Peut-on dormir dans sa voiture ?

Après un long trajet, vous vous arrêtez pour faire un somme. Les hôtels sont complets ou trop chers ? Vous faites une sieste avant de repartir ? Vous sortez d’une soirée un peu trop arrosée ? Il peut y avoir des centaines de raisons qui vous poussent à dormir dans votre voiture. Mais est-ce bien légal ? OhMyCar fait le point pour vous et vous livre conseils et astuces pour un repos optimal.

A-t-on légalement le droit de dormir dans sa voiture ?

Voitures garées dans rue dormir

La première question à vous poser si vous avez l’intention de passer la nuit dans votre véhicule est de savoir ce qu’en dit la loi. La réponse n’est pas si simple. En effet, cela dépend d’où vous vous trouvez. Selon la ville ou le pays, faire un somme dans sa voiture peut s’avérer illégal. C’est notamment le cas en Italie.

En France, il n’existe pas de réglementation pour l’ensemble du territoire. Par contre, certaines grandes agglomérations peuvent l’interdire. Si c’est le cas, un panneau de signalisation vous renseigne à l’entrée de la ville en question. Faites donc bien attention à ne pas vous arrêter n’importe où. Notez également que vous ne devez pas rester stationné au même endroit plus de 24 heures.

Pour respecter la loi, veillez à installer de petits rideaux dans votre véhicule. Si vous vous changez, vous préservez ainsi votre intimité et vous évitez une contravention pour exhibitionnisme. Evitez également de dormir à la place conducteur, en particulier si vous sortez d’une soirée arrosée. Les forces de l’ordre pourraient se méprendre et considérer que vous vous apprêtiez à conduire en état d’ébriété.

Où garer sa voiture pour y dormir ?

Parking plein air dormir dans sa voiture

Avec toutes les restrictions et les interdictions qui existent, il n’est parfois pas évident de trouver où stationner votre véhicule pour y dormir. Trouver un endroit sûr, pratique et légal n’est pourtant pas une mission impossible.

Vous pouvez, par exemple, vous arrêter sur une aire de repos pour poids lourds. Non seulement ces espaces sont dédiés au repos, mais en plus, ils sont souvent équipés de sanitaires. Sinon, optez pour les parkings ouverts 24h/24. Il y a beaucoup de mouvement, donc vous ne risquez pas de vous faire embêter si vous y passer la nuit. Par contre, le bruit occasionné par l’activité à l’intérieur et autour du parking peut vous gêner. L’autre possibilité est de se garer dans une rue, tout simplement. Votre voiture peut ainsi se fondre dans la masse. Veillez cependant à ne pas y rester trop longtemps afin d’éviter une potentielle contravention. N’oubliez pas non plus de vérifier si un marché ou une autre manifestation sont prévus pour le lendemain. Ce serait embêtant de vous faire réveiller par une dépanneuse.

Comment peut-on aménager sa voiture pour y dormir ?

Aménager sa voiture pour dormir

Afin de préparer votre véhicule pour une nuit reposante, plusieurs options s’offrent à vous selon votre situation. L’idéal est de dormir à l’arrière. Si vous êtes seul(e), reculez les sièges avant au maximum pour éviter une chute impromptue durant votre sommeil. À l’inverse, si vous êtes deux, avancez les sièges avant autant que vous pouvez et placer un couchage à la même hauteur que la banquette arrière. Pour ce faire, vous pouvez bricoler un petit lit de fortune à l’aide de deux escabeaux en alu, d’une planche de bois et d’un petit matelas de mousse.

Bien sûr, rien ne vous empêche de dormir assis(e) sur votre siège passager. Si vous êtes très chargé(e), que vous n’êtes pas seul(e) ou bien que vous ne vous arrêtez que très brièvement, il se peut que vous n’ayez pas le choix. Pour un minimum de confort, pensez à ces quelques astuces :

  • Enfouir les attaches des ceintures de sécurité
  • Se servir d’un coussin de voyage, qui entoure la nuque
  • Avancer ou reculer les sièges pour avoir le plus de place possible

Dormir dans sa voiture : conseils et astuces

Parking nuit dormir dans sa voiture garée

Une fois que vous avez trouvé la place parfaite, que votre voiture est garée et aménagée pour vous servir de chambre le temps d’une nuit, il ne reste plus qu’à régler les derniers détails. Pour vous assoupir en toute sécurité, n’oubliez pas de verrouiller les portières de votre véhicule. Éteignez bien le contact, ainsi que vos feux. Même lorsqu’il fait froid, il vaut mieux ne pas s’aventurer à laisser le chauffage allumé sous peine de voir sa batterie complètement vidée au réveil. Munissez-vous de petits rideaux pour protéger votre intimité et mettez vos objets de valeur à l’abri des regards. Évitez les protections auditives : même si elles vous protègent du bruit, elles peuvent aussi vous empêcher d’entendre un potentiel danger.

Suivant la saison, adoptez les réflexes appropriés. Lorsqu’il fait chaud, pensez à garer votre voiture à l’abri du soleil ou à installer un pare-soleil sur votre pare-brise. Ouvrez très légèrement les vitres pour laisser passer un peu d’air, pas plus de 2 centimètres afin de ne pas tenter un éventuel voleur. Prenez garde aux moustiques et prévoyez le nécessaire : moustiquaire, produits anti-moustique, bâtons de citronnelle. N’oubliez pas non plus de vous hydrater : prévoyez bouteilles d’eau et brumisateur.

