Les premium, nouvelles stars du marché automobile

Ces dernières années, le segment des véhicules premium a connu un boom sans précédent, les marques haut de gamme grignotant de plus en plus de parts de marché au détriment des constructeurs généralistes, qui répliquent avec les mêmes armes pour faire face à une concurrence toujours plus féroce. OhMyCar dresse un état des lieux du marché.

Des ventes exceptionnelles pour les marques haut de gamme

Véhicules premium : Mercedes Classe C

Malgré des contraintes toujours plus strictes imposées par les autorités européennes aux constructeurs, le marché automobile est toujours en progression et les marques premium sont les premières à en profiter, notamment grâce aux flottes d’entreprises. Pour autant, les particuliers ne sont pas en reste et la tendance est aujourd’hui nettement en faveur des modèles haut de gamme qui génèrent des ventes records tandis que les chiffres sont en perte de vitesse du côté des généralistes.

L’année 2016 aura été un excellent millésime dans l’hexagone pour des firmes comme Mercedes (+ 12 %), Audi (+ 10 %) ou BMW (+ 13 %) qui dominent le marché européen dans une course au coude à coude pour la première marche du podium, mais a également sonné le grand retour de Volvo sur le devant de la scène automobile européenne, par exemple, dont les ventes n’ont cessé de croître ces dernières années avec l’étoffement de la gamme suédoise initié depuis son rachat par la firme chinoise Geely. En tout, le marché premium affiche sur l’année passée une hausse de 8 % contre seulement 1 % chez les généralistes.

Un marché européen convoité par les marques premium étrangères

Véhicules premium : Infiniti Q30

L’intérêt grandissant des acheteurs européens pour les berlines et SUV d’un standing supérieur ouvre aujourd’hui des opportunités nouvelles pour des constructeurs étrangers comme Mazda ou Jaguar, auparavant tenus en respect par la suprématie du trio Mercedes-BMW-Audi. Aussi, le Vieux Continent attire de nouveaux outsiders à l’instar d’Infiniti, marque premium du groupe Nissan, qui a su exploiter la recherche de nouveauté chez un public lassé par le classicisme des berlines allemandes, en proposant son anticonformiste Q30 suréquipée à l’allure futuriste.

Quant aux filiales premium des groupes généralistes européens, elles se frottent les mains et profitent de l’engouement général entourant le la tendance haut de gamme pour sortir de nouveaux modèles comme le DS7 Crossback chez DS Citroën, afin de donner un nouveau souffle à leurs ventes en misant sur la longueur d’avance que leur confère leur ancienneté sur le marché par rapport aux challengers asiatiques et américains.

La contre-attaque des constructeurs généralistes

Véhicules premium : Kia Stinger

Parallèlement, les constructeurs généralistes sentant le vent tourner offrent une nette montée en gamme à certains de leurs modèles pour reconquérir une clientèle de plus en plus en quête d’exclusivité. C’est le cas de Volkswagen qui, après un fiasco commercial nommé Phaeton, retente une offensive avec sa toute nouvelle Arteon première du nom, une berline coupé affichant les mêmes prix qu’une Audi A5 Sportback.

Un parti pris risqué sur un marché où l’image de marque et le prestige restent des critères de choix importants car au même tarif, d’aucuns préfèreront une premium pure race plutôt que sa cousine d’ascendance plus modeste. Pourtant, les constructeurs généralistes peuvent produire des modèles haut de gamme prometteurs, en témoigne la nouvelle Stinger de Kia qui suscite déjà un enthousiasme général alors même que ses prix ne sont pas encore officialisés.

Ainsi, la frontière entre les segments premium et généraliste tend à devenir de plus en plus ténue dans les années à venir, tandis que les constructeurs spécialisés dans le haut de gamme se tournent vers de nouvelles ambitions : s’offrir une place de choix sur le marché des véhicules tout électriques.

BMW : après le concept X7, un SUV X8 dans les cartons ?

BMW a profité de l’édition 2017 de l’IAA pour dévoiler son X7, un concept spectaculaire préfigurant son futur SUV 7 places de série. Mais le Salon de Francfort n’est pas encore fini que la rumeur court déjà sur un X8 en prévision chez le constructeur de Munich.

