Stationnements et PV, tout ce qu’il faut savoir

Avec des textes de loi sans arrêt renouvelés, il devient quelquefois compliqué pour les automobilistes de savoir quand ils sont dans leur plein droit, et ce qu’ils risquent lorsqu’ils ne le sont pas. OhMyCar vous fait un tour d’horizon des PV : infractions, tarifs, contestations…

Quelle infraction pour quel tarif ?

Depuis le 1er janvier 2016, la majorité des amendes pour stationnement non gênant a été requalifiée en “arrêt ou stationnement gênant”. Les PV associés passent donc en même temps de 17 à 35 € et, cerise sur le gâteau, vous risquez de voir votre voiture se faire enlever.

Les « arrêts et stationnements très gênants »

Dans la même veine, une mesure s’est faite toute discrète lors de son passage en juillet 2015. Celle-ci fait passer des infractions autrefois catégorisées comme “stationnement gênant” en “arrêt et stationnement très gênant”. La conséquence direct est l’augmentation tarifaire des PV, qui passent de 35 à 135 € ! Pour vous faire une idée, c’est le prix à payer pour un stationnement sur une place réservée aux handicapés. La nouvelle réglementation prend en compte diverses autres situations de stationnement.

  • Si vous stationnez sur une voie verte ou une piste cyclable.
  • Si vous stationnez devant l’accès d’une bouche d’incendie.
  • Si votre voiture est sur une bande d’éveil de vigilance, un dispositif destinés à alerter les personnes malvoyantes et les aveugles.
  • Si vous êtes sur un passage piéton, un trottoir ou à moins de 5 m en dehors des places aménagées.

Des risques de fourrière plus importants

Comme nous l’avons indiqué plus haut, votre véhicule présente également plus de risques de se faire enlever, du fait de l’apparition de nouvelles situations de stationnements gênants. Reprenons plus précisément celles lors desquelles vous risquez de voir votre voiture partir pour la fourrière.

  • Si vous empiétez sur un passage piéton.
  • Si vous stationnez dans une zone bleue sans disque européen de stationnement dans ce type de zone, ou que vous utilisez un ancien modèle (disque bleu).
  • Si vous stationnez dans le sens inverse de la circulation.
  • Si vous ne respectez pas le stationnement inversé en vigueur dans la zone.

Vos délais de paiement

Délais de paiement et de contestation des PV

Un PV, mérité ou contestable, c’est énervant. Inutile d’attendre trop longtemps et de prendre le risque de voir votre amende majorée. Vous disposez de plusieurs délais de paiement de vos PV au cours desquels vous pourrez bénéficier d’un tarif minoré, normal ou majoré. Il existe également un délai légal de contestation de l’amende qui vous a été infligée.

Amende minorée : 3 à 30 jours

  • 3 jours, en cas d’interception où si l’agent vous remet la contravention en mains propres.
  • 15 jours, si vous recevez le PV directement à votre domicile.
  • 30 jours, si vous réglez l’amende issue d’un contrôle automatisé par un moyen électronique (débitants de tabac agrées, trésoreries, téléphone, Internet, etc.).

Amende normale : 45 à 60 jours

  • 45 jours, c’est le délai valable pour tous les PV (également les amendes de stationnements, qui ne bénéficient pas de tarifs minorés)
  • 60 jours, soit 30 jours qui viennent s’additionner au délai de minoration de la contravention.

Amende majorée : 30 à 45 jours

  • 30 jours, un délai valable pour tous les types de PV. Pour ceux issus d’un contrôle automatisé, vous pouvez bénéficier de 20 % de remise.

Contester une amende : 30 à 45 jours

  • 30 jours, si vous souhaitez vous opposer à une majoration de PV reçue par courrier. En effet, il arrive que vous receviez une majoration sans avoir reçu au préalable la contravention initiale. C’est pourquoi ce délai vous laisse le temps d’envoyer votre lettre de contestation en recommandé avec accusé de réception au Trésor public, éventuellement accompagnée de la consignation.
  • 45 jours, c’est le délai légal pour contester tout type de PV à partir de sa date d’émission. Cela vous laisse le temps de réunir les justificatifs nécessaires pour compléter votre dossier.

Acheter une voiture à mon enfant : les faux bons plans

Cette année, c’est la bonne : votre jeune a besoin d’une voiture. Que ça soit pour ses études ou un emploi, le voici qui vient solliciter vos conseils avisés. mais il arrive que vos bonnes idées ne soient finalement pas si pertinentes que ça. Petit tour d’horizon des faux bons plans.

Même d’occasion, une sportive est plus chère

Evidemment, quel jeune n’a pas rêvé au moins une fois de rouler dans sa petite sportive, ou son coupé / cabriolet ? Si vous voulez faire plaisir au vôtre, ne lui conseillez pas ce type de voiture. Pour un prix plancher, vous ne trouverez pas de bon véhicule. Sa carrosserie peut être reluisante, éventuellement lustrée pour la vente, mais elle aura sûrement été largement poussée par son / ses précédent(s) propriétaire(s). Pour peu qu’elle ait en plus été mal entretenue (embrayage, temps de chauffe, moteur, vidanges fréquentes, etc.), vous risquez fort de vous retrouvez avec une voiture qui deviendra rapidement un gouffre financier pour votre chérubin, à cause de réparations plus coûteuses que celles d’une voiture plus “classique”.