En hiver, le plus important est de se protéger du froid. Pour cela, utilisez un sac de couchage et, si besoin, une ou deux couvertures supplémentaires. Habillez-vous chaudement et prévoyez un bonnet ou même une cagoule si besoin. Vous pouvez vous servir d’une pare-soleil pour garder la chaleur intérieure en le positionnant à l’envers (c’est-à-dire avec le côté aluminium tourné vers l’intérieur).

Le Top 5 des meilleures pubs auto 2017

Pour finir l’année en beauté, l’équipe OhMyCar vous propose de découvrir sa sélection des 5 meilleures pubs auto 2017 ! Une chose est sûre c’est que cette année le secteur de l’automobile nous a révélé de belles surprises !

#1 – La pub Renault : l’originale

#2 – La pub Seat : l’audacieuse

#3 – La pub Citroën : la déjantée

#4 – La pub Volvo : la sentimentale

#5 – La pub Audi : la compétitrice

Toute l’équipe OhMyCar vous souhaite une excellente nouvelle année !

Les nouveautés 2018 à ne pas rater

2018 sera un millésime riche en sorties et en présentations tous segments et catégories confondus : SUV, berlines, sportives, compactes… Les nouveautés ne manqueront pas, du côté premium comme généraliste. OhMyCar fait le point sur quelques immanquables de l’année à venir.

Les présentations

Nouvelle Audi A1

Les nouveautés automobiles 2018 : Audi A1

En 2018, l’A1 ne se contentera pas d’un léger lifting : la compacte aux anneaux s’offre une nouvelle plateforme MBQ-A0 (dont s’est déjà dotée la nouvelle Polo), s’allonge d’une dizaine de centimètres pour plus de générosité à bord et délaisse sa carrosserie 3 portes pour ne garder que la version 5 portes. Outre un look plus acéré, le millésime 2018 de l’A1 disposera d’une technologie renforcée, intégrant désormais l’incontournable dalle digitale Virtual Cockpit en place et lieu de l’instrumentation à compteur, mais aussi un écran tactile déporté en haut de sa planche de bord à l’instar des nouvelles A4 et A5. On espère voir cette version inédite en mars au Salon de Genève.

Le tarif d’entrée de gamme de la nouvelle A1 devraient se situer aux alentours des 20 000 €.

DS3 Crossback

Les nouveautés automobiles 2018 : DS3 Crossback

De nombreux magazines automobiles spéculent, croquis à l’appui, sur le design du futur DS3 Crossback, héritier SUV de la jolie petite berline phare de la marque française, mais le constructeur fait encore bien des mystères autour du concept. Si le DS3 Crossback, conçu pour plus de polyvalence sur une partition aussi compacte que la DS3 berline, reprendra à priori quelques traits du DS7 Crossback, ce ne sera pas son alternative inférieure directe. En effet, avec des dimensions proches de celles du Captur, le DS3 Crossback s’annonce en réalité 2 tailles en dessous du DS7 Crossback. Il restera donc à priori une place pour un DS4 Crossback, prévu par le constructeur pour 2021. Mais en attendant, le DS3 Crossback devrait incarner les prémices électriques de la gamme. Sa présentation officielle est donc très attendue pour le Salon de Genève 2018.

Ses prix de départ sont annoncés à 22 000 €.

Range Rover Evoque

Les nouveautés automobiles 2018 : Range Rover Evoque

Le bestseller de Land Rover et pionnier du design actuel des modèles de la marque a vu sa popularité diminuer quelque peu ces derniers temps au profit de son récent grand frère Velar, nouveau fleuron de la gamme. Pour autant, pas question pour l’Evoque de rendre son trône : le constructeur, ne voulant courir aucun risque de cannibalisation entre les deux modèles a décidé de renouveler son modèle compact, avec une surprise inédite sous le capot, à savoir deux nouveaux quatre cylindres biturbo essence de 240 et 290 ch. Le diesel ne sera néanmoins pas en reste puisqu’une version surboostée de 500 ch devrait apparaître au catalogue. De nouveaux coloris seront également disponible et une finition SE Dynamic viendra se placer en dessous des paliers HSE.

Les premiers prix du nouvel Evoque devraient avoisiner les 38 000 €.

Rolls Royce Cullinan

Les nouveautés automobiles 2018 : Rolls Royce Cullinan

Rolls Royce annonce son Cullinan depuis longtemps, et pour cause : produire en série le SUV le plus luxueux du monde si l’on en croit les prétentions de la marque, cela prend du temps. Mais l’attente touchera bientôt à sa fin : 2018 devrait voir l’avènement du SUV de la plus racée des marques britanniques. Si Rolls Royce a habitué le public à une immuable tradition, le constructeur s’est tardivement décidé à s’insérer sur ce segment à la demande de sa clientèle.

Parmi la concurrence, seuls le sportif Lamborghini Urus et le chic Bentley Bentayga entendent se mesurer à ce futur challenger de taille : monstrueuses motorisations, gabarit XL, habitacle paré des matériaux les plus précieux et nobles… Le Cullinan a aussi pour vocation de nous faire rêver. Une seule question subsiste : avec des tarifs prévus pour dépasser les 300 000 €, qui osera l’emmener en off-road ?

Nouvelle Peugeot 508

Les nouveautés automobiles 2018 : Peugeot 508

Attendue pour le printemps, la 508 édition 2018 devrait faire sensation lors de sa présentation : Peugeot peaufine les détails de cette nouvelle génération qui se modernisera assurément en reprenant les codes intérieurs du populaire 3008, mais avec un design extérieur aux inspirations de coupé 5 porte bas sur roues. En outre, elle devrait disposer de plusieurs livrées bicolores. Avec son excellent pedigree routier et ces nouveaux atouts stylistique, la berline au lion entend bien donner du fil à retordre à la concurrence !