L’attraction du stand BMW au Salon de Francfort, c’est lui : le concept X7 annonce un SUV taille XXL qui devrait venir se placer au-dessus du X5 dans le catalogue avec sa configuration 7 places, une première dans la gamme. Ce monstrueux X7 incarne l’alternative BMW aux Audi Q7 et Mercedes GLC, mais son look rappelle plutôt le standing prestigieux d’un Cadillac Escalade, bien que son habitacle épuré et bardé de technologies dernier cri s’éloigne de la partition plus traditionnelle de l’américain. Avec son toit ultra panoramique, sa dalle digitale d’instrumentation déportée et ses inserts en cristal dans le volant, le X7 se veut aussi spectaculaire à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Sur le plan esthétique, ce gros bébé, pour l’instant capable d’embarquer confortablement 6 passagers sur trois rangées de sièges individuels, a été conçu pour impressionner : calandre démesurée, lignes anguleuses, long capot droit plongeant brusquement sur un avant massif, jantes immenses de 23 pouces… La marque a annoncé ses intentions de le lancer dans un premier temps sur les marchés nord-américain, russe et chinois, bien qu’elle n’exclue pas ensuite une commercialisation sur le Vieux Continent.

Si la présence de badges eDrive sur le concept indique une motorisation hybride pour ce prototype, BMW n’a donné aucun détail sur la fiche technique du modèle de série à venir. Or d’après une source interne, le constructeur bavarois travaillerait déjà sur l’idée d’un X8, version coupé du X7 si l’on se base sur les appellation X5 et X6. Autre possibilité : le X8 pourrait incarner une version très haut de gamme de la vision SUV de la marque, dont les dirigeant ont déjà avoué être tentés par le segment du luxe, de plus en plus touché par la tendance baroudeur. Affaire à suivre, donc…

BMW Concept X7 extérieur

BMW Concept X7 intérieur

Agenda 2017-2018 des salons automobiles

Le monde automobile fait sa grande rentrée à Francfort, qui ouvre la saison des évènements auto. Pour ne rien manquer cette année, voici l’agenda OhMyCar 2017-2018.

IAA, salon automobile de Francfort – 14 au 24 septembre 2017

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : IAA de Francfort

C’est le Salon de Francfort, incontournable rendez-vous des constructeurs européens qui ouvre le bal depuis le 14 septembre. Les solutions de mobilité future sont à l’honneur cette année, l’occasion idéale pour les marques de dévoiler leurs concepts les plus avancés en matière de conduite autonome et non polluante.

Lieu : Parc des exposition de Francfort, Ludwig-Erhard-Anlage 1, 60327 Frankfurt-am-Main, arrêt Frankfurt Messe.

Journées presse : mardi 12 et mercredi 13 septembre

Ouverture au public : 14 au 24 septembre

Horaires : 9h – 19h tous les jours

Tarifs : pass journée semaine 12 € (14 € sur place), pass journée week-end 14 € (16 € sur place), pass après-midi 8 € (10 € sur place).

NAIAS, salon automobile de Detroit – 14 au 28 janvier 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : NAIAS de Detroit

Le North American International Auto Show est l’un des évènements majeurs de la scène automobile et indéniablement l’un des plus gros salons mondiaux, avec un nombre impressionnant de présentations de nouveaux modèles. Start-up innovantes, équipementiers de prestige, ingénieurs et préparateurs en tous genres y côtoient les dernières nouveautés haut de gamme des constructeurs qui rivalisent d’exclusivité pour l’occasion, puisque le luxe est l’un des thèmes récurrents du show.

Lieu : Cobo Center, 1 Washington Blvd, Detroit, MI 48226

Journées presse : dimanche 14 au mardi 16 janvier

Journée collecte de fonds : 19 janvier

Ouverture au public : 20 au 28 janvier

Horaires :

9h – 22h du samedi 20 au samedi 27 janvier

9h – 19h le dimanche 28 janvier

Salon Rétromobile de Paris – 7 au 11 février 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : Rétromobile de Paris

Offrez-vous un petit voyage à travers le temps : salon organisé pour et par des passionnés, le Rétromobile est la plus grande exposition internationale de voitures anciennes, avec pas moins de 500 modèles emblématiques exposées. Les amateurs de collection y trouveront des véhicules uniques, pour lesquels les enchères atteignent des sommets là où l’automobile rencontre l’art.

