essai-renault-laguna-coupe

Renault Laguna Coupé, la distinguée

Renault, légitimement, voyait grand pour son modèle coupé de la Laguna. En 2008, la voiture avalait pour la première fois le bitume. Belle et élégante, elle semblait en avance sur son âge, tant esthétiquement que technologiquement. Malheureusement, la vérité des ventes rattrapera la marque au losange. En effet, l’auto ne s’écoulera qu’à 2 000 unités en 2012. Elle subira bien quelques retouches en 2011 et 2013, trop anecdotiques pour réellement changer le cours des choses. Un design malgré tout sexy, un habillage chic, une carrosserie originale, la Laguna prendra-t-elle un jour son envol ?

Un modèle tant attendu

essai-renault-laguna-coupe-design

Lors de son lancement en 2008, le coupé Laguna était attendu comme le messie par les habitués de la marque, et surtout par les passionnés de la mythique Fuego. En effet, depuis cette dernière, le constructeur français n’avait sorti aucun coupé de ses usines. Les débuts annonçaient de beaux jours pour la nouvelle Renault, avec quatre roues qui tournent toutes en même temps et son moteur de 180 ch qui constituera l’essentiel des ventes. Ce 2.0 DCi, modèle essayé ici, procure un agrément de conduite très plaisant, le comportement routier se montrant quasi irréprochable. De plus, la voiture se dote de quatre roues directionnelles, ajoutant un réel enthousiasme dans un usage urbain. Au-dessous de 60 km/h, l’arrière tourne dans le sens inverse de l’avant, les manœuvres de stationnement s’en trouvent grandement facilitées, avec un rayon de braquage exceptionnel. Au-dessus de cette vitesse, l’ensemble agit dans le même sens, apportant une sécurité optimale dans les courbes serrées et les chemins sinueux. Côté dimensions, les proportions restent les mêmes sur cette version rajeunie en 2011, à savoir, 1,40 m de hauteur, 1,81 m de largeur et 4,64 m de longueur.

Une des plus belles voitures de Renault

essai-renault-laguna-coupe-habitacle

La marque au losange vise juste avec le design de ce coupé. Franchement très réussie, la Laguna affiche une allure d’Aston Martin lui conférant une esthétique ambitieuse. C’est d’autant plus vrai quand on regarde l’arrière de la voiture. Les feux rectangulaires, s’étirant des ailes au hayon, frappent au premier coup d’œil. Les lignes du coupé arborent une architecture coquette, l’auto revêt une tenue de soirée qui lui va bien, simple et sans chichis. En revanche, l’avant, presque entièrement copié de la berline, dresse un aspect moins provocant, moins tape-à-l’œil, le capot et la calandre manquant d’agressivité. Toutefois, l’ensemble offre une excellente harmonie. De profil, le coupé présente des traits tout aussi brillants, avec une parfaite coordination des ailes avant, des vitres, des ailes arrière et dans le prolongement du coffre. Les changements de 2011 passent quasiment inaperçus, ils impliquent seulement l’ajout de feux LED et de nouvelles jantes. La Laguna traverse avec brio le temps, elle résiste aux tendances et se distingue par des courbes abouties et une silhouette épurée. En dépit d’un échec commercial cuisant pour Renault en ce qui la concerne, elle deviendra peut-être une pièce de collection recherchée dans le futur.

Un équipement complet

essai-renault-laguna-coupe-equipement

L’intérieur imite entièrement celui de la berline. À l’ouverture des portes, l’atmosphère se montre engageante. L’habitabilité à l’avant consacre un volume correct aux passagers. À l’inverse, les sièges arrière disposent d’une capacité réduite ; s’ils sont confortables pour un enfant, un adulte ne sera à l’aise que sur court trajet. Cela manque un peu de singularité, mais la planche de bord étale des dessins bien fichus, appréciables au regard. Les finitions et les assemblages exposent un travail de qualité. On remarquera, parmi les rares changements de 2011, des surpiqûres dans l’habillage qui donnent un aspect cuir à l’ensemble. Le pommeau de vitesse en aluminium, le pédalier percé et le volant à méplat apportent une touche sportive au coupé. Côté équipements, on retrouve une pléthore d’options dignes d’une telle voiture. La version essayée ici se dote en série d’un détecteur de pluie, d’un régulateur-limiteur de vitesse, de phares bi-xénon à allumage automatique, d’un système multimédia avec GPS, d’une prise USB, d’un siège conducteur électrique, etc. En supplément payant, Renault propose une aide au parking, des sièges avant chauffants et un pare-brise réfléchissant. En tout, l’auto se garnit de soixante instruments, aides à la conduite et autres agencements différents, pour le confort et le bien-être des occupants.

Un excellent comportement routier

essai-renault-laguna-coupe-performance

Évoquées précédemment, les quatre roues directrices apportent une agilité exceptionnelle à la Laguna, le plaisir de conduite se décuple dans les virages tranchants et les créneaux en ville s’effectueront avec une simplicité déroutante. Sur autoroute, ce 180 ch se révèle réjouissant, tant par le confort qu’il procure que par ses performances, le coupé accélère fort, les dépassements apparaissent aisés et les reprises fulgurantes. Sur route, la Laguna montre tout son potentiel, les virages se succèdent sans soubresauts pour les passagers à l’intérieur, les chemins escarpés s’abordent en toute tranquillité. Le « 4 control » reste à ce jour la plus belle invention de Renault. De plus, la direction tourne de façon précise, ajoutant de la sécurité au tempérament déjà très rassurant de la française. En revanche, la fermeté des suspensions se répercute fortement dans l’habitacle, la moindre aspérité du bitume se ressent et s’avère désagréable, les jantes 18 pouces n’arrangeant pas le phénomène.

Le bilan

essai-renault-laguna-coupe-bilan

Renault joue son va-tout avec ce coupé malgré tout réussi, avec un design agréable et des équipements complets. Un comportement routier impeccable, un extérieur aux lignes fluides, un intérieur confortable font le charme de cette auto. Pour relancer la machine, le constructeur français compte sur les nouveaux moteurs, moins gourmands en carburant et plus sobres en émissions de CO2. Entre autres, le 1.5 DCi 110 ch attirera sûrement une clientèle différente et boostera les ventes du coupé. La flotte s’étoffe donc de motorisations moins puissantes, plus adaptées au Code de la route actuel, le futur acheteur aura cependant l’embarras du choix au niveau des finitions. La note sera, elle, toujours aussi salée, avec des prix allant de 30 000 euros en entrée de gamme à 49 000 euros pour le monstrueux 3,5 V6 de 240 ch.

On aime :

  • Le « 4 control »
  • Les performances
  • Le design sexy
  • Le freinage
  • Le 110 ch moins gourmand

On aime moins :

  • Les tarifs
  • L’intérieur recopié de la berline
  • La fermeté des suspensions
  • L’allure austère de l’avant
  • Le malus pratiqué sur certaines versions haut de gamme

 

Laisser un commentaire