Baromètre auto : le marché des voitures neuves est remonté de 8,9 % en mai

Après un mois d’avril durant lesquelles les ventes se sont montrées quelques peu frileuses, le marché de l’automobile neuve repart sur les chapeaux de roues au mois de mai. Zoom sur des performances qui se hissent à l’excellent niveau des premiers mois de l’année.

Une belle progression des ventes de voitures en mai : + 8,9 %

Evolution des ventes de voitures neuves en France entre mai 2016 et 2017

Après des chiffres de ventes en berne au mois d’avril, force est de constater que les affaires sont reparties de plus belle. En effet, le mois dernier ce ne sont pas moins de 191 419 véhicules neufs qui ont été immatriculés sur le territoire français. Par rapport à l’année 2016, dont le mois de mai n’avait vu s’écouler “que” 175 831 voitures neuves, il s’agit d’une progression des ventes de + 8,9 %, tant sur le mois complet qu’en nombre de jours ouvrés (20 jours en mai 2016 et autant en mai 2017). Si l’on établit la comparaison depuis le mois de janvier 2017, alors le constat est tout aussi réjouissant puisque l’on constate que le marché des véhicules neufs est en hausse de 3,3 % par rapport à l’année précédente. Une augmentation qui correspond à l’immatriculation de 904 344 véhicules neufs depuis le début de l’année 2016, contre 875 076 sur la même période de l’an 2016.

De son côté, le nombre de véhicules roulant au diesel vendus demeure stable par rapport au mois d’avril, en restant de 2 petits points sous la barre des 50 %. Le déclin du diesel ne fait aujourd’hui absolument plus aucun doute, et la part de voitures neuves écoulées usant de ce carburant est passée, en l’espace d’à peine 5 ans, de 73 % à 48 %, soit un écart de – 25 %. Toutes les mesures politiques en place et à venir laissent entendre que le déclin du diesel pourrait même s’accélérer ces prochains mois.

Les ventes d’utilitaires remontent la pente avec + 7,5 % de ventes

Evolution des ventes d'utilitaires neufs en France entre mai 2016 et 2017

Le segments des véhicules utilitaires légers se porte bien également, avec une augmentation de son chiffre de ventes tout à fait honorable de + 7,5 %, en brut comme en jours ouvrés corrigés. Un chiffre qui remonte le moral des constructeurs après la stabilité subit au mois d’avril. Durant mai 2017, 36 844 véhicules utilitaires légers ont été immatriculés dans l’Hexagone, contre seulement 34 283 durant la même période de l’année 2016.

Si l’on se rapporte à la période janvier à mai 2017, les ventes de véhicules utilitaires légers affichent exactement la même hausse que sur le seul mois de mai 2017, à savoir + 7,5 %. En effet sur le laps de temps courant de janvier à mai 2016, 170 514 utilitaires neufs ont trouvé preneurs, contre 183 256 cette année. Les professionnels peuvent donc sourire, le secteur se porte bien, merci !

Les constructeurs automobile retrouvent le sourire

Ventes de voitures neuves par constructeur en France en mai 2017

Après le coup dur du mois d’avril, les constructeurs français ont visiblement décidé de relever la barre ! C’est ainsi qu’avec 103 345 voitures neuves écoulées durant ce mois de mai 2017, les constructeurs français peuvent se targuer d’une hausse de leurs ventes de 8 %. Cette fois-ci, c’est le groupe français PSA, qui regroupe Citroën, DS et Peugeot, qui peut se féliciter d’avoir vendu le plus de voitures particulières : 54 149 sur le mois de mai 2017, soit une hausse de 4,3 % par rapport au même mois en 2016. Le groupe Renault quant à lui, qui gère les marques Renault et Dacia, a immatriculé 49 189 voitures neuves sur le territoire française, soit une augmentation de ses chiffres de 12,5 %.

Cependant les groupes étrangers, s’ils ont écoulés moins de véhicules, en nombre, que leurs concurrents francophones, enregistrent une meilleure progression. On compte en effet 88 074 véhicules vendus, tous constructeurs confondus, pour une croissance de 9,9 %. Parmi eux, le groupe Volkswagen est en tête, avec ses 25 372 voitures neuves vendues le mois dernier, pour une hausse de 11,4 %. Toyota, second sur le podium, relève fièrement la tête lui aussi ; le groupe nippon a écoulé 7 359 auto et affiche une hausse de 10,6 % par rapport à mai 2016. Le trio de tête se referme sur le groupe Ford, qui enregistre la plus belle croissance de tout notre classement : +19,8 % avec 8 229 voitures immatriculées.

Viennent ensuite le groupe FCA, qui peut se targuer également d’une belle croissance de 18,5 % via la vente de 7 883 véhicules neufs ; le groupe BMW, qui voit ses ventes augmenter timidement de 2,2 % avec ses 7 244 voitures neuves écoulées ; mais également le groupe GM qui, à l’aide des ventes de 7 120 de ses voitures particulières, constate une hausse de ses chiffres équivalente à 10 %. Plus réservés, les groupes asiatiques Nissan et Hyundai se contentent respectivement de +3,3 % et + 2,7 % de croissance sur leurs ventes, qui s’élèvent à 6 438 véhicules chez Nissan et 5 612 pour Hyundai. L’allemand Daimler, quant à lui, s’il n’a écoulé que 6 449 voitures neuves en France durant le mois de mai, voit néanmoins ses chiffres grossir de 13,8 %.