Son prix de départ est estimé à 28 000 €, mais la note montera de manière exponentielle avec les déclinaisons haut de gamme (GT Line, Allure…) qui ne manqueront pas de l’habiller.

Mercedes Classe A

Les nouveautés automobiles 2018 : Mercedes Classe A

L’intérieur ultra-moderne de la nouvelle Mercedes Classe A récemment dévoilé a suscité l’enthousiasme, et pour cause : la marque nous a habitués à plus de classicisme. Espérons que le reste de la Classe A sauce 2018 soit à la hauteur de ce cockpit connecté et élégant. Son habitabilité s’améliorera également et son design extérieur devrait emprunter les traits félins de la nouvelle CLS. Ses tarifs débuteront à 25 000 €.

BMW X4

Les nouveautés automobiles 2018 : BMW X4

L’année 2018 s’annonce chargée pour BMW qui ne tardera pas à lancer son X2 et travaillera sur la version de série du X7. Mais la présentation la plus imminente est celle du X4, dont le renouvellement s’articulera aussi autour d’une version sportive M de 400 ch pour le SUV coupé. Cette nouvelle génération offrira une face arrière inédite avec des feux très étirés au style typé Mercedes. S’il s’agira effectivement d’un remplacement et non d’un restylage, les prix du X4 2018 devraient rester sur une base de 54 000 € pour l’entrée de gamme.

Renault Clio 5

Les nouveautés automobiles 2018 : Renault Clio 5

2018 verra le dévoilement de la 5ème génération de la citadine préférée des français : une responsabilité dont elle devra se montrer digne. Pour l’instant, peu de détails esthétiques ont été révélés sur la Clio nouvelle génération, et pour cause : sa présentation n’aura lieu qu’en octobre 2018, avant une commercialisation attendue pour début 2019. Cependant, étant donnée l’harmonisation récente de la signature stylistique de la gamme, et le succès qu’elle rencontre auprès du public, Renault ne devrait pas révolutionner le look de son modèle vedette. En revanche, il y a fort à parier que la compacte se dote de technologies avancées en matière de conduite autonome.

Les lancements

C5 Aircross

Les nouveautés automobiles 2018 : C5 Aircross

Le nouveau C5 Aircross est le premier SUV entièrement conçu au sein de PSA. Ce cousin du Peugeot 3008, avec lequel il partage la plateforme maison EMP2, devrait arriver dans les concessions en novembre 2018. Avec ce modèle taille XL (4,50 m de long) spacieux et confortable doté de suspensions hydrauliques inédites, Citroën se lance dans une opération séduction des familles avec le Renault Kadjar en ligne de mire. Son look futuriste largement inspiré du concept C-Aircross présenté en mars de cette année à Genève sera généreusement déclinable et personnalisable.

Son premier prix tournera autour des 28 000 €.

Audi Q8

Les nouveautés automobiles 2018 : Audi Q8

Le nouveau vaisseau amiral de la marque aux anneaux, c’est lui : SUV à venir le plus haut de gamme chez Audi, le futur Q8 de série est incontestablement l’un des modèles les plus attendus de l’année 2018. Basé sur la même plateforme MLB que le Q5, le Q8 offrira un habitacle de Q7 avec un standing retravaillé à la hausse.

Une version RS empruntant le V8 4L de 600 ch du Lamborghini Urus, ainsi qu’une version hybride rechargeable équipée d’un V6 3L TFSI couplé à un bloc électrique pour une puissance cumulée de 469 ch devraient notamment être proposées au catalogue. Ce mastodonte sportif embarquera également la transmission intégrale quattro et une boîte automatique Tiptronic 8 rapports.

Le ticket d’entrée pour le Q8 est fixé à 66 000 €.

Volkswagen T-Cross

Les nouveautés automobiles 2018 : Volkswagen T-Cross

Volkswagen s’apprête enfin à lancer un concurrent  pour le Captur : le T-Cross, futur petit frère du T-Roc fera ses premiers pas sur le marché des SUV de poche en 2018. Et le constructeur a travaillé sa partition : avec un design marqué par une ligne ultra-coupée et des détails technologiques terriblement tendances, le T-Cross compte bien se faire une place de choix aux côtés des français qui dominent actuellement le segment des petits crossovers urbains. Le modèle de série délaissera la carrosserie cabriolet pour garder une configuration 5 portes plus classique. Sur le plan technique, les puissances du T-Cross démarreront à 110 ch. Le T-Cross sera proposé à partir de 17 000 €.

Jaguar I-Pace

Les nouveautés automobiles 2018 : Jaguar I-Pace

Le premier modèle entièrement électrique signé Jaguar sortira en 2018. Tesla pourrait bien voir ses parts de marché grignotées par le I-Pace de série, qui, on l’espère, gardera le design métissé SUV / berline du concept qui avait remporté un franc succès à sa présentation en 2016. Avec ses deux blocs électriques de 200 ch et 350 Nm disposés sur les trains avant et arrière, le Jaguar I-Pace n’est pas en reste côté performance. Mais surtout, il promet une autonomie confortable de 500 km. Son arrivée prévue en même temps que son rival E-Tron de chez Audi promet de révolutionner un marché pour l’instant loin d’être saturé par la concurrence.

Son prix de départ est estimé entre 50 000 et 60 000 €.

Carte grise : les démarches se font désormais en ligne !

Les véhicules terrestres à moteur doivent impérativement être immatriculés afin de pouvoir circuler sur la voie publique. Le système de demande de carte grise vient d’être modifié. À partir de cet automne, les démarches peuvent être effectuées à 100 % en ligne. Pour beaucoup, c’est une petite révolution. OhMyCar fait le point sur le nouveau fonctionnement, qui vise à faciliter la vie des Français.

