. En revanche, ne vous amusez pas à pousser les rapports dès que vous avez démarré. Le moteur de votre voiture a besoin de quelques minutes pour chauffer et atteindre sa température idéale, qui se situe autour de 90°C. Pendant ce temps, les circuits de lubrification se mettent à la bonne pression et à la bonne température. Également, l’huile se fluidifie et gagne en efficacité pour lubrifier votre moteur et… votre turbo. Vous pouvez enfin vous permettre de pousser un peu les vitesses !

Vidangez régulièrement votre moteur

Il est très important de choisir une huile qui corresponde aux critères du carnet d’entretien de votre véhicule. Vous n’avez pas besoin de vous ruiner dans une huile de marque reconnue, plus coûteuse et de même qualité qu’une huile de marque générique. Référez-vous à notre dossier spécial “Quelle huile moteur pour sa voiture ?” afin de connaître toutes les astuces et choisir l’huile qu’il vous faut.

De plus, il est très important pour la durée de vie de votre moteur que vous procédiez à une vidange régulière, tous les 7 500 à 15 000 km.

Faites bon usage des produits d’entretien moteur

Certains les jugent superflus, d’autres en raffolent ; que penser exactement des produits d’entretien moteur (dispersants d’eau, nettoyants injecteurs, etc.) ? Ceux-ci sont effectivement bons pour faire perdurer la machinerie de votre véhicule. L’injection par exemple, est relativement sensible et, si vous entendez des cliquetis lors de l’accélération, c’est qu’elle commence sans doute à se gripper. L’utilisation du produit adéquat vous permettra de résoudre ce souci et d’assurer le bon fonctionnement de votre moteur.

D’autres injectent des particules de métal afin d’obstruer les possibles aspérités des parois des cylindres. Grâce à ce type de produits, votre moteur gagne en longévité.

Gardez votre moteur et vos filtres propres

Il est normal que le moteur de votre voiture s’encrasse à force d’utilisation. Mais trop de saleté peut l’empêcher de correctement refroidir, la couche de suie retenant davantage la chaleur.

De la même manière, les différents filtres présents dans votre véhicule (à gazole, à air, à huile, etc.) doivent régulièrement être changés. Cela permet d’éviter qu’ils soient saturés et que votre voiture se mette à absorber des substances parasites (particules, limaille de fer, etc.). En moyenne, vos filtres doivent être changés tous les 20 000 km maximum.

Petit nota bene si votre véhicule est équipé d’un filtre à particules : il vous faudra, de temps en temps, parcourir des trajets longs à vitesse augmentée. Pour être moins pompeux, faites donc un tour sur l’autoroute. En effet si vous omettez cela, les régénérations du filtres peuvent ne pas se faire correctement. Or, si le filtre à particules présente des dysfonctionnements, cela peut entraîner des perturbations du moteur.

Et vous, quelles sont vos astuces pour garantir une santé de cheval à votre moteur ? 😉