Le Peugeot Rifter à l'essai

Essai Peugeot Rifter

Désormais baptisé Rifter, l’ancien Partner souhaite en finir avec son image presque rasoire. Pari réussi, nous assistons à une belle évolution en termes de silhouette, d’habitacle, d’équipements et de conduite. Le véhicule offre des prestations surprenantes pour son segment. Découvrez notre essai de cet étonnant ludospace ainsi que nos impressions.

Presque aussi séduisant qu’un SUV

Beau dessin pour le ludospace Rifter

Le Rifter appartient à la catégorie des ludospaces. A mi-chemin entre monospaces et SUV, ils souffrent d’une image négative due à leur passé en tant qu’utilitaires. Il est vrai qu’ils sont reconnus pour leur confort et leur modularité mais certainement pas pour leur physique pour le moins désavantageux. Pour briser ce mauvais sort, Peugeot n’a pas seulement procédé à un simple restylage puisque le Partner se transforme en Rifter. Ce nouvel homonyme marque le début de sa reconquête.

Plus aventureux, le Rifter puise son inspiration dans les codes esthétiques des SUV. Il partage la même plateforme EMP2 que son cousin, le Peugeot 3008, proclamé voiture de l’année en 2017. Coïncidence ? Rien de mieux pour réaliser sa renaissance en beauté. Il adopte en effet des sabots de protection, un code stylistique 100% crossover. Il se muni d’une nouvelle signature lumineuse à LED pour bien aiguiser son regard et de boucliers renforcés.

Notre modèle d’essai, en finition GT Line, se reconnaît physiquement à l’aide de son contour de calandre, de coques de rétroviseurs et de barres de toit couleur Noir Onyx.

Le Rifter à la forme cubique ne peut pas prétendre avoir une silhouette dynamique mais sa nouvelle allure affirme son caractère. Il rentre parfaitement dans l’air du temps et donne un sacré coup de vieux à son modèle original.

Espace et modularité sont les mots d’ordre

Coffre géant du Peugeot Rifter

Même si visuellement notre Rifter a fait un bond en avant, c’est à l’intérieur qu’a eu lieu le plus gros du changement. Désormais on retrouve le i-cockpit présent chez un bon nombre de véhicule Peugeot. Il y a donc le volant méplat et l’écran multimédia 8’’. Ce dernier est légèrement incliné vers son conducteur et offre ainsi une meilleure visibilité. L’écran de bord numérique n’est pas au programme, c’est un compteur analogique qui montre le bout de son nez. On sent que l’ergonomie a été particulièrement travaillée. Du sol au plafond, on trouve de multiples rangements dont notamment une double boîte à gant. Globalement, on trouve l’ensemble moderne et agréable à regarder. La qualité des matériaux n’a rien d’extraordinaire mais l’assemblage soigné rend l’habitacle harmonieux.

Les sièges sont assez confortables. A l’arrière on a de l’espace : trois personnes peuvent largement s’y installer confortablement. Avec sa garde au toit géante, impossible de vous sentir à l’étroit. Et cette sensation est sensiblement la même au niveau de vos genoux, et même pour celui qui logera au milieu. Le Rifter a enfin opté pour des fenêtres ouvrantes électriques et propose deux portes coulissantes. Il est donc facile d’accéder à l’arrière.

De série, la banquette arrière 1 /3 – 2 /3 se rabat facilement. Mais vous pouvez aussi choisir des sièges individuels et escamotables en option qui se replient sans problème. Ainsi, le coffre offre un volume allant de 775 litres à 3 500 litres (une fois le siège passager avant rabattu). Cette belle performance est uniquement valable sur la configuration 5 places. En version longue (7 places), vous pourrez compter sur un volume atteignant 4 500 litres. Il y a la possibilité d’installer la lunette arrière à mi hauteur pour compartimenter le coffre. On apprécie la modularité. Il s’ouvre via un large hayon pénible à manipuler mais la lunette arrière propose une ouverture indépendante.

Le Rifter se modernise

Ecran tactil 8'' du Peugeot Rifter

Peugeot a choisi de proposer 3 niveaux de finition, nommés à l’identique comme sur ses berlines, soit Active, Allure et GT Line.