Lieu : Paris Expo Porte de Versailles

Horaires :

Mercredi 7 février : 10h-22h

Jeudi 8 février : 10h-19h

Vendredi 9 février : 10h-22h

Samedi 10 février : 10h-19h

Dimanche 11 février : 10h-19h

Tarifs : 18 € la place en prévente, 20 € sur place, gratuit pour les moins de 12 ans.

SIAM, salon automobile de Monaco – 15 au 18 février 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : SIAM de Monaco

Fraîchement lancé, le salon automobile de Monaco a vu se dérouler sa première édition cette année, dans trois endroits différents. Ce show, dont les organisateurs savent ménager le suspense en dévoilant le programme tardivement, est exclusivement dédié aux véhicules écologiques et innovants, de la citadine grand public aux concepts les plus racés. Si les informations pratiques ne sont pas encore connues, le prix du billet devrait tourner autour des 15 €.

GIMS Swiss, salon automobile de Genève 8 au 18 mars 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : GIMS Swiss de Genève

Seul salon européen reconnu par l’OICA qui se déroule chaque année au contraire de Francfort ou du Mondial de Paris dont les éditions ont lieu tous les deux ans en alternance, le salon de Genève fait partie du top 5 des salons internationaux de grande envergure, qui comprend aussi Detroit et Tokyo. Il est toujours un rendez-vous très attendu où de nombreuses marques dévoilent leurs prototypes les plus innovants.

Lieu : Palexpo, Rue François Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex

Horaires :

Lundi au vendredi 10h – 20h

Samedi et dimanche 09h – 19h

Tarifs : 16 CHF la place adulte (environ 14 €), 9 CHF la place enfant (soit presque 8 €).  

New York Auto Show – 30 mars au 9 avril 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : NYIAS de New York

Très connu pour son déploiement de chefs-d’oeuvre en termes de design automobile, le NYIAS est la vitrine des dernières tendances auto.

Lieu : Jacob Javits Convention Center, 11th Avenue (btwn 34th & 40th St.)

Journées presse : dimanche 1er et lundi 2 avril

Horaires :

Lundi au samedi 10h – 22h

Dimanche 10h – 19h

Beijing Motor Show – 25 avril au 5 mai 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : Auto China de Beijing

Le Beijing Motor Show, aussi connu sous le nom “Auto China” est le second salon automobile d’Asie après celui de Tokyo. Il incarne un must pour les constructeurs asiatiques qui profitent de sa portée pour présenter leurs nouveautés dédiées aux marchés chinois et japonais très friands de nouveautés suréquipées et ultra-connectées.

Lieu : China International Exhibition Centre (CIEC), 6 East Beisanhuan Road, Chaoyang District, Beijing, 100028.

Concours d’élégance de la Villa d’Este – 25 au 27 mai 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : Concours d'élégance de la Villa d'Este

Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’élégance à l’italienne : certaines voitures parmi les plus grandes réussites stylistiques, anciennes comme contemporaines ont fait la renommée des designers italiens. Aussi, c’est au nord de Milan à Villa d’Este qu’à lieu le concours d’élégance le plus prisé au monde, l’occasion pour les constructeurs de dévoiler leurs concepts les plus spectaculaires.

Lieu : VILLA ERBA, Largo Luchino Visconti, 4, I-22012 Cernobbio

Mondial de l’Automobile de Paris – 4 au 14 octobre 2018

Agenda 2017-2018 des salons automobiles : Mondial de l'Auto de Paris

Il faudra attendre un an pour assister au plus populaire des salons automobiles, à savoir le Mondial de Paris. Innovation, technologies, sécurité, design, solutions durables, performances extrêmes : ce show couvre tous les enjeux de l’automobile. S’il est bien un événement auto à voir au moins une fois, c’est bien celui-ci ! D’autant que l’exposition fêtera ses 120 ans lors de cette édition 2018 qui réserve une place de choix aux supercars dans son programme, avec un espace dédié aux modèles les plus prestigieux. Quelques surprises pourraient bien être de mise…

Lieu : Parc des Expositions, 1 Place de la Porte de Versailles, 75015 Paris

Journées presse : mardi 2 et mercredi 3 octobre

Ouverture au public : jeudi 4 au dimanche 14 octobre

Tarifs : 16 € la place, réduction tarifaires pour les jeunes sur place, entrée gratuite pour les moins de 10 ans.