Enfin le groupe Volvo, en bon dernier, n’a vendu que 1 565 véhicules le mois dernier. si la performance ne paye pas de mine, elle représente tout de même une croissance forte de 19,1 %, soit la deuxième meilleure de notre classement mensuel.

Baromètre auto : un marché du neuf en recul de 6 % en avril

Si les ventes automobiles de mars affichaient une mine radieuse, celles d’avril font moins bonne figure. Avec une baisse de 6 % en données brutes, le marché du neuf perd de sa superbe après un premier trimestre qui a démarré sur les chapeaux de roues. Pour autant, le bilan de ce mois d’avril n’est pas si négatif.

Une régression des ventes de voitures neuves en France…

Baromètre auto avril 2017 : marché français du neuf

2017 n’arrive décidément pas à trouver son rythme de croisière, avec un marché du neuf fluctuant de mois en mois. Tandis que mars clamait fièrement une hausse des ventes de véhicules neufs de 7 %, avril fait grise mine, enregistrant 171 879 unités écoulées et 6 % de recul par rapport à 2016. En effet, l’année passée à la même période, pas moins de 181 830 véhicules particuliers neufs avaient été vendus. Toutefois, ce constat est à nuancer : la baisse des résultats qu’accuse le mois dernier a été favorisée par deux jours ouvrés de moins qu’en avril 2016 (19 contre 21). Aussi, à nombre de jours ouvrables comparable, avril 2017 retrouve quelques couleurs avec une hausse de 3,9 %. En outre, ce mois d’avril frileux n’empêche pas le marché français du neuf d’afficher une hausse de 2 % en données brutes sur les quatre premiers mois de 2017.

Notons aussi que les ventes de véhicules essence ont devancé celles des diesel pour la deuxième fois consécutive. Sur les 171 879 immatriculations enregistrées le mois dernier, 48,27 % concernent des motorisations essence contre 48,09 % de véhicules roulant au gazole. Si l’on considère les quatre premiers mois de l’année, les deux motorisations arrivent quasiment à égalité : 47,49 % pour l’essence et 47,56 % pour le diesel. Ainsi, 2017 pourrait bien inverser une tendance qui a longtemps été en faveur du diesel.

… mais un marché des utilitaires stable

Baromètre auto avril 2017 : ventes d'utilitaires

Du côté des utilitaires légers (entendez par là les moins de 5,1 t), le marché reste dans le vert, avec une progression de 0,2 %. En effet, ce sont quelques 36 320 unités qui ont été vendues, contre 35 948 en avril de l’année dernière. Les ventes d’utilitaires restent donc au beau fixe et offrent une évolution positive de 7,5 % sur les 84 premiers jours de 2017 grâce aux 146 414 modèles écoulés contre 135 930 en 2016. Les véhicules industriels lourds en revanche, présentent une régression des ventes de l’ordre de 4,5 % par rapport à avril 2016 avec 4 222 immatriculations seulement. Un résultat rattrapé tant bien que mal par une progression de 3,2 % depuis le début de l’année en comparaison des 4 premiers mois de 2016. Le marché des véhicules dédiés aux professionnels est donc plutôt stable et peu affecté par la malédiction d’avril.

Les ventes côté constructeurs : les français boudés

Baromètre auto avril 2017 : ventes par constructeur

Une fois n’est pas coutume, les cancres d’avril sont les constructeurs français ! Avec un recul de 6,8 %, soit 93 492 modèles livrés, les marques hexagonales signent un bilan décevant, en particulier DS qui avoue une baisse vertigineuse de 42,3 %, avec seulement 1 562 ventes à son actif. Si Renault reste en tête des ventes en termes de volume avec un score de 32 423 livraisons, en régression de 9,3 % tout de même par rapport à l’année passée, c’est Peugeot qui limite le mieux la casse avec seulement 2,2 % de recul et 30 885 véhicules écoulés au compteur. Citroën comme Dacia se placent juste en dessous du recul général du marché des véhicules neufs avec respectivement 17 872 (- 5,2 %) et 10 746 (- 5,3 %) ventes.

Les marques étrangères ont mieux géré cette crise puisqu’elles n’enregistrent sur le mois dernier qu’une régression globale de 5 %, avec 78 387 véhicules vendus. Les allemands BMW, Volkswagen et Daimler admettent les plus piètres performances avec des baisses respectives de 10,8 % à 6 548 ventes, 8,5 % à 21 510 unités écoulées et 7,3 % à 5 190 modèles vendus. Volvo ne fait pas vraiment mieux avec – 7 % et reste talonné par Ford (- 6,4 %) et Nissan (- 5,2 %). General Motors pour sa part, concède 3,6 % de diminution des ventes par rapport à avril 2016 avec 6 309 véhicules livrés. Quant à Hyundai, le constructeur coréen traverse les turbulences d’avril sans trop de dégâts puisqu’il limite le recul de ses ventes à 0,8 % avec 5 805 modèles achetés en France.

Seuls Toyota et FCA ont su tirer leur épingle du jeu en ce mois d’avril maussade, avec des hausses des ventes respectives de 0,5 % à 6 787 ventes et 4,8 % à 7 110 livraisons.