Carte grise : qu’est-ce qui change ?

Carte grise voiture immatriculée

La transformation du système de délivrance des certificats d’immatriculation peut être résumée en un simple acronyme : PPNG (Plan préfecture nouvelle génération). Vous l’aurez compris, la réforme ne se cantonne pas à la carte grise, mais couvre une large champ d’action. Son objectif : moderniser le service public en généralisant les télé-procédures et la numérisation. Qu’est-ce que cela implique concrètement ? En clair, les guichets d’accueil du public sont désormais fermés. Tout est géré à distance, en ligne, n’en déplaise à la vieille école. Les préfectures avaient jusqu’au 1er novembre pour fermer leur guichet.

Ce changement de mode opératoire n’est pas des moindres puisqu’il concerne tout de même près de 30 millions de demandes par an. Notez bien qu’il n’est même plus possible d’adresser votre requête par courrier. Toute démarche effectuée par ce biais ne sera tout simplement plus traitée. Le gouvernement a également pensé aux personnes n’ayant pas de connexion Internet chez elles. Pour cela, il prévoit l’installation de bornes numériques dans les préfectures et même dans certaines sous-préfectures. Sinon, vous avez aussi la possibilité de vous rendre chez un prestataire agréé. Pour une moyenne de 30 €, ce dernier s’occupera de votre demande à votre place, en se connectant au Système d’immatriculation des véhicules (SIV).

Les démarches à effectuer en ligne

Carte grise démarches en ligne

Désormais, toutes vos demandes se font en ligne. Que ce soit pour déclarer une vente de votre véhicule, créer votre carte grise, modifier votre adresse ou toute autre requête, le rendez-vous est le même. L’adresse immatriculation.ants.gouv.fr centralise toutes les démarches en ligne relatives à l’immatriculation. Le site, encore jeune, peut vous réserver quelques mauvaises surprises. Patience, il sera bien évidemment amélioré au fur et à mesure, en fonction des problèmes constatés.

Pour vous connecter, il suffit de vous munir de vos identifiants Ants pour la grande majorité des démarches. Pour demander une nouvelle carte grise, par contre, vous devez vous servir de FranceConnect, qui centralise vos services publics en ligne (Ameli, impots.gouv.fr, La Poste). Si vous souhaitez obtenir un certificat d’immatriculation suite à l’achat d’un véhicule d’occasion, notez bien que votre vendeur doit faire une déclaration de cession avant que vous puissiez réaliser votre propre requête. Au niveau des coûts de la démarche, ils restent inchangés : la demande reste gratuite et les taxes d’immatriculation sont toujours d’actualité. Vous pourrez les payer en ligne et recevoir un certificat provisoire d’immatriculation (CPI), valable durant un mois, le temps qu’arrive le document définitif dans votre boîte aux lettres.

Carte grise : les nouvelles obligations

Carte grise permis de conduire français

Terminée la liste interminable de documents à fournir pour obtenir votre carte grise ! Jusqu’à présent, on vous demandait d’accompagner votre requête de justificatifs tels que l’ancien certificat d’immatriculation, le bilan du contrôle technique ou encore un certificat de non-gage. Désormais, votre unique obligation est d’avoir ces documents à disposition en cas de contrôle du Ministère de l’intérieur.

Deux nouvelles mesures en lien avec les requêtes de carte grise sont à connaître. Tout d’abord, le gouvernement exige un justificatif d’assurance auto pour toute demande d’immatriculation. L’arrêté du 14 août 2017 prévoit de : « Vérifier l’adéquation entre les véhicules assurés et les véhicules immatriculés« . Encore une fois, ce document n’est pas réclamé aux automobilistes lors de leurs démarches en ligne. La seconde mesure vous oblige à lier l’immatriculation de votre véhicule au nom d’une personne détenant le permis de conduire. L’objectif est de lutter contre certaines pratiques comme celle de mettre sa voiture au nom d’un mineur afin d’éviter le retrait de point.

Attention, parmi les documents officiels à conserver précieusement en cas de contrôle, vous trouvez l’ancienne carte grise. Elle doit être gardée durant 5 ans. Pensez donc bien à la demander au vendeur de votre véhicule.

Zoom sur les concept-cars

Vous avez certainement déjà entendu parler des concept-cars, mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit ? Entre fantasme et réalité, ces véhicules, souvent très originaux, provoquent toutes sortes de réactions. OhMyCar vous explique comment et surtout pourquoi les constructeurs misent encore et toujours sur ces prototypes.

Qu’est-ce qu’un concept-car ?

Peugeot Instinct Concept 2017

Un concept-car est une voiture conçue spécialement pour un salon ou un show automobile et produite en très peu d’exemplaires. Elle n’est pas destinée à la vente et sert à révéler les orientations à la fois stylistiques et technologiques entreprises par un constructeur. Les marques préparent toute une stratégie de communication autour de la présentation de ces engins futuristes. De l’image à la vidéo teasing sur les réseaux sociaux, tout est bon pour susciter l’envie et attirer du monde.

Ainsi, l’objectif est de tester les réactions du public sur différents design ou nouvelles technologies avant de les intégrer aux futures gammes. Cela donne souvent des concepts spectaculaires et extravagants.

Les premiers concept-cars sont apparus à l’aube du XXème siècle et sont devenus de plus en plus récurrents dans les salons. Ils permettent aussi de bâtir une image positive pérenne de la firme concernée.

Concept-car : évolution de modèles existants ou création à part entière ?