Moteur diesel VS moteur essence

Vous pensez faire une bonne affaire en suggérant à votre jeune conducteur, prêt à avaler des kilomètres de bitume, d’opter pour une voiture diesel ? Sachez que pour 2 000 €, les véhicules diesels sont relativement vieux et présentent des kilométrages conséquents allant facilement jusqu’à 150 000 ou 200 000 km. Vous devrez donc prévoir à court terme des réparations importantes impliquant des pièces relativement coûteuses, comme l’injecteur ou la pompe HP. Pour le même prix, prenez plutôt une essence, qui sera plus robuste, demandera moins d’entretien à votre jeune et, comble du bonheur, aura souvent un kilométrage plus faible !

L’achat local, c’est génial !

L’affaire du siècle se trouve à 500 km de votre domicile ? Alors peut-être est-il plus sage d’opter pour le propriétaire à 10 km de chez vous qui vend la même voiture à un tarif un peu plus élevé. Imaginez le scénario : vous faites les 500 km, achetez la voiture et, sur le chemin du retour, à quelques kilomètres de chez vous, c’est la panne. Vous rappelez le vendeur qui vous propose de la ramener pour voir ce qu’il est possible de faire. Vous est-il possible de faire le trajet inverse ? De payer une dépanneuse sur une telle distance ? Pour éviter ce genre de situation, il est plus sage d’acheter des véhicules potentiellement à risque près de chez vous. Sans compter que, même si tout se passe bien, l’argent dépensé en essence aurait pu être servir à payer la voiture un peu plus coûteuse à côté de chez vous.

Une garantie vaut-elle vraiment le coup ?

Si vous achetez une voiture d’occasion à bas prix chez un professionnel, oui elle sera garantie, mais seulement pour une durée de 3 mois, uniquement chez ce vendeur pro et ne couvrira sûrement que la MBP (la triplette moteur, boîte et pont). Si l’électronique, l’électricité, l’échappement, un amortisseur ou quoi que ce soit d’autre nécessite un entretien ou une réparation, la garantie ne s’appliquera pas. Egalement, si vous tombez en panne aux antipodes de l’endroit où vous avez acheté votre voiture, pas de garantie non plus ! A ces conditions, ne négligez pas l’achat à un particulier.

Payer en liquide, un risque d’arnaque

Imaginons que vous souhaitiez acheter une voiture 2 000 € à un particulier. Il vous en demande la moitié en liquide : 1 000 € en chèque, 1 000 € en espèces. Vous avez un souci avec la voiture juste après l’achat ? Si votre vendeur est de mauvaise foi, il n’aura qu’à dire que vous avez négocié le prix qui était annoncé, qu’il vous l’a cédé pour 1 000 € et pourra le “prouver” grâce au chèque, seul témoin d’un paiement. Il pourra même ajouter que oui, à ce prix, il faut prévoir des réparations. Pour éviter ce scénario culpabilisant mais malheureusement fréquent, le plus simple est encore de refuser ce type de transaction. Si vous ne pouvez ou ne voulez pas faire autrement, faites signer un reçu au vendeur et conservez l’annonce, seconde preuve en votre faveur que le vendeur en demandait bien 2 000 €.

Aidez votre jeune à prendre le volant de sa première voiture

Un contrôle technique vierge ? Hmmm, méfiance

La voiture sur laquelle vous et / ou votre enfant lorgnez n’est pas toute jeune, elle a déjà beaucoup roulé, le propriétaire vous la fait à bas prix… et cerise sur le gâteau, le contrôle technique est parfait. C’est fabuleux ! Ou pas. Pour une voiture qui a fait son temps, il est normal que le contrôle technique présente quelques défauts. Le contraire peut juste signifier qu’il s’agit d’un contrat de complaisance établi pour faciliter la vente de la voiture. Vous voulez une astuce en cas de doute sur la véracité du contrôle technique ? Proposez au vendeur de faire contrôler la voiture à vos frais dans un autre centre. Il accepte ? C’est bon signe. Autrement, méfiez-vous.

Pas de contrôle technique ? Pas de signature

Fréquemment, les vendeurs professionnels ne vous feront le contrôle technique qu’après la signature du bon de commande. Leur argument ? Les parcs sont trop encombrés d’automobiles pour se permettre d’engager de la trésorerie sans garantie que la voiture sera bien vendue avant l’expiration du contrôle technique, soit 6 mois après. Recevable et défendable. Néanmoins, si vous signez et que vous laissez un acompte pour l’achat du véhicule et que le contrôle technique révèle des problèmes, alors il y a de grandes chances que le vendeur rechigne à faire les réparations à ses frais. Autre possibilité : qu’il bâcle le travail, vous imposant alors un rapide retour au garage. Et comme on suppose que vous aurez signé le bon de commande, alors annuler la vente et reprendre votre chèque d’acompte ne s’annonce pas comme étant une mince affaire.

Pour tout achat de voiture, vérifiez la validité du contrôle technique

Maintenant, vous êtes armé pour aider du mieux que vous pouvez votre jeune à trouver LA bonne affaire : cette voiture à prix raisonnable qui tiendra la distance et ne lui donnera plus d’excuse pour ne pas passer vous voir !