L’autre bonne nouvelle reste que malgré les chiffres en descente du mois dernier, les ventes des constructeurs français progressent de 1 % sur les quatre premiers mois de 2017, et celles des marques étrangères de 3 %.

Baromètre auto : état du marché automobile français au 1er trimestre 2017

A l’issue d’un premier trimestre qui présentait des résultats de ventes mensuels en dents de scie, le marché de l’automobile en France garde la tête haute. Augmentation globale des ventes de véhicules, part de l’essence supérieure à celle du diesel… OhMyCar vous expose ce qu’il est important de retenir de l’évolution du secteur depuis le début de l’année.

Des ventes de véhicules neufs en hausse

ventes de voitures et d'utilitaires

Les constructeurs automobile peuvent se congratuler : sur les mois de janvier à mars 2017, les ventes sont au beau fixe quel que soit le segment. Ainsi, sur les ventes de voitures neuves, les chiffres arborent une hausse de 4,8 % par rapport au premier trimestre de l’année 2016, soit 541 065 véhicules immatriculés. Une belle performance, certes, mais pas la meilleure ! En effet si l’on considère uniquement les ventes d’utilitaires légers en France, toutes marques confondus, on remarque une augmentation des ventes de 10,1 % par rapport à la même période l’année passée. Cela représente un total de 110 102 utilitaires vendus à travers le pays.

Si l’on cumule les deux segments des voitures particulières et des véhicules utilitaires, alors la progression d’achat s’élève à 4,8 % pour le premier trimestre 2017. Cette hausse correspond à la vente de 651 167 unités en France depuis le mois de janvier, soit le plus beau résultat sur cette période depuis l’année 2014.

Le diesel en tête, mais en baisse

Ventes de voitures selon le carburant

C’est une première historique : en ce premier trimestre 2017, les ventes de véhicules diesel sont passées sous la barre des 50 %. En effet, le mois de mars s’est achevé avec un pourcentage de 47,4 % de véhicules consommant du diesel vendus dans l’Hexagone. Une donnée suivie de près par les véhicules essence, qui représentent 47,24 % des ventes sur la période janvier à mars 2017. La différence entre les deux types de carburant ne tient qu’à 868 ventes de véhicules, soit 256 483 pour ceux de type diesel et 255 615 pour ceux roulant à l’essence. Cette baisse des ventes de véhicule diesel s’explique par les nombreuses mesures restrictives prises par les politiques à l’encontre de ce carburant, jugé très polluant.

Parallèlement à cela, les énergies alternatives se développent gentiment. Ainsi les voitures hybrides et électriques connaissent une amélioration de leurs chiffres de ventes sur le premier trimestre 2017. Les premières se sont vendues à 21 290 unités contre 16 922 au premier trimestre 2016, et représentent aujourd’hui 3,93 % des ventes de voitures et utilitaires en France contre 3,28 % l’année précédente. Les véhicules électriques, quant à eux, se sont écoulés à 7 402 exemplaires depuis le début de l’année 2017, contre 6 022 immatriculations sur la même période en 2016. En conséquence de quoi, les véhicules et utilitaires électriques représente aujourd’hui 1,37 % du marché automobile français, contre 1,17 % l’an passé.

Les autres carburants alternatifs que sont le superéthanol, le biocarburant essence + GPL + GNV et le GNV seul, ont une part stable au sein du marché automobile depuis l’année 2016. A eux trois, ils représentent 0,05 % des véhicules vendus en France depuis janvier 2017.

Les SUV en nette progression

Ventes de voitures selon la carrosserie

Les voitures particulières d’entrée de gamme voient leurs ventes régresser légèrement, bien qu’elles demeurent majoritaires (53 % des ventes sur le premier trimestre 2017). Les gammes moyennes, supérieures et de luxe quant à elle, demeurent stables dans leurs chiffres de ventes, qui s’élèvent respectivement à 27 %, 13 % et 6 % du marché automobile français. Pour autant, si l’on regarde les voitures neuves vendues par type de carrosserie, on constate que le seul segment en hausse par rapport à l’année passée est celui des SUVs, qui passe de 27 % à 30 % entre 2016 et 2017.

Les carrosseries berlines et breaks quant à elles, connaissent un léger déclin qui les fait respectivement à 51 % et 7 % des voitures particulières vendues au cours du premier trimestre 2017. Les autres segments tels que les breaks, combispaces, coupés / cabriolets et monospaces demeurent stables, bien que leurs volumes de ventes soient minoritaires. Ainsi, ensemble, ces carrosseries représentent 6 % du total de voitures particulières neuves vendues depuis le début de l’année.

Voitures et constructeurs en tête au premier trimestre 2017

Classement des ventes de constructeurs de voitures

Les constructeurs français se démarquent en ce premier trimestre 2017 en tenant 53,8 % du marché automobile de l’Hexagone, contre 46,2 % pour les groupes étrangers. Exception faite de la marque Dacia, qui affiche un recul de 33,3 %, tous les constructeurs français achèvent ce début d’année en progression honorable par rapport à la même période en 2016. En tête des marques sur le territoire, Renault et ses 106 717 voitures immatriculées depuis janvier 2017. Suivent ensuite Peugeot avec 93 750 véhicules vendus, puis Citroën qui a écoulé 55 068 unités et Dacia qui en a immatriculées 30152. Enfin, DS est en nette perte de vitesse puisque le constructeur a vendu seulement 5 554 voitures depuis le début de l’année.