Subaru XV Concept 2016

Il existe différents types de concept-cars : certains sont particulièrement futuristes et ambitieux tandis que d’autres sont beaucoup plus réalistes. Cette première catégorie invite le visiteur à rêver et à faire un saut en avant de plusieurs années pour se projeter au volant de la “voiture du futur”. Au contraire, la deuxième met en avant les progrès des modèles phares d’une marque, prévus pour un futur proche.

En mars 2016, le constructeur nippon Subaru a présenté un concept de son SUV XV lors du Salon de Genève. L’objectif est d’annoncer les évolutions de sa gamme sur le très court terme puisque la nouvelle génération du XV a été dévoilée en même temps. La version 2018 du crossover reprend de nombreux détails stylistiques du concept. Dans ce contexte, celui-ci fait surtout office de modèle et montre sur quel axe s’est orienté la réflexion des designers.

Renault Trezor Concept 2016

Au contraire, certains concepts ne sont pas pensés pour une commercialisation potentielle, du moins pas en l’état. C’est le cas de Trezor, dessinée par Renault, censée représenter les lignes directrices des prochains véhicules de la marque.

Au moment de sa présentation en septembre 2016, Renault déclarait : “Le style chaleureux et les fonctionnalités orientées confort incarnent une vision de la mobilité de demain et toute la passion liée à l’automobile. (…) L’habitacle offre un avant-goût de l’intérieur des futurs modèles Renault, aux lignes épurées, toujours plus raffiné.” L’idée est de faire évoluer “l’esprit” des gammes au fil du temps, à partir des éléments définis pour la Trezor. Cela semble être un bon filon, puisque depuis sa présentation, le concept a déjà gagné cinq distinctions.

Les concept-cars et la tentation de la copie

Land Rover copié par Landwind

Si les concept-cars permettent d’esquisser l’avenir des firmes, rien ne les protège réellement contre la copie. Une fois que les idées sont publiques, certaines entreprises de plus petite taille n’hésitent pas à les piquer aux plus grands groupes. La pratique est particulièrement répandue en Chine, à l’instar du cas LandWind qui s’est bien inspiré du Range Rover Evoque pour son modèle X7.

Le problème principal pour les constructeurs en question, c’est qu’il n’existe aucune loi internationale de protection du droit d’auteur. Pour pallier à cet obstacle, il est nécessaire de faire enregistrer son dessin localement avant qu’une marque concurrente ne le fasse. C’est un détail qui aurait évité à Range Rover une longue bataille juridique, qui risque en plus de ne jamais aboutir. Par conséquent, la firme propose toujours moins de concepts afin d’éviter les mauvaises surprises.

Malgré ces déconvenues, les concept-cars continuent de prendre une part importante de l’actualité automobile. Le Tokyo Motor Show, qui a lieu tous les deux ans, dédie justement une grande majorité de sa programmation aux prototypes.

Que faire en cas de panne d’essence ?

Oublier de surveiller sa jauge de carburant est une erreur commune qui peut mener à la panne d’essence. Vous roulez et, après une série d’à-coups, votre voiture stoppe net. OhMyCar liste pour vous tous les bons comportements à adopter en cas de panne d’essence.

S’assurer qu’il s’agit bien d’une panne d’essence

Panne essence et capot ouvert

Votre voiture peut s’arrêter subitement pour différents motifs : panne d’essence, crevaison, batterie à plat… Il est donc important d’identifier le problème afin de déterminer comment le traiter. La bonne nouvelle, c’est que la panne d’essence est facilement identifiable et ce, même si vous n’êtes pas un(e) mécano hors pair. En premier lieu, regardez votre jauge essence et votre voyant d’alerte carburant. Si vous êtes à court de combustible, ce dernier devrait être allumé et la jauge au plus bas.

Lorsque votre voyant s’allume, pas de panique, vous avez encore entre 70 et 100 km à parcourir. Cela dit, c’est souvent en repoussant les limites de leur véhicule que les automobilistes tombent en panne. Avant que ça n’arrive, votre voiture a le mérite de vous prévenir. Dans les quelques derniers kilomètres qui précèdent l’arrêt total, votre auto produit des à-coups moteur, qui vont s’amplifier petit à petit.

Attention, il peut arriver que votre jauge essence fasse des siennes et ne fonctionne pas correctement. Cela peut fausser votre diagnostic. Dans le cas où la panne d’essence n’est pas évidente, veillez à écarter les autres types de panne et contactez un dépanneur.

Penser à sa sécurité et celle des autres

Triangle d'avertissement en bord de route

Une panne est un événement imprévu qui peut sensiblement gêner le trafic. Dès les premiers signes de difficultés de votre voiture, enclenchez les feux de détresse afin de prévenir les autres automobilistes. Tenez bien votre droite pour que l’on puisse vous dépasser en cas de nécessité. Si vous en avez la possibilité, arrêtez-vous sur le bord de la route. Sur voie rapide ou sur l’autoroute, privilégiez les voies d’arrêt d’urgence ou, encore mieux, les aires de repos.

Ensuite, évacuez le véhicule de tous ses occupants et placez vous en retrait de la route. Enfilez le gilet jaune de sécurité (obligatoire) afin de placer le triangle rouge d’avertissement (obligatoire également) en amont de votre voiture arrêtée. Il doit être placé au minimum à 30 mètres de distance, mais comptez plus sur l’autoroute ou avant un virage. Attention, si vous n’avez pas ces deux objets dans votre voiture, vous êtes passible d’une amende de 135 €.

Dépanner sa voiture

Pompe à essence diesel et sans plomb

Une fois que vous avez sécurisé le périmètre, vous allez pouvoir régler le problème de panne. Suivant la situation, deux options s’offrent à vous :

Garder un bidon vide dans son coffre

En France, il est interdit de garder un bidon essence rempli dans son coffre pour des raisons de sécurité. Cependant, il peut être utile d’en avoir un vide en cas de panne. Si l’immobilisation du véhicule intervient près d’une station service, vous pouvez vous y rendre pour remplir votre bidon et faire repartir votre voiture.

