Acheter sa voiture en ligne

Acheter sa voiture neuve en ligne, la bonne idée ?

Depuis quelques années, on assiste à l’avènement du e-commerce. Désormais, la plupart de nos achats se font en ligne. De l’habillement à l’alimentaire, en passant par nos vacances, tout peut être acheté sur Internet. Mais qu’en est-il de l’automobile ? Va-t-on vers un monde dépourvu de toute concession ? L’équipe OhMyCar se penche sur le sujet et vous livre ses réflexions.

Le processus d’achat d’une voiture débute en ligne

97% des ventes de voitures débutent en ligne

Les chiffres sont éclairants : l’année dernière, près de 82 milliards d’euros ont été dépensés en ligne dans l’Hexagone. Cette somme provient du portefeuille de 37 millions d’internautes français. Toutes les tranches d’âge sont concernées et les données ne cessent de grimper. De plus en plus de personnes sont attirées par les multiples sites e-commerce et la pléthore de bons plans disponibles. Tous les secteurs se digitalisent, marquant parfois l’abandon de point de vente physique.

Le monde automobile est bien évidemment touché par cette tendance. De nombreux sites experts voient le jour, offrant des configurateurs avancés et des contenus riches en informations. Aujourd’hui, 97% des ventes de voitures démarrent en ligne. Les futurs clients peuvent passer entre 4 et 6 heures sur Internet à se renseigner sur le modèle qui les intéresse. La mission des concessionnaires est en pleine mutation : à la place de conseiller, ils ne s’occupent plus que de valider la vente. Lorsqu’un client passe la porte du showroom, il est souvent déjà décidé sur le véhicule qu’il souhaite acquérir. Il est également bien informé sur les offres, les finitions et les motorisations.

Si le processus d’achat commence bel et bien en ligne, les français ne sont pas encore prêts à passer le cap de l’acquisition sur Internet. Deux facteurs bloquants expliquent cela :

Tesla : pionnier de la vente de voitures en ligne

Les initiatives françaises de vente de voitures en ligne

S’il y a bien une marque automobile qui a pris de l’avance sur la question, c’est Tesla. En effet, la firme d’Elon Musk mise beaucoup sur le e-commerce. Non seulement la clientèle peut commander sa voiture en ligne, mais il est également possible de précommander des modèles qui ne sont pas encore commercialisés. Par exemple, Tesla avait ouvert les réservations de la Model 3 avant sa sortie officielle et ce pour la modique somme de 1 000$.

D’autres constructeurs font des tentatives à travers le monde. Seat a affiché quelques unités sur Amazon et Hyundai s’est allié à un site de ventes privées. Néanmoins, il s’agit de cas plutôt isolés pour le moment.

Du côté des français, Peugeot et Citröen ont chacun développé une plateforme e-commerce pour vendre leur gamme sur Internet. Depuis l’été 2017, les acheteurs peuvent réserver le véhicule de leur choix avec une carte de paiement. Une simulation de financement leur est offerte, ainsi qu’une estimation de reprise de leur ancienne auto. Bien que le progrès soit significatif, les marques tricolores gardent la tête froide : elles ambitionnent une part de 10% concernant les ventes en ligne d’ici 10 ans. Pour l’heure, Renault n’a dévoilé aucun projet en ce sens.

Achat de voiture en ligne : quelle est la demande ?

Acheter sa voiture en ligne moins chère

À l’échelle mondiale, la demande est grandissante. 75% des prospects seraient intéressés  à acheter leur voiture en ligne. Ils ne voient pas d’inconvénient à négocier le tarif et à gérer l’aspect administratif directement sur Internet. Cette attente est particulièrement prédominante en Chine et aux Etats-Unis.

En France, à l’inverse, les consommateurs sont plus hésitants. 68% d’entre eux débarquent en concession avec une idée claire de ce qu’ils désirent. Pourtant, ils restent attachés à l’essai en conditions réelles qui leur permet de valider le modèle présélectionné. Cela dit, ils ne sont pas tout à fait fermés à l’achat de voiture en ligne. Selon une étude Accenture, 43% l’envisagent, à condition d’obtenir des offres plus avantageuses qu’en concession. Pour cela, les constructeurs doivent leur fournir des services en ligne de qualité, intégrant, par exemple, la réalité augmentée.

Le marché des pièces détachées se portent, quant à lui, à merveille sur Internet. Plus d’un quart des ventes se fait grâce à des vendeurs e-commerce spécialisés. Les groupes automobiles sont-ils capables d’atteindre ce résultat prochainement ? En tout cas, ils en prennent très certainement le chemin.

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