Le classement officiel des 10 voitures particulières les plus vendues en France sur le premier trimestre 2017 reflète bien les tendances du marché actuel, tant au niveau des constructeurs et des carrosseries. Ainsi citadines et SUVs occupent la majeure partie de cette sélection qui, par ailleurs, ne comprend que des constructeurs français.

  1. Renault Clio IV
  2. Peugeot 208
  3. Peugeot 2008
  4. Peugeot 308 II
  5. Renault Captur
  6. Citroën C3 II
  7. Peugeot 3008 II
  8. Dacia Sandero
  9. Renault Mégane IV
  10. Renault Twingo III

On ne peut qu’espérer une croissance encore meilleure à l’issue du prochain trimestre !

Baromètre auto : de bons chiffres de vente en mars 2017

A l’issue de ce premier trimestre 2017, les achats et ventes de véhicules neufs en France se portent résolument bien. Il faut dire que suite aux résultats mitigés de février, les constructeurs ont redressé la barre. Résultat ? Les chiffres de mars se portent bien, merci.

Un bilan des ventes positif en mars

Ventes de voitures neuves en mars 2017

 

Alors qu’au mois de février les ventes de voitures neuves affichaient un recul de 2,9 % sur le territoire, le printemps fait non seulement fleurir les champs, mais également les achats automobiles, qui ont grimpé de 7,0 % par rapport à l’année passée. Concrètement, 226 145 modèles ont été immatriculés sur cette période, qui comptait 23 jours, soit un jour de plus qu’en 2016, pendant laquelle 211 254 voitures avaient trouvé preneur. Même constat pour les utilitaires, dont la vente de 44 583 unités contre 38 728 en mars 2016 font croître le résultat du segment de 15,1 % cette année !

Des modèles de véhicules révolutionnaires ? Des campagnes de publicités réussies ? Sans doute, mais cette hausse du marché s’explique aussi par bon nombre de ventes tactiques de la part des constructeurs. En effet, 30 % des voitures neuves ont été envoyées aux loueurs ou aux concessionnaires en tant que véhicules de démonstration ou collaborateurs.

Les ventes de véhicules essence supérieures au diesel

Ventes d'utilitaires neufs en mars 2017

Les multiples mesures qui entrent en vigueur depuis plusieurs mois pour écarter le diesel des axes routiers, combinées à la prise de conscience écologique des automobilistes comme des constructeurs, commencent à se faire sentir. Dans la continuité de du mouvement initié en janvier, la part du diesel est en constante diminution, à tel point qu’au mois de mars, seuls 47 % des automobilistes ont opté pour l’achat d’un véhicule diesel, contre 47,9 % pour un véhicule roulant à l’essence !

Parallèlement à cela, les véhicules hybrides gagnent du terrain petit à petit, pour atteindre fin mars 2017 3,8 % de croissance de ventes en France. Soit un bond de 46 % par rapport au mois de mars de l’année passée. Enfin, les véhicules électriques représentent pour leur part 1,17 % des ventes totales de véhicules en France sur le mois de mars. Qui oserait encore dire que rouler propre est une utopie ? En effet, grâce aux efforts des constructeurs, la France peut se targuer d’avoir diminué de 0,6 % ses émissions moyennes de CO2 sur la période février-mars 2017, par rapport à la même période en 2016. Une baisse faible, certes, mais il faut un début à tout.

Détail des ventes de véhicules particuliers par constructeur

Ventes de voitures neuves en mars 2017 par constructeur

Alors que le marché de l’automobile affiche une croissance rassurante en mars 2017, les constructeurs français s’imposent sur leur territoire. Là où ils arborent leurs 123 768 voitures immatriculées et 6,9 % de croissance, les groupes étrangers présentent, eux, 102 377 véhicules vendues, ce qui représente une hausse de 7,3 %.

Au sein des constructeurs de l’Hexagone, c’est PSA qui sort du lot, avec 62 973 véhicules neufs immatriculés en mars, pour une croissance de 8,5 % de ses ventes. Ce sont respectivement les marques Peugeot, Citroën puis DS qui réalisent les meilleures ventes, avec 39 161 (soit 12,4 % de croissance), 21 599 (+ 8,9 % d’augmentation) et 2 213 (perte de 34,1 %) voitures neuves immatriculées. DS, dernier constructeur au classement du groupe PSA en mars, est en net recul ! Le groupe Renault quant à lui, arbore pas moins de 48 609 véhicules vendus pour sa marque Renault le mois dernier, soit une hausse de 4,3 %. Dacia de son côté, a écoulé 12 167 voitures, pour une hausse de ses ventes de 9,5 %.

Chez les groupes étrangers Volkswagen, désormais talonné par Dacia, affiche des ventes en recul pour le second mois consécutif, avec 8,7 % de décroissance en mars pour 12 842 exemplaires vendus. L’américain Ford de son côté, a immatriculé 10 046 véhicules neufs pour une croissance de 5,6 %. Du côté de l’Asie le constructeur Toyota, avec ses 9 707 ventes de voitures neuves, connaît un décollage fantastique de 34 % ! Soit le double de l’italien Fiat qui, du haut de ses 7 684 ventes, est en hausse de 17,6 %. Enfin, les constructeurs premium allemands Mercedes et Audi présentent des chiffres extrêmement serrés, puisque le premier atteste d’une très légère avance avec 6 587 ventes (+ 15,5 % de croissance) contre 6 504 véhicules neufs immatriculés pour la marque aux anneaux, soit 6,3 % de croissance.