La conciergerie automobile : le baby-sitting des véhicules premium

Entretenir sa voiture est un travail à plein temps et nombreux sont les propriétaires qui ne peuvent pas se le permettre. Ainsi, de plus en plus d’actifs font appel à des conciergeries automobiles pour se libérer des contraintes quotidiennes liées à leurs véhicules. OhMyCar fait le point sur ce service majoritairement dédié aux voitures premium.

Un service complet et efficace

Conciergerie automobile : nettoyage du véhicule

Nettoyage, entretien, réparation, plein de carburant : s’occuper de sa voiture au quotidien est très chronophage. Aussi, la demande sans cesse croissante de services à domicile s’est naturellement appliquée au secteur automobile, qui a ainsi vu prospérer une nouvelle offre de conciergerie inspirée de ce que propose l’hôtellerie de luxe.

Le principe : faciliter la vie des automobilistes. Et la palette de services offerts par ces enseignes est largement déclinée, du simple plein de carburant, à la logistique de l’entretien courant ou des réparations éventuelles (prise de rendez-vous au garage, convoyage, mise à disposition d’un véhicule de remplacement au besoin…), en passant par l’entretien basique et le nettoyage à la carte. Grâce aux partenariats mis en place avec des concessionnaires et des centres auto, ces prestataires garantissent une priorité de prise en charge et donc un service rapide et efficace.

Chez les spécialistes de l’entretien auto, l’idée a aussi fait son chemin, amenant certains garages à proposer des prestations à domicile grâce à un atelier mobile pour des opérations saisonnières comme le changement des pneus, par exemple. Même les compagnies de location longue durée ont suivi le mouvement, intégrant cette option à leur offre. Bien sûr, ces services de conciergerie automobile ont un coût, et si les tarifs varient largement selon le forfait, le prestataire et le modèle, ils n’en incarnent pas moins un budget mensuel que les propriétaires de voitures premium sont plus enclins à investir que les conducteurs de véhicules généralistes.

Une offre VIP chez les constructeurs

Conciergerie automobile : service VIP chez les constructeurs

Ces dernières années, de plus en plus de conciergerie automobile ont vu le jour avec chacune leur spécialité, qu’il s’agisse d’une offre pour les cadres et dirigeants d’entreprises possédant un véhicule de fonction ou d’un service dédié aux propriétaires de sportives ou de voitures prestigieuses comme Horse and Road. Si cette pratique progresse lentement mais sûrement chez les particuliers, elle s’est en revanche rapidement démocratisée pour ce qui est des véhicules professionnels, grâce à des pionniers comme CEO Car Caring qui ont ouvert la demande en permettant aux sociétés d’optimiser la gestion de leurs flottes, et ainsi réaliser des économies significatives de temps et d’argent.

Le succès est tel que certains constructeurs haut de gamme comme Volvo ou Mercedes ont vite pris le parti de lancer leur propre service de conciergerie, proposé en option au moment de la vente d’un véhicule neuf, accessible via une application liée au véhicule, bientôt capable d’informer le propriétaire en temps réel de l’état de santé global de sa voiture et de lui donner accès à son carnet d’entretien, échéances et recommandations constructeur comprises.

D’autres à l’instar de DS ou Lexus préfèrent passer par un prestataire externe pour disposer d’une telle offre. Dans les deux cas, ce service traduit chez les marques une volonté de construire une expérience client encore plus exclusive, grâce à une multitude de services additionnels “privilèges” dédiés aux propriétaires des modèles de leurs gammes. Un bon moyen de fédérer leur communauté dans un esprit privatif très “club”.

Essai : Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7, la généraliste premium

En remplaçant la Passat CC, l’Arteon devient le nouveau fleuron de la gamme Volkswagen et s’octroie au passage une montée en gamme très ambitieuse pour une berline généraliste, quitte à empiéter sur les terres de l’Audi A5 Sportback du même groupe. L’équipe OhMyCar est montée à bord pour mettre ses qualités de premium à l’épreuve.

Un look plaisant

Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7 : design

Avec ses 4,86 m de long, l’Arteon reprend les codes d’une berline coupé à l’instar d’une Skoda Superb, mais son standing soigné vise plutôt la catégorie des BMW Série 4 Gran Coupé et Audi A5 Sportback. Eh oui : avec cette Passat relookée en version haut de gamme (largement inspirée du concept Sport Coupé GTE dévoilé à Genève en 2015), Volkswagen veut montrer que les constructeurs généralistes sont aussi capables de proposer des alternatives plus statutaires à une clientèle exigeante.