En revanche, notez que cette solution n’est pas envisageable si vous êtes arrêté(e) sur l’autoroute. Un piéton peut se déplacer sur la voie d’arrêt d’urgence uniquement pour atteindre la borne d’appel la plus proche.

Appeler une dépanneuse

La solution la plus sûre est d’appeler un dépanneur. Le coût de la prestation varie généralement entre 90 et 150 €. Dans le cadre de votre assurance auto, vous avez peut-être souscrit à une assistance dépannage. Pour le savoir, composez le numéro inscrit sur votre vignette assurance, collée sur le pare brise avant. Votre assureur fera alors intervenir un dépanneur agréé.

Voiture de collection : l’assurer, l’immatriculer et l’entretenir

Par bien des aspects économiques et pratiques, la voiture de collection est généralement une bonne affaire. Mais elle nécessite des démarches spécifiques sur le plan administratif et son entretien est plus compliqué que celui d’un modèle récent. Suivez le guide : OhMyCar fait le point pour vous.

Immatriculer une voiture de collection

Immatriculation voiture de collection

Outre l’attestation du statut collector, la carte grise collection permet aux propriétaires de véhicules d’époque de garder les plaques d’immatriculation d’origine sans être contraints d’adopter la norme d’immatriculation SIV, mais aussi d’avoir accès à un contrôle technique allégé, avec des échéances prévues tous les 5 ans.

A l’instar d’une carte grise standard, le certificat d’immatriculation collection peut se demander en ligne, par courrier postal ou directement en préfecture. Outre les frais et le formulaire (avec la mention “véhicule de collection” cochée) à remplir pour obtenir le certificat Cerfa 13750, le dossier d’immatriculation exige un certain nombre de pièces justificatives :

  • Une pièce d’identité valide
  • Un justificatif de domicile valide
  • L’ancienne carte grise standard du véhicule ou à défaut un document attestant la propriété d’origine
  • Une attestation constructeur / concessionnaire / FFVE
  • Un document attestant du contrôle technique
  • Le formulaire de déclaration de cession si vous avez acheté le modèle
  • Un certificat de vente et une copie du document d’immatriculation du pays d’origine si vous avez acheté le modèle à l’étranger ou l’avez importé

L’assurance collection

assurance voiture de collection

Des contrats d’assurance collection sont proposés par des agences spécialisées et des courtiers. Ils proposent la même couverture que pour les véhicules récents mais à des prix bien plus avantageux, en se basant sur le principe que vous ne circulez qu’occasionnellement avec votre voiture de collection. C’est pour cela qu’il est nécessaire de posséder un autre véhicule couvert par une assurance standard, outre les obligations classiques (avoir 21 ans, 3 ans de permis et aucun accident responsable à son actif sur les deux années précédant la souscription) pour accéder à ce type de contrat collection.

Et pour l’entretien ?

entretien voiture de collection

La base technique de la plupart des voitures de collection est plus simple dans son architecture que celle des modèles récents. Aussi, les opérations de maintenance les plus simples peuvent être effectuées à la maison si vous vous y connaissez un peu en mécanique. Sans compter le prix des consommables (pneus, huile moteur, bougies, ampoules…), vous ferez ainsi l’économie de la main d’oeuvre professionnelle.

Sachez en revanche que les plus anciens modèles sont moins résistants à la corrosion que les véhicules récents. En effet, un véhicule âgé de plus de 30 ans embarque évidemment des matériaux plus sensibles qu’un modèle actuel, mais aussi une mécanique plus fragile. Aussi, il est conseillé en premier lieu de garder sa voiture ancienne dans un endroit couvert et sec, à l’abris des intempéries.

Mais le principal problème de l’entretien des voitures de collection réside plutôt dans les réparations importantes : les pièces endommagées ne se remplacent pas si facilement en raison de leur rareté sur le marché. C’est le revers de la médaille ! Si vous possédez un modèle anglais, américain (pour certaines marques) ou allemand, il est possible de passer par les réseaux constructeurs car ces derniers entretiennent leur patrimoine automobile. Aussi, les marques telles que BMW, Audi, Mercedes, Ford, Jaguar, Porsche ou Aston Martin continuent de fabriquer des pièces détachées de leurs anciens modèles et disposent même de professionnels qualifiés pour leur entretien.

Ce n’est pas le cas des constructeurs français et italiens qui ne le font que pour certains modèles, voire pas du tout. Heureusement, vous pouvez compter sur les clubs dédiés pour trouver des pièces d’occasion en bon état. Quant aux véhicules produits par des marques aujourd’hui disparues, la recherche s’avère pour le coup bien plus laborieuse et il faut alors passer par des bourses d’échange, des salons dédiés et des réseaux de passionnés afin d’espérer dénicher la pièce adéquate.

Tout savoir sur la vignette Crit’Air

13Vous avez sans doute déjà entendu parler de la vignette Crit’Air, lancée cette année suite aux pics de pollution importants. Obligatoire dans certaines villes françaises, elle se commande sur un site du gouvernement. Faire l’impasse sur cette nouvelle obligation pourrait vous coûter cher. C’est pourquoi OhMyCar fait le point pour vous et liste tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet.

La vignette Crit’Air : qu’est-ce que c’est ?