Le marché des véhicules SUV s’envole en 2017 !

En 2016, le segment des crossovers et SUV a explosé pour représenter plus de 60 % des ventes de voitures en Europe et aux Etats-Unis. En ce début 2017, le marché se porte toujours aussi bien et les SUV pourraient demeurer encore un moment au sommet.

Un développement des ventes faramineux en 2016

Le SUV New Renault Captur Genève 2017

L’année 2016 a vu ses ventes de SUV crever les plafonds ; celles-ci ont en effet représenté plus de 60 % des achats de voitures neuves des deux côtés de l’Atlantique. En effet du côté du Nouveau Monde, les ventes de grands SUV se sont vues gratifiées d’une augmentation confortable de 21,6 % tandis que celles des autres segments de voitures spacieuses ont diminué de 44,7 %. Même rengaine sur le Vieux Continent qui a connu, en 2016, une hausse de 21,4 % des immatriculations de SUV par rapport à 2015.

Une croissance insolente qui fait de ces grands baroudeurs les véhicules les plus achetés en Europe, devant les voitures compactes et les citadines. Ainsi l’année passée, 1 véhicule acheté sur 4 était un SUV ; plus précisément, ce segment possède 25,7 % des parts de marché sur les ventes de véhicules neufs en Europe.

Les SUV, des véhicules très sûrs mais plus coûteux

Le SUV Renault Kadjar Genève 2017

Initialement classés en segment D, les SUV se revendiquent haut de gamme. Malgré cela, les consommateurs réclament toujours plus de SUV, comme en témoignent le Mondial de l’Automobile de Paris, en 2016, ou encore le Geneva International MotorShow 2017 (GIMS), qui vient tout juste de fermer ses portes le 19 mars dernier.

Pourquoi un tel engouement ? Si tous les leviers d’achats ne sont pas identifiés, on constate tout de même que les SUV sont des véhicules très sûrs : par exemple, le Renault Kadjar a obtenu 5 étoiles auprès de l’organisme EuroNCAP. Par rapport à une compacte classique, il protège protège davantage les piétons (74 % contre 71 %) et les adultes (89 % contre 88 %), mais un peu moins bien les enfants (81 % contre 87 %). De même les SUV, comme les crossovers, ont l’avantage de disposer d’une habitabilité et d’une modularité optimisées comparativement aux segments des berlines, citadines et compactes.

De plus, on estime que les SUV présentent un surcoût moyen de 9 % sur leurs séries de base par rapport à une berline de même catégorie dans une finition supérieure. Si l’on compare un SUV type Renault Kadjar à une voiture compacte comme la Renault Mégane, alors cette différence de budget se fait encore davantage ressentir. En effet, la consommation en carburant du Kadjar est supérieure de 11 % en moyenne à celle de la Mégane, tandis que cette dernière coûte à l’achat, à motorisation et niveau d’équipement équivalents, 14 % de moins que le SUV français.

Le SUV Peugeot 3008, leader de son segment en 2017

Le SUV Peugeot 3008 sur route

En 2016, c’est le redoutable Renault Kadjar qui se targuait (à juste titre) de ses 38 147 immatriculations sur l’année entière. Mais depuis c’est un autre modèle français, le Peugeot 3008, qui a raflé au Kadjar son titre de leader ; en effet le SUV du groupe PSA a connu, depuis sa sortie en septembre 2016, une ascension fulgurante !

Ainsi sur les deux premiers mois de l’année 2017, la marque au lion détient déjà à elle seule 7 % des parts de marché sur le segment des SUV. Ce grâce à son 3008 d’une part, mais également du fait de son second SUV, le Peugeot 2008, qui rencontre lui aussi un franc succès auprès du grand public. Pour preuve, le véhicule compact regroupe 3,5 % des parts de marché sur les ventes de voitures neuves depuis le 1er janvier 2017. Rien que cela !

Les SUV, futurs maîtres du marché de l’automobile ?

Le SUV Alfa Romeo Stelvio Genève 2017

Pour s’adapter à tous les marchés et toutes les typologies d’automobilistes, les constructeurs diversifient leurs gammes et sortent de leur zone de confort, à l’instar d’Alfa Romeo, qui se lance tout juste sur le marché des SUV avec le Stelvio. Également, le segment s’ouvre à d’autres formats de SUV, plus compacts, avec une consommation en carburant diminuée, de même que les capacités hors-route. Ces nouveaux SUV se tournent davantage vers la catégorie B, ce pour correspondre aux attentes des consommateurs urbains et ceux aux revenus modestes.

Les constructeurs l’ont bien compris, sauf cas de force majeure liée, par exemple, à une explosion du cours du pétrole, le SUV devrait continuer sa folle ascension vers le succès. Le spécialiste IHS estime même que d’ici 2020, les ventes de SUV premium devraient doubler, tandis que l’entreprise MarketsandMarkets postule que la production mondiale de ce type de véhicule devrait atteindre les 30,2 millions d’unités à la même période.