Aussi, la marque a pour une fois décidé de sortir des sentiers battus habituels pour offrir à son nouveau vaisseau amiral un style soigné qui interpelle. Sans être d’une originalité folle, le résultat est plutôt réussi : un look sportif et racé à l’avant avec un large capot plongeant et nervuré débordant sur les ailes, des doubles optiques full LED effilées dans le prolongement d’une calandre largement ajourée à l’horizontal, des jantes travaillées de 18 à 20 pouces… L’Arteon ne manque pas de charme !

A l’arrière, plus de sobriété : le dessin de la longue berline coupé s’achève sur des lignes épurées sans fioriture exceptées les deux sorties d’échappement intégrées dans le bas de caisse et la malle remplacée par un hayon de coffre nettement plus seyant.

Une présentation encore trop généraliste

Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7 : intérieur finition Elegance Exclusive

A l’intérieur, nos impressions sont plutôt mitigées : la finition est qualitative avec des matériaux flatteurs (sellerie cuir Nappa, plastiques souples, inserts en aluminium…) mais l’on regrette un agencement presque intégralement calqué sur la Passat, mis à part l’écran central plus large et l’instrumentation digitale. Si la qualité perçue est remarquable, la présentation chargée manque de modernité et surtout d’exclusivité. En effet, elle reste assez généraliste dans l’esprit : on est loin de l’habitacle d’une Série 4 Gran Coupé.

Bon point en revanche pour le confort et l’espace à l’arrière, où la berline fait mieux que sa cousine de chez Audi : les passagers disposent d’une place royale aux genoux grâce à un empattement XL de 2,84 m, et la hauteur de toit est suffisante pour ne pas (trop) gêner les grands gabarits. Avec un volume de coffre généreux de 563 L pouvant aller jusqu’à 1 557 L, difficile de trouver des défauts à l’Arteon en termes d’habitabilité.

Des technologies dernier cri

Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7 : équipement et technologies

Côté équipement, l’Arteon dispose de toutes les technologies dernière génération, et si les options les plus exclusives comme la commande gestuelle, fierté de Volkswagen, font grimper la note de manière exponentielle, la berline dispose tout de même d’un équipement de série tout à fait satisfaisant pour ses ambitions premium.

Notre version d’essai disposant du troisième palier de finition Elegance Exclusive (disponible à partir de 50 680 €) offre l’accès et le démarrage sans clé, les sièges avant électriques chauffants, climatisés et massant côté passager, mais aussi les sièges arrière chauffants, la climatisation automatique 3 zones réglables indépendamment, un système multimédia avec écran tactile 8 pouces, connectivité Apple CarPlay et Android Auto, dispositif audio 8 haut-parleurs avec 3 ports USB et radio numérique, la prise 12 V à l’arrière, les feux et essuie-glaces automatiques et les vitres arrières surteintées ainsi que la navigation.

Côté sécurité la dotation est tout aussi complète : détection des piétons avec freinage automatique d’urgence, régulateur adaptatif de vitesse, aide active au maintien dans la voie, lecture des panneaux de signalisation, détecteur de fatigue, projecteurs LED directionnels, radars de stationnement avant et arrière et caméra 360°.

Une berline plus rassurante qu’enjouée

Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7 : sur la route

L’Arteon se veut plus prestigieuse que la Passat et affiche en outre 200 kg de plus. Ses motorisations commencent donc un palier au-dessus, avec des puissances étagées de 150 à 240 ch en diesel et jusqu’à 280 ch en essence. Et c’est au volant du “petit” diesel 2.0 150 ch que nous avons pris la route, d’emblée agréablement surpris par son confort de conduite équilibré avec ce qu’il faut de fermeté pour offrir un semblant de dynamisme.

Car évidemment, avec plus de 1,6 t sur la balance, la version 150 ch n’est pas faite pour une conduite enlevée. Il faudra plutôt se tourner vers le BiTDI de 240 ch pour cela. En mode Sport, elle colle parfaitement à la route et son châssis se montre plus incisif mais l’Arteon manque tout de même de fantaisie sur le plan technique, elle n’a clairement pas été conçue pour passionner. En outre, le feedback qu’elle renvoie au conducteur est très atténué par une direction peu communicative.