Tableau Crit'Air

L’objectif de la vignette Crit’Air est de classer les véhicules selon leur degré d’émissions polluantes par une numérotation allant de 1 à 5. Une fois attribuée, la classe reste valable durant toute la durée de vie de l’engin. Tous les moyens de locomotion sont concernés : voitures, 2 roues, bus, poids lourds… En cas de pic de pollution, certaines catégories peuvent être interdites de circulation. Dans ce cas-là, ce sont les véhicules les moins polluants qui se trouvent épargnés. À Paris par exemple, depuis juillet dernier, les modèles de la classe 5 ne peuvent pas rouler en semaine entre 8h et 20h.

Avec l’année d’immatriculation et la motorisation de votre véhicule, vous pouvez facilement connaître votre catégorie et obtenir votre certificat qualité de l’air. Pour cela, il suffit de rentrer ces informations dans le simulateur du gouvernement. Ensuite, il faut s’acquitter de la somme de 4,18 € qui comprend le coût de la vignette (3,70 €) et les frais d’envoi postal. Une fois réceptionnée, elle doit être placée :

  • sur la fourche pour les 2 et 3 roues
  • à l’intérieur, sur la partie inférieure droite du pare brise avant pour les voitures, bus ou poids lourds.

La vignette est obligatoire dans les villes les plus sujettes aux pics de pollution. La première à l’avoir instaurée est Paris, rapidement suivie par Grenoble. Les métropoles de Lyon, Lille, Strasbourg et Bordeaux sont aussi concernées. D’ici 2020, d’autres villes prévoient de rendre le certificat obligatoire.

L’avoir ou ne pas l’avoir : quelles sont les conséquences ?

Zoom sur pot échappement

Attention, si vous vivez et/ou roulez dans une zone de circulation restreinte (ZCR) où la vignette est obligatoire, ne faites pas l’impasse dessus, car cela pourrait vous coûter très cher. Pour toute voiture roulant sans en avoir le droit (en cas de pic de pollution par exemple) ou bien sans certificat qualité de l’air, une amende est prévue à hauteur de 68 €. Le contrevenant peut aussi voir son véhicule immobilisé. La facture est encore plus salée pour les poids lourds et les bus puisqu’elle s’élève à 135 €.

Au jour du 3 octobre 2017, le gouvernement recense 8 100 000 commandes de certificats depuis le lancement de l’opération. Concernant les avantages et inconvénients pour tous les détenteurs de la vignette, ils sont fixés par les collectivités territoriales. Si les plus polluants se verront imposer des restrictions de circulation, les premières classes pourraient bénéficier de certains avantages. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire apporte quelques idées :

  • Des tarifs de stationnement préférentiels
  • Des voies réservées
  • Des droits d’accès en zone à circulation restreinte

Sachez aussi que vous pouvez obtenir des aides de l’Etat pour toute mise au rebut de voitures diesel datant d’avant 2006.

Vers une évolution digitale ?

Conduite sous tunnel06

L’histoire pourtant très récente de la vignette Crit’Air est amenée à évoluer dans les prochaines décennies. L’IFPEN, un centre de recherche en énergie, transport et environnement, a émis l’idée d’un certificat digitalisé. La classe ne serait plus attribuée en fonction de l’ancienneté de votre voiture, mais en fonction de votre conduite et de votre comportement sur la route. Pour ce faire, le centre propose d’utiliser l’application Geco Air, qui mesure les émissions polluantes grâce aux données GPS. L’idée serait donc de pousser les automobilistes à adopter une conduite moins agressive.

La proposition s’appuie sur une étude réalisée par l’IFPEN. Deux voitures de segment C ont été testées dans les mêmes conditions, soit avec 5 € de carburant et sur le même trajet. Un premier automobiliste a adopté une conduite nerveuse alors que le second a évité les accélérations et décélérations trop rapides. Suite à de multiples essais, le centre de recherche est arrivé à la conclusion que l’on pouvait réduire jusqu’à 20% ses émissions CO2 avec une conduite plus raisonnable.

Un premier prototype de cette vignette connectée est prévu pour 2018.

Acheter une voiture de collection

Une voiture de collection peut incarner un excellent investissement, tant sur le plan financier que pratique. Vous souhaitez acquérir un véhicule collector ? Il est important de garder certains points en tête et de bien réfléchir avant d’acheter. OhMyCar vous livre son guide d’achat de la voiture de collection.

Ne pas confondre véhicule ancien et voiture de collection

Miniatures voitures de collection

Il est important de distinguer un véhicule ancien d’un modèle de collection. Actuellement, une auto doit être âgée de 30 ans minimum pour accéder au statut de voiture de collection et à la carte grise qui va avec. Une base qui pourrait être repoussée à 40 ans par la Fédération Française des Véhicules d’Epoque (FFVE), qui envisage en outre d’exclure les vieux diesels de cette catégorie dans le but de purifier le parc automobile français. Ce dernier, parallèlement aux normes gouvernementales toujours plus strictes quant aux émissions polluantes, se voit envahir de véhicules collector de plus en plus nombreux car les automobilistes les achètent entre autres pour s’alléger de certaines contraintes.

En effet, les voitures de collection incarnent le bon plan par excellence : circulation autorisée dans les zones de circulation restreintes, coûts d’assurance réduits, contrôle technique moins lourd… Or les véhicules anciens qui ne sont pas dotés d’un catalyseur émettent beaucoup plus de pollution que les modèles récents.

Pour un véhicule ancien, il n’y a pas d’âge minimum et tout dépend de l’interprétation selon la situation. Certaines compagnies d’assurance considèrent un modèle comme ancien à partir de 10 ans. Dès lors que sa production de série a été arrêtée depuis 15 ans, un véhicule peut être considéré comme un Youngtimer, autrement dit une voiture ancienne “presque collector” aux yeux de la FIVA (Fédération Internationale des Véhicules Anciens). Le critère de la rareté (série limitée par exemple) peut offrir plus rapidement le statut d’ancienneté.