Preuve inexorable sur la montée en suprématie des SUV : même les constructeurs Alpine et Lotus, pourtant spécialisés dans la production de sportives haute compétition, envisagent de développer leur propre gamme de ces grands baroudeurs. A bon entendeur…

Baromètre auto : achats et ventes de voitures en février 2017

Si le mois de janvier s’est avéré florissant pour les constructeurs automobiles, on ne peut malheureusement pas en dire autant de février. En effet, le marché automobile français affiche aujourd’hui une baisse de 2,9 % des ventes de voitures neuves par rapport à l’année passée. Malgré tout, le bilan est mi-figue mi-raisin.

-2,9 % sur les ventes de voitures neuves en France

Ventes de voitures neuves en février 2016 et 2017

Pour le mois de février 2017, le moins que l’on puisse dire est que le bilan des ventes automobiles est mitigé. Avec un total de 161 885 immatriculations sur le mois, le marché français présente une baisse de 2,9 % par rapport à février 2016… en données brutes ! En effet, si l’on rapporte les chiffres du marché au nombre de jours ouvrés par rapport au même mois l’an passé (21 jours en février 2016 contre 20 en février 2017), on constate alors une joyeuse surprise puisque les ventes de voitures neuves ont augmenté de 2 %.

Cependant, si l’on observe les chiffres sur une plus large échelle, à savoir la période “janvier-février 2017” comparée à celle de 2016, le tableau est de suite plus réjouissant. Ici, avec 314 931 véhicules particuliers achetés, le marché affiche une hausse de 3,2 % en données brutes, contre seulement + 0,8 % au nombre de jours ouvrés comparables. Pour information, la période janvier-février 2017 comptait 42 jours, contre 41 pour les deux premiers mois de 2016.

De son côté, le budget moyen des intentionnistes d’achat auto augmente doucement mais sûrement : de 17 090 € en janvier 2017, il est passé à 18 572 € en février. Les clients prendraient-ils davantage leur temps pour mettre un prix supérieur et, en définitif, une qualité améliorée dans leur véhicule ? La question mérite d’être posée.

Le marché d’occasion, pour sa part, a toujours une légère avance sur le marché de la voiture neuve. Ainsi, 453 776 véhicules particuliers auraient été vendus durant le mois de février 2017, soit une hausse de 3,3 % par rapport à 2016. Si l’on fait le comparatif pour la période des deux premiers mois de l’année, on remarque une fois de plus que l’augmentation du marché de l’occasion croît gaiement, avec 916 688 autos écoulées, soit 2,1 % d’augmentation par rapport à la même période en 2016.

+4,2 % sur les ventes d’utilitaires en France

Ventes d'utilitaires neufs en février 2016 et 2017

Le moins que l’on puisse dire est que les ventes d’utilitaires légers neufs se portent bien. Avec 34 616 véhicules écoulés au mois de février 2017, le marché affiche une croissance de + 4,2 % en données brutes par rapport au même mois en 2016. Mieux encore, si l’on prend les chiffres en nombre de jours ouvrés comparables à février de l’an passé, alors les ventes de véhicules utilitaires neufs sont en progrès de 9,4 % ! Un superbe bond en avant, dès le début d’année !

Si, comme pour les voitures de tourisme neuves, on prend la peine d’observer les chiffres du marché sur la période des deux premiers mois de l’année, les ventes d’utilitaires prêtent encore à sourire. En effet, ce ne sont pas moins de 65 536 véhicules qui ont été immatriculés durant les mois de janvier et février 2017, soit une augmentation en données brutes de 7 % ! A nombre de jours ouvrés comparables, le marché affiche tout de même + 4,4 % d’achats d’utilitaires. Le moins que l’on puisse dire est que, pour le moment, les ventes de véhicules utilitaires légers neufs se portent mieux que celles de voitures pour particuliers.

Quelle progression pour les ventes des constructeurs en février 2017 ?

Comparaison des ventes de voitures par constructeur en février 2016 et 2017

Si en janvier les constructeurs affichaient presque tous une croissance positive de leurs ventes, cela n’est pas le cas pour le mois de février. Les augmentations et diminutions de croissances façonnant l’état global du marché, il n’y a néanmoins rien d’étonnant ici.

C’est ainsi que les deux groupes français affichent une baisse du nombre de ventes de véhicules neufs pour le mois passé. Avec 55 804 immatriculations écoulées, le groupe PSA est certes le français qui a vendu le plus de voitures, mais également celui qui affiche la diminution la plus importante, s’élevant à – 5,3 % par rapport à février 2016. Le groupe Renault quant à lui, a vendu 51 572 unités mais ne voit son chiffre baisser que de 2,4 % par rapport à l’année précédente.

Concernant les groupes étrangers, les chiffres présentent une importante variabilité. Ainsi le groupe Volkswagen, avec ses 20 720 unités vendues, affiche une baisse de 5,2 % par rapport à février 2016. Le groupe FCA pour sa part, prend le contre-pied de l’allemand, puisque s’il n’a immatriculé que 10 704 véhicules neufs, il arbore fièrement une hausse de ses chiffres de vente de 5,7 % par rapport à la même période l’année passée.