Néanmoins, il s’agit d’une bonne élève aux indéniables qualités routières qui manque un peu d’agilité, mais reste efficace et très sûre pour un usage au quotidien. En réalité, avec sa boîte DSG 7 rapports et son artillerie d’aides parmi les technologies les plus avancées en matière de conduite semi-autonome, cette voiture est même capable de se substituer au conducteur en cas de fatigue ou de malaise, que ce soit pour effectuer une portion de trajet en adaptant sa vitesse et sa trajectoire en fonction de la route, ou pour ralentir, se garer et appeler les secours. En outre, elle garde une consommation très raisonnable, avec une moyenne de 5,3 L / 100 km relevée au terme de notre essai.

Le bilan

Essai Volkswagen Arteon 2.0 TDI 150 ch DSG7 : détail coffre

Durant cet essai, l’Arteon s’est montrée plutôt convaincante, avec une vraie personnalité, des technologies avancées et un bilan technique correct. En réalité, cette berline multisegment a surtout un problème de positionnement : avec des tarifs débutants à 42 300 € pour grimper au-delà de 50 000 €, l’Arteon creuse l’écart de gamme avec la Passat puisque l’ultime version de cette dernière ne dépasse pas les 39 000 €. Avec de tels prix, d’aucuns préféreront se tourner vers une Audi A5 Sportback.

Les berlines généralistes de la même catégorie comme la Skoda Superb et la Renault Talisman sont certes moins spectaculaires, mais bien plus abordables. Quant à la Série 4 Gran Coupé de BMW qu’elle entend concurrencer, elle offre tout de même un standing et un agrément de conduite supérieurs.

La rivale qui lui ressemble le plus est certainement la nouvelle Stinger de chez Kia, également premium chez un constructeur généraliste. Mais face à la coréenne plus accessible en entrée de gamme, séduisante et surtout davantage plaisante à conduire avec son ADN hybride à mi-chemin entre sportive et GT, l’Arteon ne fait pas le poids.

On aime

  • Son look soigné et presque original
  • Ses technologies d’aide à la conduite

On aime moins

  • Sa présentation intérieure pas très premium
  • Ses prix
  • Un moteur un peu chétif en 150 ch

Essai : Skoda Octavia Combi, le spacieux

Arrivée à mi-carrière, la Skoda Octavia s’offre un léger lifting sans pour autant changer la recette de son succès : quelques organes empruntés à la Golf de Volkswagen et des prix ultra-compétitifs pour un équipement très complet. Focus sur cette nouvelle génération à l’essai en version break Combi.

Un design grand public

Essai Skoda Octavia Combi : design

Pour son bestseller européen, Skoda mise sur un design grand public sans fioriture aux traits conventionnels, destiné à séduire le plus grand nombre. Cette nouvelle version s’offre tout de même de nouveaux blocs optiques scindés à l’avant avec une signature lumineuse inédite, quelques nervures supplémentaires sur le capot, des feux à LED à l’arrière et une calandre à la découpe redessinée un rien plus sportive. Avec ce nouveau faciès, elle passe tout de même moins inaperçue de face que la génération précédente.

Pourtant, à la présentation officielle de ce millésime 2017, d’aucuns auraient aimé plus de séduction avec ce restylage, et malgré une certaine modernisation, force est de constater qu’ils ont raison : un petit effort sur les flancs et l’arrière aurait pu donner un peu plus de panache à la version break Combi qui garde une certaine lourdeur de profil due à sa malle.

Un espace imbattable

Essai Skoda Octavia Combi : intérieur

A l’intérieur, le break s’offre des matériaux de meilleure qualité pour la sellerie et surtout la planche de bord, ainsi qu’un écran de 9,2 pouces, mais les évolutions s’arrêtent là. La présentation reste sobre et épurée avec des proportions géométriques qui rappellent indéniablement celles de la Volkswagen Golf. Avec ses 4,67 m, le Skoda Octavia Combi n’est pas le plus grand de sa catégorie. En revanche, il se place parmi les plus généreux en termes d’habitabilité. Son coffre notamment affiche un volume de chargement honorable de 610 L, le meilleur du segment, pouvant aller jusqu’à 1 740 L une fois la banquette arrière baissée en plancher quasi plat.

Quant aux places arrières, elles profitent d’un espace 3 étoiles, évidemment quelque peu amoindri au milieu à cause du tunnel de transmission. On apprécie les rangements pratiques répartis à l’avant et à l’arrière, mais aussi la modularité de l’Octavia : il suffit de tirer sur les poignées dissimulées dans le coffre pour baisser la banquette dont les deux parties s’escamotent indépendamment l’une de l’autre.