L’entrée de gamme Active démarrant à 23 150 € inclut le Pack Safety (reconnaissance des panneaux de vitesse et recommandations, alerte de franchissement de ligne et freinage automatique d’urgence), l’aide au démarrage en côte, les feux de croisements automatiques, un régulateur et limiteur de vitesse, des barres de toit, le verrouillage centralisé des portières, un volant réglable en hauteur et profondeur, des prises USB et un système audio RDS MP3 avec écran 3.5’’.

La finition intermédiaire Allure (24 650 €) reçoit, en plus, des freins de stationnement électrique, l’aide au stationnement arrière, la climatisation automatique bizone, la radio connectée à écran tactile 8’’ compatible avec Mirrorlink, CarPlay et Android Auto et beaucoup d’autres équipements visés à augmenter votre confort.

La finition haut de gamme GT Line (26 700 €), la plus baroudeuse, complète le catalogue avec des badges GT, l’accès démarrage mains libres, la lunette arrière ouvrante, les sièges individuels arrière escamotables, des jantes alliage 17’’ et le dispositif Peugeot Connect (navigation 3D à commande vocale).

En somme, le Rifter démarre avec des tarifs assez élevés. En effet, de ses cousins, le Opel Combo life et le Citroën Berlingo, c’est lui qui est le plus coûteux. Toutefois, il a fait de beaux progrès en termes d’aide à la conduite et a réussi à combler son retard.

Côté options, l’éventail est large, trop large. On compte, au total, presque une trentaine de cases à cocher. Le prix de ces dernières n’est pas exorbitants mais une et puis une autre peuvent vite les faire grimper en flèche.

Agréable mais limité

Conduire le Peugeot Rifter : agréable mais limité

Pour l’instant, le Rifter ne propose que deux blocs diesel BlueHDI de 100 et 130 ch et une version essence avec pour moteur un PureTech 1.6 de 110 ch. D’autres viendront compléter le catalogue un peu plus tard. Pour notre essai, nous avons choisi le diesel le plus puissant, soit le BlueHDI de 130 ch associé à une boîte EAT8.

Tout d’abord, nous trouvons la position de conduite agréable. Elle n’est pas trop haute et nous offre une excellente visibilité. Le petit volant du i-cockpit, nous donne l’impression de ne faire qu’un avec la route. Nous arrivons facilement à oublier que nous sommes à bord d’un utilitaire. La direction est plutôt fluide et précise malgré le gabarit du Rifter. Les amortissements sont corrects et gomment les petits défauts que l’on peut rencontrer sur la route.

Son moteur rend le véhicule agréable à conduire et il est plein d’entrain. Il nous offre de bonnes relances mais cela seulement à partir de 2 000 trs/min. De l’entrain oui, mais il s’essouffle lorsque l’on s’approche des 3 000 trs/min. En bref, il ne faut pas le brusquer.

Côté consommations, le Rifter s’en sort pas trop mal, nous avons effectué un parcours un poil montagneux en zone urbaine et sur autoroute et on note environ 7 l /100 km.

Bilan

Peugeot Rifetr GT Line

Les ludospaces, encore trop souvent considérés comme des utilitaires, ont du mal à se faire une place sur le marché, et c’est bien dommage. Le Rifter 2018 a tout pour plaire et nous sommes sur que quiconque apprendrait à leur connaître un peu mieux tomberait immédiatement sous son charme. C’est un pari réussi : il est parvenu à évoluer avec son temps et casse son image de véhicule monotone. Par rapport à l’ancienne version, on a constaté une évolution et cela à tous les niveaux. Son look style SUV moderne et ses aides à la conduite font de lui un parfait compagnon de route. Il a surtout réussi à conserver ses racines en nous rappelant que le confort et la praticité sont primordiaux. Ces cousins peuvent trembler : il est prêt à arriver sur nos routes !

On aime :

  • son grand confort
  • sa modularité et sa praticité
  • le volume de coffre généreux
  • son évolution

On aime moins :

  • des prix au dessus de la concurrence
  • le moteur vite limité

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