De son côté, le groupe Ford est timide, avec 9 983 véhicules neufs achetés par ses clients, mais une hausse de seulement 0,9 %. Au contraire, Toyota fait dans l’exubérance avec une augmentation du nombre de ses ventes de 26, 2 % en février 2017 par rapport à février 2016, pour seulement 9 024 voitures écoulées ! Le groupe General Motors avance à son rythme, avec 7 211 véhicules neufs immatriculés en février 2017 et une croissance légère de + 1,6 %.

On ne peut pas dire que le mois ait été prolifique pour les groupes Nissan et BMW. En effet, le premier, avec l’immatriculation de 6 572 véhicules neufs, voir sa croissance diminuer de 14,2 % entre février 2016 et le même mois de 2017. Quant à BMW, s’il a vendu à peine moins de voitures neuves que son concurrent (6 508 en février 2017), sa baisse de croissance est bien moindre puisqu’elle se limite à – 2,6 %.

Hyundai et Daimler ne fanfaronnent pas, toutefois leurs chiffres de ventes ne sont pas en berne puisque le premier expose une croissance de + 5,1 % pour 5 150 voitures neuves vendues. Le second, Daimler, se fait plus modeste avec seulement + 1,6 % de croissance sur son chiffre de ventes et 6 370 véhicules immatriculés.

Enfin, le groupe Volvo Cars est sûrement le plus mitigé des constructeurs. S’il est loin derrière tous les précédents, avec seulement 1 638 voitures neuves écoulés, Volvo affiche pourtant la plus importante croissance avec + 27,8 % de ventes en comparaison au mois de février 2016 !

Baromètre auto, les achats et ventes de voitures en janvier 2017

Sur l’année 2016, la vente de véhicules neufs, tous segments confondus, a progressé de 5,1 %. Et le moins que l’on puisse dire est que 2017 commence sur les chapeaux de roues ! Laissez-vous guider par notre analyse des ventes et achats de voitures neuves sur le mois de janvier 2017.

+10,6 % sur les ventes de voitures neuves en janvier

Evolution des ventes de voitures neuves entre janvier 2016 et janvier 2017

A la fin du mois de janvier 2017, ce sont déjà 183 975 véhicules neufs qui ont été immatriculées en France, soit une augmentation de + 10,6 % par rapport à la période de janvier 2016. Cette dernière a bénéficié de 2 jours ouvrés de moins que janvier 2017 (20 jours contre 22 cette année) ; si la différence est minime, elle explique partiellement le résultat du mois. En effet à bilan net (jours ouvrables équivalents), on obtient un score de + 0,5 % sur la période de janvier 2017.

Plus précisément, la hausse d’achat des véhicules de tourisme s’élève à + 10,6 % sur le mois de janvier, avec 153 055 ventes, sachant que le budget moyen d’achat des particuliers s’élève à 17 090 € pour une voiture neuve. Les véhicules utilitaires légers de moins de 5 tonnes arborent, quant à eux, une augmentation de 10,3 % des ventes par rapport à la période de janvier 2016, ce qui correspond à l’immatriculation de 30 920 utilitaires. Enfin, les véhicules industriels lourds de plus de 5 tonnes affichent eux aussi un très net progrès, puisque 3 997 unités ont été achetées, soit un bond de + 14,1 % !

Enfin, nous jugeons important de noter que le marché de la voiture d’occasion prend de plus en plus d’ampleur. Déjà trois fois plus important que celui de la voiture neuve en France, le marché de l’occasion s’offre le luxe d’une hausse de 8 %, avec pas moins de 462 924 voitures particulières vendues !

L’achat de véhicules diesel tombe sous les 50 %

part des voitures diesel vendues en janvier 2017

Sur les 183 975 véhicules neufs vendus le mois dernier, la part des ventes de voitures à motorisation diesel prend un coup dur en tombant sous la barre symbolique des 50 %. En effet, sur le mois de janvier 2017, ce sont seulement 47,9 % de véhicules roulant au gasoil qui auront trouvé preneurs. Le bât blesse d’autant plus que sur la même période en 2016, l’achat de voitures diesel représentait encore 52,1 % du chiffre d’affaires du marché de l’automobile. Restons toutefois réalistes ; le segment décline gentiment depuis l’année 2012, lorsque la part de ventes de véhicules diesel atteignait encore 73 %.

La progression des ventes par constructeur, en janvier 2017

Nombre de voitures vendues et variance entre janvier 2016 et janvier 2016

Les constructeurs automobile du monde entier ont vu leur progression sur les ventes de voitures neuves évoluer plus ou moins fortement, dans le bon sens… ou le mauvais. On peut néanmoins retenir qu’il y a clairement du mouvement chez tous les constructeurs.

Pour commencer, les groupes français demeurent leaders sur leur territoire avec un cumul de 10,8 % des ventes ! PSA, en tête, a vendu 47 056 voitures neuves, soit une croissance de + 9,7 % par rapport à la même période en 2016. Renault, quant à lui, a écoulé 36 117 véhicules pour une croissance de + 12,8 %. Les groupes étrangers ne sont néanmoins pas en reste, avec des scores très variables. Volkswagen, premier constructeur mondial en 2016, a ainsi vendu 10 519 voitures sur le mois de janvier 2017, affichant une croissance de +1,9 %. Toyota, avec ses 7 929 ventes d’autos et ses 16,6 % de croissance, est talonné par Ford, qui a immatriculé 7 118 véhicules le mois dernier pour une hausse de 39,2 % de ses ventes !