Un break généreux

Essai Skoda Octavia Combi : équipement

Pas de doute, le break offre un rapport équipement / prix parmi les meilleurs du segment généraliste, avec une dotation très complète dès l’entrée de gamme Active à partir de 19 990 € : climatisation manuelle, vitres teintées et électriques à l’avant, boîte à gant réfrigérée, rétroviseurs dégivrants électriques, système Stop & Start avec récupération d’énergie au freinage, feux LED, prise de coffre 12V, ESC, régulateur de vitesse et système audio MP3 Bluetooth 4 hauts-parleurs sont au menu. Autrement dit peu d’aides à la conduite mais un maximum de fonctionnalités pratiques pour faciliter la vie à bord.

Vient ensuite le palier Business disponible dès 24 790 €, ajoutant à cela 4 enceintes supplémentaires, la climatisation automatique bi-zone, la gestion automatique des feux de route, le détecteur de pluie, les antibrouillards avant, les radars de stationnement avant et arrière, le rétroviseur intérieur réglable automatiquement en mode jour / nuit, le Wifi, la navigation, les vitres arrière électriques, le rabat électrique des rétroviseurs extérieurs et la connection Apple CarPlay.

Enfin, la finition cœur de gamme Style de notre version d’essai à 28 590 € comprend en plus la caméra de recul, l’aide au démarrage en côte, la sellerie cuir / tissu, les jantes 17’’, ainsi que l’accès et le démarrage mains libres.

Suivent les finitions Scout (31 750 €) pour une version surélevée plus baroudeuse, Laurin & Klement (34 490 €) axée haut de gamme et RS – RS 245 (32 890 à 35 890 €) en déclinaisons sportives.

Conduite

Essai Skoda Octavia Combi : conduite

Sur le plan mécanique, la Skoda Octavia embarque les mêmes motorisations qu’auparavant, estampillées Volkswagen pour une palette de puissances comprises entre 85 et 180 ch. Pour notre essai, nous avons pu tester les performances du “petit” diesel 1.6 TDI de 116 ch couplé à une boîte automatique DSG à 7 rapports. Dès les premiers kilomètres, on sent que l’Octavia est plus routière qu’urbaine, bien que braquer avec précision soit un jeu d’enfant à son bord. En réalité, cela tient plus au fait que le Stop & Start fait du zèle et se déclenche un peu trop tôt, ce qui s’avère déconcertant, voire agaçant à la longue.

Mais dès que le break se retrouve sur les grands axes, il adopte un comportement très agréable à l’usage et adhère parfaitement à la route en courbe : pas de mouvement de caisse à signaler. La boîte automatique sait se faire douce sans être molle et la suspension est assez équilibrée, un peu ferme mais sans excès. Quant à la consommation, le poids maîtrisé du break lui permet de garder un appétit raisonnable : 7,2 L / 100 km en moyenne sur parcours mixte sans forcer sur le pédalier. Somme toute, l’Octavia Combi offre une synthèse de conduite à son image : efficace sans superflu.

Le bilan

Essai Skoda Octavia Combi : détail arrière

L’Octavia Combi affiche des prix si bon marché pour sa catégorie que l’on pourrait presque croire à un écart de gamme avec ses concurrentes. Pourtant, ce break est loin du modèle au rabais que l’on imagine à l’annonce de ses tarifs. Grâce à une fourniture technique généreuse de la part de la maison mère Volkswagen, Skoda bénéficie pour son bestseller de la qualité allemande pour un coût ridicule.

Aussi, en combinant un excellent rapport équipement / prix avec de bonnes motorisations, un agencement intérieur parfaitement pensé et une habitabilité de référence, l’Octavia Combi a trouvé le mélange parfait pour plaire aux familles ! Efficace et cohérente, c’est la voiture idéale pour le quotidien et les vacances à plusieurs. Le seul point regrettable est sa placidité : pas de surprise chez ce break qui deviendrait presque ennuyeux tant il manque de fantaisie.

On aime

  • L’espace aux jambes à l’arrière
  • L’équipement de série pratique et complet
  • Sa consommation

On aime moins

  • Une sobriété qui confine à l’austérité
  • Quelques aides à la conduite un peu envahissantes