Où acheter une voiture de collection ?

Salon Rétromobile 2017 (crédit photo Ludovic Barbry)

Pour trouver votre future voiture de collection, plusieurs solutions sont possibles. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des véhicules collector pour tous les budgets. Mais attention à certains pièges ! Par exemple, acheter auprès d’un particulier via les petites annonces peut s’avérer être une excellente affaire, car il est toujours possible de négocier avec une solide connaissance du modèle et des prix du marché. En outre, vous pouvez généralement essayer la voiture. Mais attention : charge à vous de bien inspecter le véhicule à la recherche d’une panne, de rouille et d’oxydation, sans vous laisser berner par une remise à neuf en surface seulement, car selon le modèle que vous choisirez, remplacer certaines pièces peut être un véritable casse-tête.

Aussi, avoir recours à un professionnel, en dépôt-vente ou en enseignes spécialisées (des véhicules abordables aux modèles prestige en passant par toutes les gammes) peut incarner une solution plus fiable, d’autant que vous bénéficierez aussi de conseils pour l’entretien de la voiture et potentiellement d’une garantie. En outre, essai et inspection sur pont sont généralement de mise. Mais la confiance a aussi un prix plus élevé.

Si vous êtes joueur(euse), vous pouvez acheter votre voiture de collection aux enchères, mais cela demande également une certaine maîtrise du sujet. En effet, si ce type de vente peut vous permettre d’obtenir votre élue en dessous du prix du marché, l’effet inverse peut aussi se produire. De plus, vous n’avez pas la possibilité d’aller faire un tour avec pour vous faire une idée. Seul l’historique d’entretien est mis à votre disposition.

Les premium, nouvelles stars du marché automobile

Ces dernières années, le segment des véhicules premium a connu un boom sans précédent, les marques haut de gamme grignotant de plus en plus de parts de marché au détriment des constructeurs généralistes, qui répliquent avec les mêmes armes pour faire face à une concurrence toujours plus féroce. OhMyCar dresse un état des lieux du marché.

Des ventes exceptionnelles pour les marques haut de gamme

Véhicules premium : Mercedes Classe C

Malgré des contraintes toujours plus strictes imposées par les autorités européennes aux constructeurs, le marché automobile est toujours en progression et les marques premium sont les premières à en profiter, notamment grâce aux flottes d’entreprises. Pour autant, les particuliers ne sont pas en reste et la tendance est aujourd’hui nettement en faveur des modèles haut de gamme qui génèrent des ventes records tandis que les chiffres sont en perte de vitesse du côté des généralistes.

L’année 2016 aura été un excellent millésime dans l’hexagone pour des firmes comme Mercedes (+ 12 %), Audi (+ 10 %) ou BMW (+ 13 %) qui dominent le marché européen dans une course au coude à coude pour la première marche du podium, mais a également sonné le grand retour de Volvo sur le devant de la scène automobile européenne, par exemple, dont les ventes n’ont cessé de croître ces dernières années avec l’étoffement de la gamme suédoise initié depuis son rachat par la firme chinoise Geely. En tout, le marché premium affiche sur l’année passée une hausse de 8 % contre seulement 1 % chez les généralistes.

Un marché européen convoité par les marques premium étrangères

Véhicules premium : Infiniti Q30

L’intérêt grandissant des acheteurs européens pour les berlines et SUV d’un standing supérieur ouvre aujourd’hui des opportunités nouvelles pour des constructeurs étrangers comme Mazda ou Jaguar, auparavant tenus en respect par la suprématie du trio Mercedes-BMW-Audi. Aussi, le Vieux Continent attire de nouveaux outsiders à l’instar d’Infiniti, marque premium du groupe Nissan, qui a su exploiter la recherche de nouveauté chez un public lassé par le classicisme des berlines allemandes, en proposant son anticonformiste Q30 suréquipée à l’allure futuriste.

Quant aux filiales premium des groupes généralistes européens, elles se frottent les mains et profitent de l’engouement général entourant le la tendance haut de gamme pour sortir de nouveaux modèles comme le DS7 Crossback chez DS Citroën, afin de donner un nouveau souffle à leurs ventes en misant sur la longueur d’avance que leur confère leur ancienneté sur le marché par rapport aux challengers asiatiques et américains.

La contre-attaque des constructeurs généralistes

Véhicules premium : Kia Stinger

Parallèlement, les constructeurs généralistes sentant le vent tourner offrent une nette montée en gamme à certains de leurs modèles pour reconquérir une clientèle de plus en plus en quête d’exclusivité. C’est le cas de Volkswagen qui, après un fiasco commercial nommé Phaeton, retente une offensive avec sa toute nouvelle Arteon première du nom, une berline coupé affichant les mêmes prix qu’une Audi A5 Sportback.

Un parti pris risqué sur un marché où l’image de marque et le prestige restent des critères de choix importants car au même tarif, d’aucuns préfèreront une premium pure race plutôt que sa cousine d’ascendance plus modeste. Pourtant, les constructeurs généralistes peuvent produire des modèles haut de gamme prometteurs, en témoigne la nouvelle Stinger de Kia qui suscite déjà un enthousiasme général alors même que ses prix ne sont pas encore officialisés.

Ainsi, la frontière entre les segments premium et généraliste tend à devenir de plus en plus ténue dans les années à venir, tandis que les constructeurs spécialisés dans le haut de gamme se tournent vers de nouvelles ambitions : s’offrir une place de choix sur le marché des véhicules tout électriques.