Le nombre d’achat de voitures neuves est ensuite très serré pour les groupes FCA, BMW, General Motors, Nissan et Hyundai. En effet, FCA a annoncé la vente de 6 182 voitures, soit une augmentation de 19 % par rapport à la même période l’année passée. BMW a, pour sa part, écoulé 5 928 immatriculations pour un progrès de 5 % tandis que General Motors marche dans les pas du groupe allemand, avec 5 472 voitures neuves vendues et une hausse de 14,2 %. Nissan et Hyundai, de leur côté, ont écoulé respectivement 5 102 et 5 013 véhicules neufs en janvier 2017, grâce auxquels ils ont progressé de + 11,1 % et 22,6 %.

Enfin, loin derrière, on trouve les constructeurs Daimler et Volvo Cars, qui seuls n’affichent pas de progression positive pour le mois dernier. Daimler a en effet immatriculé 2 430 autos, ce qui fait chuter ses ventes de – 10,4 % par rapport à la même période en 2016. Concernant Volvo Cars, la chute est un peu plus importante encore, avec seulement 1 082 autos vendues pour une évolution négative de – 19 %.

Voitures électriques, achats et ventes en 2016

L’année 2016 a été prolifique pour le marché des véhicules électriques. Les constructeurs ont présenté de nombreux modèles, preuve de leur engagement dans ce segment écologique, qui attire de plus en plus d’automobilistes. OhMyCar vous présente son baromètre 2016 pour l’achat de voitures électriques.

L’électrique en 2016, une année record

Evolution des ventes de véhicules électriques en 2015 et 2016

Au cours de l’année passée, ce ne sont pas moins de 27 307 véhicules électriques qui ont été vendus en France, ce qui représente une hausse des ventes de 26 % par rapport à l’année 2015. Celle-ci s’explique par le fort développement de l’offre des voitures électriques, ainsi que l’importante augmentation des points de charge accessibles au public sur l’ensemble du territoire français. Ainsi sur les douze derniers mois, pas moins de 57 % de points de recharge supplémentaires ont été installés à travers l’Hexagone.

Le bilan global du développement des ventes de voitures électrique est surtout porté positif par les véhicules particuliers, qui comptent aujourd’hui pour 1,08 % des ventes totales d’automobiles dans le pays. Les véhicules utilitaires électriques, utilisés par les professionnels, représentent quant à eux 1,35 % des ventes totales de véhicules utilitaires en France.

Les ventes de voitures électriques, côté particuliers

Evolution des ventes de véhicules électriques particuliers en 2015 et 2016

Le segment qui s’est le plus développé en termes d’achat de voitures électrique est indéniablement celui des véhicules de tourisme, qui supporte une hausse de 26 % de ventes par rapport à 2015. Ceci s’explique par exemple, par l’arrivée du SUV Tesla Model X, de la berline Hyundai Ioniq, ou encore de la citadine Citroën e-Mehari. Également, la fameuse Renault ZOE a profité du Mondial de l’Automobile à Paris pour vanter sa nouvelle forme olympique, puisque la citadine est aujourd’hui capable de parcourir 300 km en conditions réelles.

PDm des modèles de véhicules électriques en 2016

C’est d’ailleurs cette petite française qui domine aujourd’hui le marché des ventes de voitures électriques aux particuliers avec 50,3% des parts de marché, qui représentent quelques 11 404 immatriculations pour l’année 2016. L’auto est disponible neuve au prix de 23 600 €, hors déduction du bonus écologique de 6 000 €, sachant que le budget moyen des acheteurs de la Renault ZOE s’élève, en 2016, à 17 210 €.

On ne retrouve que des citadines électriques sur le podium, puisque ce sont les petites Nissan Leaf et BMW i3 qui comptabilisent le plus de ventes sur le segment en 2016. Les acheteurs ont en effet acquis respectivement 3 887 citadines Nissan Leaf et 1 347 voitures BMW i3.

Egalement, il est intéressant de constater que les personnes qui demandent un essai en concession pour un véhicule électrique le font avec l’intention d’acheter un véhicule allant de 6 mois à 1 an à compter de cette demande.

Les ventes de voitures électriques, côté professionnels

Evolution des ventes de véhicules électriques utilitaires en 2015 et 2016

Le segment des véhicules utilitaires électrique, quant à lui, voit son bilan 2016 plus mitigé que celui des véhicules pour particuliers. En effet, avec une hausse annuelle de seulement 12,9 %, l’achat de voitures par les professionnels ne joue pas un rôle moteur dans le développement du marché de l’automobile électrique.

Le podium est toujours tenu par l’utilitaire Renault Kangoo Z.E., qui s’est toutefois moins vendu qu’en 2015 avec une baisse de 15,9 7 %. Toutefois, Renault compte bien compenser cette diminution des ventes de son utilitaire phare en élargissant sa gamme ; ainsi, le constructeur vient de dévoiler officiellement son prometteur Master Z.E. au Salon de Bruxelles. Les seconde et troisième marches du podium des véhicules professionnels électriques sont maintenant occupés par le Ligier Pulse 4 et le Peugeot Partner, dont les ventes ont explosées, respectivement de + 249 % et + 212 %.